21 février 2019

      1. La Borie expulsable
      2. Un raciste habillé en anti-raciste
      3. Les Inutiles et les Dieux
      4. “Ma Peste de vie” – St Jean du Gard
      5. Cantine sans frontières – repas algérien
      6. Lecture Jean Meslier

1. La Borie expulsable

Message de La Borie, St Jean du Gard.

Ce jeudi nous avons appris la décision de la Cour d’Appel de Nîmes concernant l’avenir de la Borie. Nous sommes expulsables à partir du14 avril prochain, pour plus de détails vous pouvez lire le rendu attaché à cet article.

En réaction, les occupant-e-s de la Borie proposent à leurs soutiens de se réunir samedi 23 février 2019 à 14h à la Borie.

Nous aimerions discuter de l’organisation de l’avant – pendant – après expulsion avec nos ami-e-s.

A tt à l’heure

Plus d’infos sur la situation dans le détail sur https://laborie.noblogs.org/

2. Un raciste habillé en anti-raciste

L’homme qui a dit que l’équipe de France de foot comportait trop de nègres et qu’elle était à ce titre la risée de l’Europe ; l’homme qui a dit que les noirs et les arabes corrompaient les jeunes blancs dans les banlieues ; l’homme qui a soutenu que la « mixité » raciale était une menace pour l’Europe ; l’homme qui a également soutenu qu’il ne fallait jamais dire de mal des États-Unis, sauf à provoquer un désastre de la « civilisation » ; l’homme qui maintient aujourd’hui encore que le colonialisme – des millions de morts, de déportés, de suppliciés, d’esclavagisés – a apporté en Afrique la dite « civilisation » : cet homme-là a trouvé un truc pour que lui, intellectuel bien blanc et bien réactionnaire, académicien du suprématisme occidental, devienne l’image de la pauvre victime.

Il a mis au point sa technique dès le mouvement Nuit Debout, en 2016 : il va rôder du côté de démonstrations publiques souvent sympathiques, mais dont le tort est, par « démocratisme » stérile, de ne pas contrôler qui est là, qui est un réel participant à ce qui se passe, et qui est un infiltré, un policier ou un fascisant ; et du coup, de n’avoir pas les moyens de neutraliser les provocateurs.

Alain Badiou sur la “sinistre comédie d’un raciste habillé en anti-raciste”

Lire la suite

3. Les Inutiles et les Dieux

Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo, transhumaniste convaincu, chroniqueur dans Le Monde, L’Express et influent soutien politique du gouvernement depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Lors d’une conférence destinée aux étudiants VIP de Polytechnique, ce dernier affirme carrément que les Gilets Jaunes, qu’il appelle « les Inutiles », sont des êtres intellectuellement inférieurs, incapables de comprendre les enjeux du monde actuel tandis qu’heureusement, les élèves des grandes écoles, « les Dieux », sont là pour diriger les masses et les guider vers la raison.

Et voilà. Le nouveau fascisme de nos jours.

4. “Ma Peste de vie” – St Jean du Gard

Vendredi le 22 février à La Lézarde, 66 Grande rue, St Jean du Gard, à partir de 17h30.

Présentation de “Ma Peste de vie”, de Claudio Lavazza, avec les éditeurs. Claudio Lavazza est un rebelle qui a tenté, comme beaucoup de jeunes de sa génération, de changer la société dans l’Italie de la fin des années 70 et 80. La répression acharnée de l’Etat italien l’a forcé à fuir.

Refusant de se repentir ou de s’exiler, il a poursuivi la lutte dans la clandestinité, notamment par des actions d’expropriation visant à soutenir ses camarades en lutte ou emprisonnés. Arrêté à Cordoue en 1996 après un braquage, il a été enfermé pendant 24 ans dans les prisons espagnoles. Une grande partie de cette peine a été effectuée dans les quartiers d’isolement (FIES) qu’il a longtemps combattus.

En avril, il passera en procès à Paris pour le braquage de la Banque de France à Saint-Nazaire en 1986. Il avait été condamné par contumace à 30 ans de réclusion.

La présentation sera suivi d’un repas à prix libre en soutien aux prisonniers.

5. Cantine sans frontières – repas algérien

Samedi 23 février à la Rétive, 42 rue du faubourg d’Auvergne, Alès, à partir de 12h30. Repas prix libre algérien. Couscous à la sauce blanche, Flan & Baklawas

6. Lecture Jean Meslier

Samedi 23 février à la Rétive, 42 rue du faubourg d’Auvergne, Alès, à partir de 19h.

Lecture de textes du curé Jean Meslier – Appel a la révolution. Cette lecture est centrée sur la dénonciation de la tyrannie des grands et du clergé, sur la vision sociale, politique et révolutionnaire de
Jean Meslier et sur son appel a la révolution.

Parmi les arguments présentés: en finir avec la propriété privée, origine et cause de l’inégalité et de la domination, ne plus obéir, ne plus travailler, ni rien faire pour aristocratie présentée comme un
parasite, s’unir contre la tyrannie des rois et ne pas croire en leur caractère divin, refuser la guerre contres les autres nations pour préférer une union sociale contre les oppresseurs…

16 janvier 2019

      1. Les Gilets Jaunes et les luttes à venir
      2. Acte IX : Tour de France
      3. Gilets Jaunes : des violences policières jamais vues
      4. Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes : signez la pétition
      5. 5G : le désastre « intelligent »
      6. Projection, St Jean du Gard

1. Les Gilets Jaunes et les luttes à venir

Nous pensons que le mouvement des Gilets Jaunes est annonciateur des luttes à venir dans ce cycle dépressif. D’une part dans son langage et sa mobilisation tant hétérogène que spontanée : la grammaire populiste, celle d’un « peuple » contre ses « élites », représente sûrement l’offensive idéologique la plus proche d’une contre-hégémonie à l’heure d’aujourd’hui.

Sur la forme (blocage des flux, occupation sauvage des ronds-points, péages et rocades, émeutes non-déclarées en Préfecture et combativité), il paraît évident que le mouvement G-J est significatif de ce qui vient.

La répression est en train de créer des générations de révolutionnaires à venir ; la propagande est en train de pousser des milliers de foyers à déserter leur télévision.

On se demande pourquoi tant d’habitués aux mouvements sociaux refusent de se mêler à une masse qu’ils semblent mépriser ?

https://paris-luttes.info/crise-qui-vient-souffle-et-gilets-11374?lang=fr

2. Acte IX : Tour de France

Ce que l’on a pu constater ce samedi c’est que la mobilisation avait bel et bien repris, avec plus de monde dans les rues – ce que l’Intérieur, et donc la presse, n’a pas pu nier – et, contrairement à ce qui fut claironné un peu partout une détermination similaire à celle du week-end dernier.

Tour de France des manifestations (dont Nîmes) :
https://lundi.am/GilestJaunes-Acte-IX-Tour-de-France

3. Gilets Jaunes : des violences policières jamais vues

Le journaliste indépendant David Dufresne recense les violences policières depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Invité d’Aude Lancelin dans l’Entretien Libre, il revient sur l’intensité inédite de la répression policière subie par les gilets jaunes.

4. Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes : signez la pétition

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

https://amnistiegj.fr/

5. 5G : le désastre « intelligent »

Les entreprises de télécommunications à l’échelle mondiale sont bien résolues, avec l’appui des gouvernements, à déployer dans les deux prochaines années, le réseau sans fil de cinquième génération (5G).

Cette décision produira ce qui est considéré comme un changement sociétal sans précédent à l’échelle mondiale. Nous aurons ainsi des maisons « intelligentes », des entreprises « intelligentes », des autoroutes « intelligentes », des villes « intelligentes » et des voitures autonomes.

Pratiquement tout ce que nous achetons et possédons, depuis les réfrigérateurs et les machines à laver jusqu’aux cartons de lait, en passant par les brosses à cheveux et les couches pour bébés, contiendra des antennes et des micropuces et sera connecté sans fil à l’Internet.

Toute personne sur terre aura accès instantanément à des communications sans fil à très haut débit et à faible latence, et ce dans les coins les plus reculés de la planète, jusque dans les forêts pluviales, au milieu de l’océan et dans l’antarctique.

Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que cette nouvelle réalité entraînera aussi un changement environnemental sans précédent à l’échelle planétaire.

https://static1.squarespace.com/static/5b8dbc1b7c9327d89d9428a4/t/5c0ad2774fa51ab557b614ff/1544213124880/Appel+international+demandant+l%27arr%C3%AAt+du+d%C3%A9ploiement+de+la+5G+sur+Terre+et+dans+l%27espace.pdf

6. Projection, St Jean du Gard

Samedi 19, à 19h, La Lézarde, 66 Grande rue, St Jean du Gard. Une projection de ” The Truth lies in Rostock ” (La vérité se trouve à Rostock) réalisé par Mark Saunders – 1993 – VOST – 1h18, une histoire qui se répète …

Ce film revient sur les émeutes racistes survenues en Allemagne à Rostock en août 1992 ayant entrainé l’attaque d’un foyer de travailleurs vietnamiens. Il tente de comprendre leur enchaînement et les causes plus lointaines de cette violence, notamment la déception et la dépression économique de l’après réunification, et la montée du néo-nazisme. Il analyse particulièrement l’attitude ambiguë des autorités locales et de la police, qui n’ont pas voulu intervenir à temps.

Suivi d’un repas partagé.

20 décembre 2018

      1. “Les patrons ont eu peur”
      2. Avignon : prison ferme pour des Gilet jaunes
      3. Michalis Lianos sur les Gilets jaunes
      4. “Ne laissons personne récupérer notre révolte !”
      5. Gilets jaunes sur Radio libertaire
      6. “Le peuple qui se soulève peut reprendre son destin en main”
      7. “The heartbeat of the yellow jacket revolt is rural”

1. “Les patrons ont eu peur”

“Les patrons ont eu peur, Macron a eu peur, aucun despostisme n’est jamais tombé autrement que par la peur que lui inspirait une foule debout. Les Gilets jaunes savent ce qu’il leur reste à faire.”

Aude Lancelin, Le Media TV

https://twitter.com/LeMediaTV/status/1074925983927459840

2. Avignon : prison ferme pour des Gilet jaunes

Lundi 10, lors d’une séance de comparutions immédiates du tribunal
d’Avignon, des Gilets jaunes ont été condamnés à la prison ferme suite à
la manif du 8 décembre 2018 (avec des mandats de dépôt) / un maçon de 39
ans a été condamné à 8 jours de prison ferme pour des insultes contre
les CRS / un coiffeur au chômage de 23 ans a été condamné à 9 mois de
prison ferme pour jets de projectiles / etc.

Plus de détails sur https://twitter.com/SarongSan

3. Michalis Lianos sur les Gilets jaunes

Le point significatif est que les gilets jaunes se voient comme le cœur de la société française. Ils ont conscience que sans eux rien ne peut fonctionner, ce qui les amène à réaliser qu’il ne faut pas arrêter le travail et en subir les conséquences – ce qui est une grève – mais empêcher ce qui rend possible la concentration du pouvoir et de la richesse par ‘les élites’ et ‘les riches’, à savoir la coordination efficace de tous les autres. Ils ont découvert qu’en empêchant les uns les autres dans leur rôle économique, ils démontrent leur pouvoir et leur légitimité !

Si les gilets jaunes parviennent à se tenir à une bonne distance des pouvoirs établis tout en étant visibles de temps à autre, leur mouvement apportera de grandes contributions politiques.

En tout état de cause, ce qui a déjà été accompli par les gilets jaunes laissera une trace profonde dans la transformation politique des sociétés postindustrielles.

Entretien avec le sociologue Michalis Lianos
https://lundi.am/Une-politique-experientielle-Les-gilets-jaunes-en-tant-que-peuple

4. “Ne laissons personne récupérer notre révolte !”

Depuis quelques temps, on entend beaucoup parler du R.I.C (référendum
d’initiative citoyenne) qui serait LA solution à tous nos problèmes.
Avec ça, paraît-il, plus besoin de manifester, plus besoin de faire
grève, plus besoin de lutter… Il faudrait même que cela devienne notre
unique revendication ! Et beaucoup de copains gilets jaunes se laissent
séduire par cette idée…

On est aussi beaucoup à être sceptiques :

Le R.I.C ça existe déjà en Suisse, en Italie, au Vénézuela, dans
quelques états des États-Unis et on peut pas dire qu’on vit mieux dans
ces pays là, ni qu’ils ont gommé les inégalités.

Et puis c’est aussi relayé par des partis politiques (France insoumise,
Rassemblement National…), si ça fait pas peur aux politicards c’est que
ce n’est pas dangereux pour eux, ça les arrange même de nous dire que la
solution est dans les urnes !

RIC ou pas RIC, il nous faudra toujours lutter contre les dirigeants et
les exploiteurs pour arracher de quoi vivre mieux, pour pouvoir mettre à
mal le système capitaliste et vivre autrement.

Notre boussole est claire: refusons tout ce qui affaiblit le mouvement.
Cette idée est souvent portée par des personnes qui ont des ambitions
politiques : monter un «mouvement citoyen gilets-jaunes », se présenter
aux européennes… Ce sont généralement les mêmes qui veulent qu’on arrête
les blocages économiques, qu’on « fasse autre chose »…

Ne laissons personne récupérer notre révolte.
Continuons jusqu’à la victoire !

Non à la RICupération !

https://exploitesenerves.noblogs.org/
FB: Gilets Jaunes Alès Déters & Solidaires

5. Gilets jaunes sur Radio libertaire

Dans le cadre de l’émission « Trous noirs » de Radio libertaire a eu lieu, lundi 17 décembre, un débat sur le mouvement Gilets jaunes, avec Pierre Bance, Freddy Gomez et Mohamed, animateur de l’émission « La santé dans tous ses états ». L’émission est écoutable et téléchargeable sur : http://trousnoirs-radio-libertaire.org/

6. “Le peuple qui se soulève peut reprendre son destin en main”

Alors, oui, il est démontré, au Chiapas, mais aussi ailleurs et dans bien des pages de l’histoire de France que le peuple qui se soulève peut reprendre son destin en main. Il n’a pas besoin des hommes politiques ni des institutions représentatives qui ne font rien d’autre que le déposséder de sa puissance. Il peut s’organiser par lui-même, former des communes libres, déterminer à nouveaux frais la manière dont il entend vivre, car il est acquis qu’on ne veut plus vivre comme on l’a fait durant tant d’années. L’exercice de cette liberté n’a rien d’aisé, mais ce que je peux dire, depuis le Chiapas, c’est qu’il donne aux rebelles un formidable sentiment de fierté, fait éprouver la force de la dignité retrouvée et la joie qui s’attache à la découverte de ce que permet la puissance collective.

Jérôme Baschet, Lettre à celles et ceux « qui ne sont rien », depuis le Chiapas rebelle

https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2018/12/13/jerome-baschet-lettre-a-celles-et-ceux-%E2%80%AFqui-ne-sont-rien%E2%80%AF-depuis-le-chiapas-rebelle/

7.”The heartbeat of the yellow jacket revolt is rural”

Reportage (en anglais !) sur les Gilets Jaunes de St Hippolyte du Fort dans le quotidien gauchiste londonien The Morning Star.

https://morningstaronline.co.uk/article/heartbeat-yellow-jacket-revolt-rural

6 décembre 2018

      1. Avignon : Gilets jaunes condamnés à la prison
      2. “Maintenant tous en grève !”
      3. De nombreux secteurs syndicaux rejoignent la mobilisation samedi
      4. “Bienvenue dans l’arrière-garde !”
      5. La fin de l’ “hégémonie culturelle” de gauche
      6. “Nous nous confronterons à tout contremaître”
      7. St Jean du Gard : littérature prolétarienne japonaise

1. Avignon : Gilets jaunes condamnés à la prison

Samedi 1er décembre à 15 h, 4 000 gilets jaunes sont rassemblés à Avignon
devant la Préfecture (caserne Chabran). A 15 h 05 le portail est enfoncé
et les gilets jaunes pénètrent dans le parc. Aux grenades lacrymogènes des
CRS répondent spontanément des jets de pierres. Le cortège des gilets
jaunes se dirige alors vers la mairie puis vers la résidence du Préfet
(place Viala, en haut de la rue de la République). La police bloque les
gilets jaunes, gazent et tirent des flash-balls. Plusieurs centaines de
gilets jaunes rejoint par d’autres avignonnais font bloc et pendant plus
de deux heures tentent de passer et jettent des projectiles sur la police.
Vers 19 h, des renfort de gendarmes mobiles venus de Nîmes dispersent tout
le monde. Plus tard, six personnes reconnus grâce à la vidéo-surveillance,
sont arrêtés dans la rue. Cinq majeurs ont été jugés en comparution
immédiate lundi 4 décembre après 48 h de garde à vue :

/ Le premier, 22 ans, animateur sportif au chômage, gilet jaune de
Remoulin venu à Avignon pour manifester, interpellé pour jets de
projectiles sur les forces de l’ordre et participation à un attroupement
après sommations de se disperser. Condamné à 18 mois de prison dont 9
fermes (avec mandat de dépôt).

/ Un maçon de 33 ans qui découvrant les événements décide de se joindre
aux affrontements et, équipée d’une raquette de tennis, envoie des pierres
sur la police. Condamné à 18 mois de prison dont 12 ferme (avec mandat de
dépôt).

/ Un retraité de la Poste de 59 ans, ancien syndicaliste, récemment opéré
d’un double cancer. Dès 15 h, devant la Préfecture, ce gilet jaune insulte
les CRS et tente de leur jeter dessus une grille d’égout. Alors que lui
dit être un « révolté » et un « pauvre désespéré » la juge ne voit en lui
que « pure méchanceté ». Condamné à 15 mois de prison dont 9 mois ferme.

/ Une mère au foyer de 23 ans, enceinte, gilet jaune sur le blocage
d’Avignon-Nord, accusée d’avoir mis le feu à un carton (qui s’est ensuite
propagé à une poubelle et par la suite a détruit une conduite de gaz).
Elle a demandé le report de son procès pour préparer sa défense ; le
procureur demande a ce qu’elle soit emprisonnée pour qu’elle ne puisse pas
retourner manifester en attendant son procès (le 21 décembre). Elle a été
placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir de chez elle.

/ Un intérimaire de 18 ans venus avec sa mère depuis Carpentras à la
manifestation des gilets jaunes. Il participe pendant deux heures aux
affrontements contre la police autour de la place Viala ; blessé lors de
son arrestation par la police (points de suture). N’a pas selon le
Procureur « l’excuse d’être bête ». Condamné à six mois de prison dont 3
mois ferme.

Pour qualifier les milliers de manifestants réunis devant la Préfecture à
15 h, le Procureur parle de la présence d’un « gros paquet d’abrutis ». La
juge parle de « guerre civile à moitié », et de « 200 excités qui ont
décidé de mettre la ville à feu et à sang ». Devant la tournure des débats
la juge est obligée de préciser que « le tribunal ne fait pas de
politique, ne fait jamais de politique »… Qui peut y croire ?

2. “Maintenant tous en grève !”

Le mouvement de révolte sociale des gilets jaunes s’amplifie. Les lycéens sont entrés dans la danse. Pour certains, l’heure est à la préparation du prochain samedi, en vue d’augmenter le niveau de confrontation avec le pouvoir. N’oublions pas que notre principale arme ne se trouve pas à décathlon ou monsieur bricolage : cette arme, c’est la grève.

Depuis toutes ces années, on attend qu’enfin ça pète : cette fois-ci, il en va de notre responsabilité. On le sait bien, les manifs défilé ne font pas peur au pouvoir. Mais si tu est prêt à prendre des risques le samedi, à faire obstacle, parfois de ton corps, sur les barrages, alors fais un pas en avant pour la lutte.

Lire la suite à http://www.19h17.info/2018/12/04/maintenant-tous-en-greve/

3. De nombreux secteurs syndicaux rejoignent la mobilisation samedi

Le mouvement syndical a été singulièrement absent de la mobilisation des gilets jaunes. Pourtant la présence de syndicalistes n’a fait que croître dans les manifestations. La journée du samedi 8 marque un cap puisque de nombreuses sections syndicales se joignent au mouvement : les hospitaliers, les territoriaux, les cheminots, le bâtiment, l’éducation…

Lire la suite à https://paris-luttes.info/de-nombreux-secteurs-syndicaux-d-11211

4. “Bienvenue dans l’arrière-garde !”

“Après l’effondrement des sociaux-démocrates signalé en France par l’élection de Macron, voici donc maintenant celui des communistes, (in)soumis, gauchistes, anarchistes, membres de l’« ultra-gauche » et autres professionnels de la lutte de classes ou porte-paroles radicaux chic : et une majorité d’entre eux, après avoir fait la fine bouche ou s’être pincé le nez, de courir désormais, défaits, à toutes jambes après le mouvement, avec leur groupuscules, syndicats, partis, interventions de presse et billets de blog. Bienvenue dans l’arrière-garde !”

Lire la suite à https://lundi.am/Contribution-a-la-rupture-en-cours

5. La fin de l’”hégémonie culturelle” de gauche

A la fin de la Seconde Guerre mondiale et pendant quelques dizaines d’années, une hégémonie culturelle de gauche a imprégné les luttes revendicatives, sur la base de l’antifascisme et de valeurs théoriques d’égalité et de justice sociale qui formaient un socle difficile à remettre en question ouvertement. Ces valeurs étaient plus ou moins vécues inconsciemment par la gauche (dont les libertaires) comme immortelles, alors que dans la réalité elles ont décliné dans la société tout entière depuis le milieu des années 1980, avec Mitterrand au pouvoir, sans qu’on s’en rende compte vraiment. On est passé d’une période où il suffisait de traiter quelqu’un au comportement douteux de « fasciste » pour qu’il se fasse petit, et disparaisse la queue entre les jambes, à des situations où le mot est à peine considéré comme une insulte ! Oublié, le fait que la « victoire » de 1945 s’est construite sur un imaginaire tout autant anti-allemand (nationaliste) qu’antifasciste. Oublié, que le compromis d’après-guerre entre syndicats et patronat autour des « acquis sociaux » a joué un rôle d’endormissement et fait croire que les valeurs « de gauche » étaient acquises pour toujours.

Le surgissement plus ou moins spontané d’une révolte sociale, du moins sans structure représentative apparente et sans histoire bien déterminée, offre un champ possible à des imaginaires idéologiques qui sont plus ou moins ouverts au départ, mais qui prendront des orientations qui dépendront d’une hégémonie culturelle plus large.

Lire la suite à http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2155

6. “Nous nous confronterons à tout contremaître”

Nous voulons le réitérer — nous en avons discuté avec nos peuples : nous nous confronterons à tout contremaître, quel qu’il soit ; pas seulement celui qui propose une bonne administration et une répression correcte — autrement dit cette lutte contre la corruption et le plan de sécurité fondé sur l’impunité —, mais aussi ceux qui derrière des rêves avant-gardistes tentent d’imposer leur hégémonie et de nous homogénéiser.

Nous ne changerons pas notre histoire, notre douleur, notre rage, notre lutte pour le conformisme « progressiste » et sa marche derrière le leader. Il se peut que les autres l’oublient, mais nous, nous n’oublions pas que nous sommes zapatistes.

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain, sous-commandant insurgé Moisés, sous-commandant insurgé Galeano.

Lire la suite à https://lavoiedujaguar.net/Un-defi-une-autonomie-reelle-une-reponse-diverses-propositions-et-quelques

7. St Jean du Gard : littérature prolétarienne japonaise

Vendredi 7 décembre à partir de 19 heures, La Lézarde, 66 Grande rue, St Jean du Gard. Littérature prolétarienne japonaise, de l’ère Meiji à l’ère Taisho. Présentation du contexte et lecture d’extraits de Le bateau-usine de Takiji KOBAYASHI et Le quartier sans soleil de Sunao TOKUNAGA. Venez plonger dans le Japon du début du XXè siècle. Suivi d’un repas partagé.

15 novembre 2018

      1. St Jean du Gard : l’inauguration de La Lézarde
      2. St Jean du Gard : concert/conférence
      3. Soupe aux cailloux, St Hippolyte-du-FortX
      4. Concert à La Bargerie
      5. Féria du livre, Nîmes
      6. Alès : Nucleaire, parlons-en
      7. Autumne palestinien en Cévennes
      8. Documentaire sur le lobby pro-israélien
      9. Faisons le procès des frontières !

1. St Jean du Gard : l’inauguration de La Lézarde

Samedi le 17 novembre, 18h. L’inauguration de ce “local” du 66 Grand
rue, St Jean du Gard, qui porte désormais le nom de La Lézarde. Soirée
conviviale, où l’on prendra le temps de présenter et d’échanger sur les
différentes façons dont nous souhaitons faire exister cet espace, ses
activités, son fonctionnement et tutti quanti. On y servira un repas
chaud (vous êtes invité.es à venir avec vos boissons préférées !), le
tout agrémenté, qui sait, d’accidentels surgissements poétiques.

2. St Jean du Gard : concert/conférence

Dimanche le 18 novembre, 15h. “Blues et féminisme noir”, deuxième
partie. Textes choisis, traduction de chansons et interprétation
musicale par Karim. Ça dure 3 heures, avec une pause goûter au milieu, et il n’est pas nécessaire d’avoir vu la première partie pour suivre et apprécier !

Dans “Blues et Féminisme Noir” Angela DAVIS nous dévoile une tradition
inconnue de la conscience féministe. En effet, les chanteuses noires
américaines des années 20, à travers leurs spectacles et leurs disques
vont infuser dans la population noire des idées libératrices et
émancipatrices. Sexualité, domesticité, sororité, exode vers les villes
du nord, prison, prostitution,… sont des thèmes abordés librement par
ces chanteuses populaires bien avant les mouvements féministes des
années 60/70.

3. Soupe aux cailloux, St Hippolyte-du-Fort

Ce vendredi matin, le 16 novembre, sur le marché de St Hippo, la
deuxième Soupe aux Cailloux. L’idée, comme l’année dernière, est de
cuisiner tous ensemble sur le marché les légumes offerts par les
maraîchers. On vous attend dès 9h sur un stand équipé de marmites, table
de cuisson, épluches légumes et tout ce qu’il faut pour faire des bonnes
soupes!

Quand c’est prêt, on déguste tous ensemble. Et bien sûr c’est gratuit!
Événement co-organisé par l’îlot, l’École des Arts Vivants, la Fourmi et
la Cigale, la recyclerie Dua Vivo et l’asso En Corps.

4. Concert à La Bargerie

Vendredi 16 novembre à 19h. Vejao, duo de musique grecque. Muddy
Bourbon, Blues. Ottone Pesante, Fanfare Métal. Prix Libre. Bar et tepas
de la ferme. A la Bargerie du Berquet : sur la route entre Lasalle (7km)
et St Hippolyte du Fort (5km).

5. Féria du livre, Nîmes

Dimanche 18 novembre 2018 de 10h30 à 19h00, 5è édition de la Féria du
livre de la critique sociale et des émancipations à Nîmes. La journée se
passera au Centre socio-culturel André Malraux – 2, Avenue de Lattre de
Tassigny – Nîmes (Bus Ligne 2). Buvette et petite restauration sur place

https://feriadulivre.jimdo.com/edition-2018/

6. Alès : Nucleaire, parlons-en

Le Collectif Halte Aux Nucleaires Gard (CHANG) organise les 16 et 17
novembre à la bourse du travail d’Alès, 7 place Georges Dupuy, «
Nucleaire, parlons-en ».

Vendredi 16, à partir de 17h, la soirée sera consacrée au centre
d’enfouissement de déchets CIGEO à Bure, point de fixation actuel de
l’opposition à la prolongation du fonctionnement des réacteurs, avec une
conférence “gesticulée” à 18h suivi d’échanges et de débats sur les
enjeux et la situation.

Le samedi 17 à partir de 9h30 on observera à quel point en est le
nucléaire en France et ailleurs avec les risques sociaux, sanitaires et
économiques qu’il engendre. On bénéficiera en particulier du témoignage
d’un travailleur du nucléaire.

Après la pause – on fera le point sur les différentes installations de
la région, l’une des plus nucléarisées d’Europe occidentale, de
Cadarache à Narbonne en passant par les installations de la vallée du
Rhône (Tricastin, Marcoule, Cruas, etc.). Puis sera  présenté le cycle
du combustible qui concerne tout spécialement notre région.

Enfin à 18h sera projeté le film d’Yves Lenoir “Tchernobyl le monde
d’après” qui vient juste d’être réalisé sur ce que vivent aujourd’hui
les 2 ou 3 millions d’habitants des zones contaminées il y a 32 ans par
Tchernobyl. Dans les échanges qui suivront il pourra être question de ce
qui risque de se passer en France au cas où…..

Entrée libre et gratuite, libre participation aux frais.

7. Autumne palestinien en Cévennes

L’association France Palestine solidarité Alès Cévennes organise son
dixième Automne palestinien, du 9 au 30 novembre 2018. Il y a tout un
programme rythmé de rencontres, conférences, cinéma, débats, exposition
dans différents lieux : Alès, Saint-Hilaire-de-Brethmas,
Saint-Martin-de-Valgalgues, Barjac, Cendras, Saint-Jean-du-Pin et La
Grand’Combe.

Programme :
http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/afps_ales_cevennes_nov_2018.pdf

8. Documentaire sur le lobby pro-israélien

Le Monde diplomatique a publié au mois de septembre un article à propos
d’une enquête réalisée par la chaîne Al-Jazira, propriété du Qatar, sur
l’action du lobby pro-israélien aux États-Unis. Ce documentaire, réalisé
notamment grâce à un journaliste infiltré, devait être diffusé au début
de l’année 2018. Il ne l’a finalement pas été, suite à un accord entre
le gouvernement du Qatar et une partie du lobby pro-israélien qui a, en
échange, accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre
l’Arabie saoudite et le petit émirat. Ayant eu accès au documentaire, Le
Monde diplomatique et Orient XXI en avaient divulgué les éléments
essentiels.

Orient XXI a décidé, avec Electronic Intifada aux États-Unis et
Al-Akhbar au Liban, de rendre public ce documentaire. Il y va du droit à
l’information. Car cette enquête, après celle réalisée par la même
chaîne sur le lobby au Royaume-Uni, pose des questions de fond : dans
une démocratie, a-t-on le droit d’espionner les citoyens sur la base de
leurs convictions ? Est-il normal que le gouvernement israélien
participe et orchestre ces campagnes sur le sol de pays dits « alliés »
?

https://orientxxi.info/magazine/lobby-usa-1-la-guerre-secrete,2719

9. Faisons le procès des frontières !

Faisons le procès des frontières ! Feuille d’info de la Coordination
régionale des collectifs du sud-est. 4 pages d’infos pour faire le
procès des frontières ! Ce journal a été réalisé et diffusé le jour du
procès des 3+4 de Briançon à Gap par la Coordination régionale des
collectifs sud-est contre les frontières. Continuons la mobilisation
jusqu’au délibéré le 13 décembre !! Relaxe pour nos camarades !!

Feuille d’info téléchargeable ici.

https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/files/2018/11/4pagesbriancon.pdf

23 octobre 2018

      1. Concert et repas au profit des réfugiés
      2. Ciné-club : film de Ken Loach
      3. Cantine sans frontières – samedi 27 octobre
      4. “To our compas in Buenos Aires”
      5. Linky : et maintenant, le coup du “débat participatif”
      6. Déchets radioactifs
      7. La nature comme marchandise
      8. Dionysos, un dieu libérateur

1. Concert et repas au profit des réfugiés

Samedi 3 novembre à 17h30 à la Maison Abraham Mazel (Hameau de Falguières) à Saint Jean Du Gard. Le collectif solidaire de Saint Jean Du Gard vous convie chaleureusement à un concert du Duo Azarak, suivi d’un repas de soutien auxfamilles réfugiées accueillies au village. Parking. Entrée et repas prix libre

Le Duo Azarak est né en Inde en 2002, de la rencontre entre Sukanta Bose, chanteuse traditionnelle du Bengale, et Alexandre Jurain, musicien français venu étudier la musique classique hindoue et l’Esraj, un instrument à cordes frottées à la sonorité poignante et la tessiture émotionnelle étonnante. Leur répertoire se situe à la croisée des musiques indienne, celtique, traditionnelle et contemporaine.

Azarak est le nom du fleuve imaginaire aux abords duquel le duo nous invite au voyage. Un pays que l’on découvrira à travers les chants, en langue azarakienne, des peuples qui habitent ses rives et qui s’épanouissent dans la vibrante liberté de la nature, auprès des rivières et du feu, sous les arbres et le vent.

Renseignements : 0656769690

2. Ciné-club : film de Ken Loach

La Rétive, Alès. Vendredi 26 octobre. 19h, auberge espagnole ; 20h30, projection Riff-Raff, de Ken Loach. 1991, 100 min.

Dans l’Angleterre de Thatcher, Stevie, jeune Écossais tout juste sorti de prison, est engagé au noir sur un chantier de construction londonien. Le salaire est honteusement bas et les conditions de travail, inacceptables. Résistant à leur façon, par l’ironie, la fauche et les petites combines, aux brimades et à la hargne de contremaîtres teigneux, les ouvriers refusent pourtant de se solidariser politiquement dans un cadre syndical, malgré les exhortations de Larry, un collègue plus âgé. Grâce à ses collègues, Stevie s’installe dans un squat, y apprend la solidarité et rencontre Susan qui rêve de devenir chanteuse.

La Rétive, 42 rue du Faubourg d’Auvergne à Alès.

https://laretive.info

3. Cantine sans frontières – samedi 27 octobre

Tous les mois, les Cantines sans frontières permettent de se rencontrer, de partager un moment convivial et solidaire, mais aussi d’échanger sur la situation et les luttes contre les politiques anti-migratoires. Venez nombreux.es !!

Au menu de la cantine ce mois-ci : REPAS ALBANAIS : – Salate kostraveca – Speca te mbushur (poivrons farçis)
– Shëndetlie (gâteau au miel et aux noix). Repas prix libre en soutien aux familles sans papiers. Samedi 27 octobre à 12h30 à la Rétive (42 rue du Faubourg d’Auvergne à Alès)

https://laretive.info

4. “To our compas in Buenos Aires”

Ceci est un rapport détaillé et une réflexion sur ce qui s’est passé avant, pendant et après le sommet du G20 à Hambourg. En même temps, il s’agit d’une lettre adressée aux activistes et résidentes de Buenos Aires, en Argentine – où le prochain sommet, accompagné de mouvements de résistance, auront lieu bientôt.

Les auteurs viennent de Paris et de Hambourg et ont participé ensemble à la semaine d’actions contre le G20. Déjà en septembre 2017, ils/elles ont commencé à travailler sur ce livre. Tout cela a été communiqué et rédigé clandestinement, parce que les poliç ques et de la police, prétendent qu’une “conspiration internationale” aurait été responsable de la résistance militante.

https://cloudfront.crimethinc.com/assets/articles/2018/09/28/to-our-compas_francais_english.pdf

5. Linky : et maintenant, le coup du “débat participatif”

A ceux qui s’interrogent sur l’opposition à Linky, Gazpar et autres capteurs communicants, Enedis vient d’en confirmer l’ampleur en lançant le 1er octobre un pseudo « débat participatif Linky ».

Débattre du mouchard électronique trois ans après le début de son déploiement et alors que des millions de foyers se le sont déjà vu imposer, cela vous rappelle quelque chose ? Oui, la campagne de pseudo-débats sur les nanotechnologies organisée en 2009-2010 par le gouvernement (via la Commission nationale du débat public – CNDP), trois ans après l’inauguration de Minatec, premier pôle européen de nanotechnologies, à Grenoble. Ou les pseudo-débats sur l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, avec cette même CNDP, en 2005 puis en 2013, vingt à trente ans après la décision d’enfouir les déchets nucléaires dans la Meuse.

Comme à chaque fois, le recours au pseudo-débat participatif signale une révolte d’opinion et la nécessité de la mater pour faire comme prévu. C’est le coup du débat après coup.

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1080

6. Déchets radioactifs

1,54 million de mètres cubes. Tel est le volume des déchets radioactifs présents en France, d’après le dernier inventaire national dévoilé le 12 juillet dernier par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). Soit 85.000 m3 de plus que lors du précédent inventaire, trois ans auparavant. 58,8 % de ce volume est issu de l’industrie électronucléaire.

https://reporterre.net/CARTE-EXCLUSIVE-Les-dechets-radioactifs-s-entassent-partout-en-France

7. La nature comme marchandise

Les éditions Le monde à l’envers publient ‘La nature comme marchandise’, une série d’entretiens de Antoine Costa. Comme le roi Midas transformant tout ce qu’il touche en or, l’économie transforme tout ce qui s’approche d’elle en marchandise. La nature ne fait pas exception. En donnant un prix à l’air, à l’eau, aux espèces et à l’ensemble de l’environnement, l’économie achève dans un même mouvement de saccager en protégeant.
Les entretiens réunis dans ce livre documentent ce nouvel eldorado du capitalisme.

http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/la_nature_comme_marchandise.html

8. Dionysos, un dieu libérateur

Dionysos est un dieu libérateur, il enseigne aux femmes et aux hommes à se moquer des lois humaines (et des lois dites « naturelles ») pour retrouver une liberté et une spiritualité qui remontent à l’origine de la vie. Son culte déchaîne les puissances secrètes. Il est celui qui libère et maîtrise la violence animale enfouie au plus profond de l’être. Dionysos ignore les frontières, il ignore les limites entre les mondes et les règnes, entre l’animal et le végétal, il est taureau et il est arbre, il est le chêne et le lierre qui l’entoure, il est tout à la fois le faon et la panthère, le taureau et le lion, un homme et une femme, il est celui qui sacrifie et celui qui est sacrifié. Il est Penthée qu’il a transformé en taureau puis en lion et que les bacchantes, ses adoratrices, vont déchiqueter et dévorer tout cru. Il est l’esprit de la transgression, c’est un illusionniste, celui qui viole les lois de l’apparence et les lois de la raison et de la morale, le dieu qui trébuche et du pas de côté, et ce pas de côté est le premier pas de la danse sacrée, l’indice d’une ivresse naissante et de l’emportement.

Georges Lapierre

https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXIII

27 septembre 2018

      1. St Jean du Gard: Ça grésille dans le poteau
      2. Cantines sans frontières – samedi 29 septembre
      3. Rentrée des cantines à l’étuve
      4. Au cœur de la nature
      5. Le transhumanisme détruit notre humanité
      6. Vidéo : Gentrification est guerre de classe

1. St Jean du Gard: Ça grésille dans le poteau

Dimanche 30 septembre à 16h30. Au 66 grand rue, Saint Jean du Gard. Ça grésille dans le poteau. Présentation d’un livre radiophonique sur la lutte contre la THT en Cotentin Maine.

Dés leur lancement en 2006, ces lignes sont contestées et combattues par différents moyens : manifestations, recours juridiques, déboulonnages… En 2013, elles sont malheureusement sous tension, et c’est sous les grésillements que commence l’enregistrement des témoignages qui constituent ce livre radiophonique. La présentation et l’écoute d’un extrait de ce document seront un point de départ pour discuter des mouvements d’oppositions à l’industrie nucléaire, à ses déchets, au quadrillage du territoire pour le transport d’électricité issue des centrales atomiques, des champs d’éoliennes ou des fermes solaires.

Pour le goûter, amenez vos meilleures sucreries !

2. Cantines sans frontières – samedi 29 septembre

Cantines sans frontières – samedi 29 septembre. Repas Tchadien et Camerounais. Manioc et Plantain frits. Hala Kebab. Salade de fruits. Prix libre, en soutien à deux jeunes en galère financière.

A la rétive (42, rue du faubourg d’Auvergne à Alès), à 12h30. Venez nombreu.ses et relayez !

3. Rentrée des cantines à l’étuve

Le retour des CANTINES DU JEDI pour contre-attaquer l’empire. Jeudi 4 octobre de 12h à 14h. Pour cette 1ière de l’année l’équipe de l’étuve vous propose: mezze et tapas, sur farandole de desserts. La cantine du jeudi c’est une cantine autogérée participative, sans subvention. Tous les jeudis de 12h a 14h au local de l’étuve, et c’est a prix libre. Participative, c’est a dire que tu peux venir juste mettre les pieds sous la table et manger (plutôt végétarien) mais que tu peux aussi proposer ton aide pour les futurs jeudi ou monter ton équipe pour faire la cantine.

L’étuve, lieu collectif et autogéré, Route de Ganges, Pont d’Hérault (30). Contact:pondero30@gmail.com

4. Au cœur de la nature

Nature, mouvement et pensées propose une série de cinq journées au Pélous, St Jean du Gard, chacune un trait d’union entre pratique du Yoga et exploration des philosophies de la nature. 10h30 à 15h30. Petite restauration sur place (goûter/biscuits/thé/café). Auberge espagnol à midi. 25 euros la journée. Inscription en avance obligatoire.

Le Yoga :

Pratique Nil Hahoutoff. Respiration, relaxation, posture, visualisation.

Les idées :

● Au cœur de la nature : comment peut-on atteindre et décrire l’appartenance physique et mystique à la nature ? (Richard Jefferies, John Cowper Powys).

● L’authenticité naturelle : qu’est-ce que c’est que le domaine des valeurs cachées ? Comment peut-on le retrouver dans ce monde d’artifice ? (Paracelse, Otto Gross, Herbert Silberer).

● La nature, le Tao et l’harmonie : existe-il un ordre naturel sous-jacent, un équilibre inné et universel qui rend tout autorité et contrôle inutiles et même nuisibles ? (Tchouangtseu, mazdéisme).

● L’humanité et la nature : les mythes et le folklore humains nous rappellent notre appartenance à la nature. Ils nous communiquent quel message aujourd’hui ? (Joseph Campbell, Al-Khidr).

● Superorganismes, Gemeinschaft et Gaia : Peut-on imaginer des organismes plus larges que les individus ? Quelles en seraient les retentissements dans les sociétés humaines ?(Eugène Marais, Ferdinand Tönnies, Pierre Kropotkine).

Les dates : Les dimanches 7 octobre, 4 novembre, 2 décembre, 6 janvier, 3 février.

Le Pélous, 893 Chemin Albin Mercoiret (en haut, à 1km du cimetière) 30270 St Jean du Gard. Inscription / info : naturemp@mail.com, 06 23 76 73 43 ou 06 13 50 02 19.

https://naturemouvementetpensees.wordpress.com/

5. Le transhumanisme détruit notre humanité

Sa volonté d’« améliorer » l’espèce humaine par les moyens de la science inscrit le transhumanisme dans la tradition eugéniste du milieu scientifique depuis les Lumières. On a donné des noms variés – « viriculture », « mégalanthopogénésie », « aristogénie » – à une même idée : l’homme moderne serait façonnable à loisir par ceux qui maîtrisent la science et les machines. Pour les eugénistes d’après la Seconde guerre mondiale, les camps nazis et l’eugénisme en acte des Lebensraumen, difficile de reprendre ce terme, mais pas question de renoncer à l’idée.

Le techno-jésuite Teilhard de Chardin le réaffirme dans son Phénomène humain (publié en 1955) : il faut, dit-il, mettre « la main sur le Ressort même de l’Evolution ». Son ami, le biologiste anglais Julian Huxley (frère d’Aldous), propose en 1957 le mot de « transhumanisme ». Un nouveau nom pour un projet inchangé. Les transhumanistes d’aujourd’hui revendiquent l’héritage teilhardien. Comme leurs ancêtres eugénistes, ils veulent en finir avec la part animale, naturelle, de l’homme, jugée imparfaite et échappant à leur volonté. Comme le dit le transhumaniste américain James Hughes : « L’objectif du transhumanisme est de remplacer le naturel par le planifié ».

Le transhumanisme est un projet de maîtrise totale du monde et de l’humain. Or une telle maîtrise n’est possible qu’en remplaçant la naissance par la fabrication, la vie par le fonctionnement, le naturel par l’artifice, le vivant par la machine – en détruisant notre humanité.

Pièces et main d’œuvre – un entretien avec Sciences Critiques
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/entretien_avec_sciences_critiques.pdf

6. Vidéo : Gentrification est guerre de classe

La gentrification est un processus systématique poussé par des politiques nationales, régionales et locales ; et commandités par des institutions financières massives dotées de portefeuilles de plusieurs milliards de dollars. C’est une guerre de classes qui se joue à travers l’organisation de la vie et de la ville, avec toutes les complexités et les contradictions que cela comporte.

Dans cet épisode de Trouble, le premier d’une série en deux parties, sub.media s’est intéressé à la gentrification en tant que processus de développement urbain capitaliste. Pour mieux comprendre ce phénomène, cette enquête nous emmène dans trois mégalopoles : Toronto, La Nouvelle-Orléans et Istanbul.

[Si les sous-titres français ne s’affichent pas, cliquez sur le bouton CC]

12 septembre 2018

      1. Sabordons le G7 à Biarritz !
      2. “Blues et Féminisme Noir”
      3. Festimiel, St Jean du Gard
      4. Nature, mouvement et pensées
      5. Cinq jours en luttes contres les frontières
      6. LKDS à la Bargerie
      7. Cantine à La Rétive

1. Sabordons le G7 à Biarritz !

Après la magnifique période de résistance autour du sommet du G20 de Hambourg en 2017, après le sommet du G7 de Juin 2018 au Québec – placé sous un niveau répressf inégalé, avec sa “zone d’expression libre” – et le sommet du G20 à Buenos Aires en novembre/décembre 2018 qui promet d’être un grand moment, étant donné la popularité actuelle de Macri, l’histoire des luttes locales, et l’animosité de la région envers Trump …

Voilà que le sommet du G7 2019 est annoncé pour avoir lieu à a la fin de l’été 2019 à Biarritz. Nous ne nous faisons aucune illusion sur le niveau répressif que l’on est en droit d’attendre de la part de Gérard Collomb. Il est évident que ce sommet sera une fois de plus un laboratoire du maintien de l’ordre, tout comme des mesures judiciaires à l’encontre des manifestants, de celles et ceux qui s’organisent.

Pour autant, ce qui s’est passé à Hambourg doit nous inspirer, doit nous permettre de relancer des combats à cette échelle, renforcer nos liens internationaux, faire l’actualité, perturber ces rendez-vous de nos gouvernements.

Nous appelons d’ores et déja à s’organiser, lancer des réunions, des discussions, réfléchir aux actions, aux manifestations, préparer un info-tour, renforcer nos liens nationaux et internationaux, écrire des articles, des tracts.

Nous avons un an devant nous. Et compte tenu du niveau répressif actuel, ce temps ne nous sera pas de trop. Et comme à Hambourg, nous souhaitons que la résistance soit protéiforme, plurielle et partout.

Contre le capitalisme, sabordons le G7 !

https://www.evensi.fr/no-g7-in-biarritz-2019/260054907

2. “Blues et Féminisme Noir”

Le samedi 15 septembre. Soirée de soutien au local du 66 Grand rue, St Jean du Gard. 18h portes ouvertes, 19h début. Dans “Blues et Féminisme Noir” Angela DAVIS nous dévoile une tradition inconnue de la conscience féministe. En effet, les chanteuses noires américaines des années 20, à travers leurs spectacles et leurs disques vont infuser dans la population noire des idées libératrices et émancipatrices. Sexualité, domesticité, sororité, voyage, prison, prostitution, etc. sont des thèmes abordés librement par ces chanteuses populaires bien avant les mouvements féministes des années 60/70.

Textes choisis, traduction et interprétation musicale par Karim. Adhésion libre / petite restauration

Le nouveau local est géré collectivement, ouvert et accessible à toutes et tous sur la base de la gratuité ou du prix libre.

local66@riseup.net / 66, grand rue 30270 Saint Jean du Gard

3. Festimiel, St Jean du Gard

Festimiel, du 20 au 23 septembre 2018, au Pélous, 893 Chemin Albin Mercoiret (en haut du chemin, boîte aux lettres bleue), 30270 Saint-Jean-du-Gard

Vendredi: 17h – 19h Balade contée. 19h Filomène, cirque poétique, fil d’équilibre, avec Perrine Ball. 21h Mama said, concert rock hip hop folk blues africain de reggae gitan. Guitare, violoncelle, chant, batterie, influence globale, composition locale du Larzac –

Samedi: 15h Autodéfense intellectuelle, quelques outils et exercices pour jouer et déjouer, avec Jérémie. 17h Passages, cirque de danse clownesque, avec Anaïs et Joch. Samedi soir : Pizza – Bal, musique à juste écouter.

Dimanche: 10h – 13h Rêve éveillé Atelier pour poser des mots, des images, leur donner voix, leur donner corps… avec Magali Vantard (inscription* au 06 18 81 70 17). 11h – 13h Nature, mouvement et pensées. Yoga et discussion sur le thème de notre appartenance à la nature à travers le cheminement de pensées d’écrivains avec Violaine Picon et Paul Cudenec (inscription* au 06 13 50 02 19). 14h30 Duo Hari Aum, concert digestif, musique indienne avec Pierre au Sitar et Fabien au Tabla. 16h La Vache et la Fourmi : une histoire vache et burlesque qui fourmille de tendresse, lecture contée de et par Nomad-Philippe Bost. 20h – 23h Jam acoustique.

https://lepelous.jimdo.com/

4. Nature, mouvement et pensées

Yoga et discussion sur le thème de notre appartenance à la nature à travers le cheminement de pensées d’écrivains, avec Violaine Picon et Paul Cudenec. Atelier d’introduction au Festimiel, le dimanche 23 septembre, 11h-13h, puis première journée le dimanche 7 octobre, consacrée à l’œuvre inspirante de Richard Jefferies, écrivain anglais du XIXe siècle. Début d’une série de cinq présentations sur divers auteurs. Au Pélous, 893 Chemin Albin Mercoiret, St Jean du Gard. Atelier d’introduction 5 euros sur inscription, première journée 25 euros sur inscription au 06 13 50 02 19 (Violaine) ou 06 23 76 73 43 (Paul) ou bien naturemp@mail.com

https://naturemouvementetpensees.wordpress.com/

5. Cinq jours en luttes contres les frontières

Cinq jours en luttes contres les frontières – du 19 au 23 septembre 2018.

En juin dernier une centaine de personnes se sont rassemblées à
l’occasion de la passamontagna. Cette percée collective à travers le mur
symbolique qu’est la frontièere franco-italienne a permis à l’ensemble
des participants de se confronter à de nouvelles façons de lutter tout
en solidifiant le tissu de solidarité qui grandit dans les Alpes.

Durant les trois jours de camping itinérant et les débats qui ont eu
lieu est apparue de façon évidente et unanime la volonté de réitérer
cette expérience. Face à la militarisation croissante de cet espace, aux
controles systématiques des forces de police, aux néo-fascistes toujours
présents, nous avons décidé d’arpenter et d’occuper la zone
tranfrontalière.

La répétition du passamontagna est aussi la critique de la dualité de la
frontière qui, comme toujours, est perméable aux touristes et aux
capitaux et qui, dans le meme temps arrete réprime et criminalise celles
et ceux dont la présence n’est pas reconnue légitime. La violence subie
à la frontière a aussi pour vocation de marquer les corps et les
esprits, prévenant de ce qui adviendra en France : traques, rafles,
harcèlement, exploitation.

Les deux marches précédentes, portées par des individu.e.s désireux.ses
de lutter contre l’idée de frontière et ses dispositifs répressifs,
n’ont fait que confirmer la volonté et la nécessité de se réunir à
nouveau pour un évènement auto-organisé et autogéré du 19 au 23
septembre. Nous vous attendons donc à cette date pour combattre les
Etats, leurs frontières et leurs politiques racistes.

https://www.passamontagna.info/?page_id=139&lang=fr

6. LKDS à la Bargerie

Le vendredi 14 septembre à la Bargerie du Berquet, sur la route entre Lasalle (7km) et St Hippolyte du Fort (5km)
Entrée PRIX LIBRE. 04 66 25 61 65.

19H Spectacle de cirque. 20H Repas de la ferme préparé des produits du jardins et pizzas au feu de bois. Accompagné par Dirty Bootz (folk rock blues) https://soundcloud.com/dirty-bootz

22H L.K.D.S. Alternance subtile de reggae roots non-rasta, de dub, de punk-rock, de hip hop, de disco, de rock’n’roll, de funk, de pop, de ragga, de tango, de ceci et de cela avec des textes en français qui collent au réel avec un minimum de concession. Un coté «clashien » dans l’éclectisme musical avec des textes évolué, beaucoup d’amour et une énergie en lien avec le vivant.

https://youtu.be/FYGEgLuNtvA https://youtu.be/G5yn8ALOFOY

7. Cantine à La Rétive

Le dimanche 16 septembre à 13h00. Cantine de la Rétive, Alès (spéciale courgette). “Un dimanche par mois nos cordons rouge et noir vous invitent à partager un repas à prix libre. La cantine est destinée à soutenir les finances de la Rétive. N’ ayant ni mécène, ni subvention, tant qu’ il y aura de l’ argent… il en faudra pour la Rétive ! (Pas d’alcool prévu. Chacun ramène sa boisson à partager)”

42 faubourg d’Auvergne, 30100 Alès

https://laretive.info/

 

5 juillet 2018

      1. Semaine intergalactique sur la zad
      2. Assemblée générale des luttes, St Jean du Gard
      3. Petit déj et cantine solidaires
      4. Grande fête de Soutien aux Expulsés
      5. Que dire de La Borie?
      6. Soirée conte à la Bargerie
      7. Rencontres « Déconnomiques » en Cévennes
      8. Désengagez-vous du tramway de Jérusalem !
      9. Are You Lost In The World Like Me ?

1. Semaine intergalactique sur la zad

Semaine intergalactique sur la zad de Notre-Dame-des-Landes du 27 août au 2 septembre 2018

“Après la victoire tant attendue contre le projet aéroport, nous tentons de sortir enfin d’un printemps brutal. Celui-ci a été marqué par deux phases d’expulsions au cours desquelles le gouvernement s’est consacré à se venger de l’affront qu’avait représenté la zad pendant tant d’années. Ces opérations policières massives ont causé beaucoup de blessé-e-s et entraîné la destruction d’une partie lieux de vie de la zad ainsi qu’une longue présence militaire.

“Mais l’Etat a dû renoncer à aller plus loin et à éradiquer notre présence dans ce bocage. La résistance sur le terrain, les solidarités ailleurs et le processus de négociation ont abouti à un statu quo sur le maintien de dizaines d’habitats, espaces communs ainsi que des activités sur la majeure partie des terres prises en charge par le mouvement. Néanmoins, ce que nous avons réussi à conserver aujourd’hui pourrait très vite être attaqué de nouveau, administrativement, politiquement ou militairement.

“Alors que la zad se remet de ses plaies, se recompose, que les travaux des champs et les constructions reprennent, nous nous projetons sur les combats des prochains mois. Ceux-ci nous dépassent et se relient à d’autres menés partout dans le monde. Ils concernent l’usage collectif et respectueux de la terre, le partage des communs, la remise en question des états-nations et des frontières, la réappropriation de l’habitat, la possibilité de produire et d’échanger en se libérant des carcans marchands, les formes d’auto-organisation sur des territoires en résistance et le droit d’y vivre librement…

“Après plus de deux ans de travaux réguliers et un nouveau mois de chantier cet été, la semaine du 27 août au 2 septembre sera celle de l’inauguration de l’ambazada, espace destiné entre autres à accueillir sur la zad de Notre-dame-des-Landes des luttes et des peuples insoumis du monde entier. Pour pendre dignement cette crémaillère-là, nous ne pouvions que convier à une nouvelle semaine intergalactique. Nous souhaitons qu’elle contribue à se redonner de l’élan et des horizons avant les mobilisations de la rentrée ici et ailleurs.”

https://zad.nadir.org/spip.php?article5975

2. Assemblée générale des luttes, St Jean du Gard

Le samedi 7 juillet 2018, à Saint-Jean-du-Gard, à partir de midi – Assemblée générale des luttes (c’est une première, y’en aura plein d’autres nous espérons) au parc derrière l’Aquarium (le bois des plumes). On se retrouve pour un pique-nique partagé avant de discuter vers 14h.

Pour évoquer non seulement les résistances face au projet d’expulsion de La Borie, mais aussi les contestations concernant l’ensemble des opérations de chasse aux pauvres et aux habitats précaires, la gentrification touristique de nos communes, la muséification de nos
régions, etc. L’atmosphère de guerre sociale nous étouffe, parlons-en et organisons-nous !

3. Petit déj et cantine solidaires

Le collectif de soutien de St Jean du Gard vous invite au petit déjeuner solidaire organisé le samedi 7 juillet dès 8h30 près du marché des producteurs où se produira également un groupe musical. En soutien aux familles accueillies au village.

A Nîmes il y aura une cantine solidaire aura lieu samedi 7 juillet à partir de 12 heures, au Dynamo, 29 rue Benoît Malon. Elle permettra de dépanner une famille albanaise et deux jeunes nigérians sans ressources. Au menu : Börek (_feuilleté au épinards_) – salade. Riz Jollof (_Riz nigérian à la sauce tomate_) – banane plantain. Fondant au chocolat. Thé ou café. Prix libre.

Venez nombreux !

4. Grande fête de Soutien aux Expulsés

Rendez vous pour fêter ensemble les cinquantenaires de 1968 et les expulsés de la Borie de St Jean du Gard sur le thème du POUVOIR !!!

Les 13, 14 et 15 juillet 2018, Grande fête de Soutien aux Expulsés, à la Borie de Falguière, 30270. Repas partagés et repas prix libre, concerts, animations, danse contemporaine, ateliers et théâtre en bord de Gardon, et autres savoirs faire à partager …

Camping et baignade recommandés (port du maillot non obligatoire), amenez instruments de musique, hamacs, tapis de yoga, et autres objets de passe-temps favoris, … comme d’habitude, pas de comportement relou !

La Borie se situe à 5 km de St Jean du Gard, RD 983. Un parking est assuré pour environ 30 voitures, à l’extérieur, près de la route. Pensez à co-voiturer depuis St Jean (on vous conseille de vous garer au collège) ! Pas de véhicules dans l’enceinte de la Borie.

Pour toute autre info : 06.68.13.85.73 (SMS uniquement, avec signature svp), 06.41.97.24.80 (pour nous joindre au téléphone, sans laisser de message) Cette nouvelle adresse pour contacter des habitant-es de la Borie… nonauxexpulsionslaborie@riseup.net

5. Que dire de La Borie?

“Le tribunal a décidé l’expulsion de la borie ne laissant qu’un délai de 2 mois. Délai trop court pour les récoltes ce qui signifie la mise en faillite des agriculteurs. Cette expulsion constitue une mise au pas de plus,comme la chasse aux habitats hors normes,et la répression des mouvements sociaux.

“C’est aussi la fermeture d’un espace dont l’usage est resté commun à toutes celles et ceux qui le voulaient tout au long de ces années. C’est un pas de plus dans cette marche forcée du libéralisme économique qui ne supporte plus ni critique ni contestation et qui nous mène tout droit à un avenir de détresse sociale et de destruction environnementale toujours plus intense.

“Au-delà du jugement, c’est une question de société qui se pose à toutes et tous.”

Une mise au point de la situation globale de La Borie à ce lien :
https://lists.riseup.net/www/d_read/la-borie-yourte/Que%20dire%20%281%29.pdf

6. Soirée conte à la Bargerie

Vendredi – juillet à 19h. “Autour du plaisir des femmes”. Soirée conte à la Bargerie, au Berquet, sur la route entre Lasalle et St Hippo.

Bouquet amoureux de contes, chants populaires et marionnette gouailleuse. On y chante l’amour et les plaisirs, la liberté et la beauté. Des histoires de femmes qui ont des choses à dire, des contes de ce(ux) qui nous touche(nt), un vagabondage tout en humour et en poésie.

A partir de 14 ans, durée 1h. Bar et restauration à l’assiette. Entrée prix libre.

http://www.carolejoffrin.wix.com/conteuse

7. Rencontres « Déconnomiques » en Cévennes

Dimanche 8 juillet à 18 heures, à Monoblet, dans la tribune du stade de football. Rencontres « Déconnomiques » en Cévennes.

“Nous avons choisi de les organiser dans la foulée des rencontres du même nom organisées à Aix-en-Provence. En opposition à celles programmées par le Cercle des Economistes bien-pensants, les Rencontres Déconnomiques, décontractées mais sérieuses, invitent des économistes hétérodoxes qui contredisent les thèses libérales abondamment relayées par les médias”.

Rencontre-débat avec :

Eric Toussaint, historien, économiste, professeur à l’université de Liège, porte-parole du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes et coordinateur scientifique de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Il abordera la thématique développée dans son dernier ouvrage «Le Système dette» (Ed. Les liens qui libèrent).

Et,

Olivier Bonfond, économiste au Centre d’Education populaire André Genot qui bâtira son exposé autour de quelques-unes des 200 propositions alternatives qu’il formule dans son ouvrage foisonnant et prospectif : «Il faut tuer TINA -There is no alternative» (Ed. du Cerisier)

La rencontre/débat pourra être suivie au gré de chacun(e) d’échanges informels autour d’un verre et d’une assiette.

https://gard.demosphere.eu/rv/4686

8. Dites-le aux entreprises : Désengagez-vous du tramway de Jérusalem !

L’occupation de Jérusalem-Est et son « annexion » par l’état israélien violent le droit international, comme l’ont rappelé de multiples résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU (notamment n°478 de 1980 et n°2334 de 2016).

En reliant Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes implantées sur le territoire palestinien de Jérusalem Est, le « tramway de Jérusalem » est un des outils de la politique de colonisation et d’annexion israélienne, violation flagrante du Droit international.

Trois sociétés françaises, dont 2 à capitaux publics très majoritaires, participent à la mise en œuvre de l’extension du réseau de tramway, avec la prolongation de la 1ère ligne existante et la création de deux nouvelles lignes ayant toutes pour terminus des colonies :

La société EGIS RAIL, branche du groupe EGIS, filiale à 75% de la Caisse des Dépôts et Consignations.
La société SYSTRA, filiale conjointe de la SNCF et de la RATP qui détiennent chacune 42% de son capital.
La société ALSTOM, déjà acteur majeur de la première phase de construction du tramway, et qui a répondu aux appels d’offres de la seconde.

Par leur participation à ce projet, ces 3 sociétés contribuent directement au développement de la colonisation israélienne. Elles doivent se désengager de toutes leurs activités qui y participent.

http://www.france-palestine.org/Dites-le-aux-entreprises-Desengagez-vous-du-tramway-de-Jerusalem

9. Are You Lost In The World Like Me ?

Êtes-vous perdus dans le monde tout comme moi ?
Si les systèmes ont échoué ?
Êtes-vous libres ?

Regardez mieux, dites que c’est fini
Les jours sombres et le soleil qui meurt

Regardez mieux et vous découvrirez
Les 40 façons dont ça nous a laissé aveugles

27 juin 2018

      1. Bure : rassemblement à Nîmes ce soir
      2. Résister au temps ?
      3. Cantine sans frontières – samedi 30 juin
      4. Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers
      5. Linky : le plan com d’urgence d’Enedis
      6. Lasalle : projection ce soir
      7. Sauve : vendredi 29 juin
      8. Samedi 30 juin à L’Étuve
      9. Nunatak 3

1. Bure : rassemblement à Nîmes ce soir

Contre l’enfouissement des déchets à Bure. Pour ceux qui ont la disponibilité d’être à Nimes ce soir! Rassemblement ce mercredi 27 juin à 19h devant la Préfecture de Nîmes.

Mercredi 20 juin, une nouvelle vague de répression sans précédent touche le mouvement de lutte contre le projet Cigéo. Au moins 11 perquisitions, 8 personnes placées en garde à vue et des convocations pour audition à la pelle. Les personnes arrêtées ont en commun d’être fortement investi dans la lutte contre le projet Cigéo et ne sont pas ciblées au hasard : avocat de la lutte, membres d’associations historiques, habitants locaux et personnes qui se sont implantées localement.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s et compagnon.e.s de lutte sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir “dirigé le black block” au G20 de Hambourg… Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle “affaire Tarnac”, dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte…

En frappant des personnes fortement impliquées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

2. Résister au temps ?

Week-end du 30 juin à St-Jean-du-Gard (30) : Rencontres d’été Abraham Mazel « Résister au temps ? ». Le temps d’une vie et le désir d’éternité. Le temps d’une législature et celui de la terre. Le temps de travail et celui « pour soi ». Les commémorations, la construction de la mémoire ,la sanctuarisation du patrimoine, la négation du futur…

Il y a de nombreuses manières de lire cette interrogation et elles nous touchent toutes. Conférences, débats, expositions, ateliers, lecture, musique, stands et lâcher de livres.

Programme complet sur http://abrahammazel.eu

3. Cantine sans frontières – samedi 30 juin

Cantine sans frontières, Alès – samedi 30 juin : repas irakien. Kebab aubergine, salade feta, houmous, koussa, gâteau Dahina, boisson Laben. Prix libre, en soutien à trois jeunes en galère financière. A la rétive (42, rue du faubourg d’Auvergne à Alès), à 12h30. Venez nombreux et relayez !

+ Concert du groupe Les Bourlingueuses d’Aix en Provencer au Temple de Mialet le 30 juin à 21h. Ce concert, moyennant une participation libre de chacun, permettra de soutenir les familles réfugiées, accueillies à St Jean du Gard.

https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/

4. Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers

Un entretien avec Freddy Gomez, recueilli par l’émission « Trous noirs » de Radio libertaire le 18 juin 2018, à propos du livre Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers (À contretemps-Editions de l’éclat).

Journaliste, écrivain, activiste politique, commissaire du peuple à l’Instruction publique et à la Culture dans l’éphémère République des conseils de Bavière, avant d’être sauvagement assassiné par la milice, Gustav Landauer (1870-1919) a jeté les bases d’un socialisme libertaire, glissant de la critique du dogmatisme économique du marxisme à une quête spirituelle de la fraternité, de la conception de communes libres fondées sur le principe de la Gemeinschaft à l’idée d’une révolution « ici et maintenant », qui continue d’interroger la pensée anarchiste sans que celle-ci parvienne à l’intégrer à quelque modèle que ce soit. Si bien qu’il pourrait finalement offrir le meilleur exemple d’une pensée libre, ouverte, généreuse, affranchie de tous les dogmes et lucide.

5. Linky : le plan com d’urgence d’Enedis

Un site anti-Linky a pu se procurer le “plan com” confidentiel de la campagne publicitaire lancée en toute urgence en cette fin juin par Enedis pour essayer de sauver le soldat Linky. Les doux euphémismes que l’on trouve dès l’introduction, comme “renforcer son acceptabilité et faciliter son déploiement partout en France” illustrent la réalité : le compteur Linky est rejeté de façon de plus en plus massive partout en France.

Adossée à deux évènements publics majeurs, la Coupe du Monde de Football et le Tour de France, assurément pour essayer de toucher le public populaire, cette campagne ressemble à une tentative désespérée de sauver le programme Linky alors que la proximité des élections municipales aggrave encore sa situation. Les méthodes utilisées illustrent bien les pratiques d’Enedis depuis deux ans que le déploiement du Linky est commencé : “faire de la pédagogie” se traduit noir sur blanc par “marteler” !

Enedis souhaite “inspirer de la sympathie et de la chaleur autour de Linky”, en particuliers avec les dessins du “gentil Linky” en pleines pages dans l’ensemble des journaux régionaux de France : on ne saurait mieux montrer à quel point Enedis prend les citoyens pour des imbéciles.

On note aussi une tentative de mise au pas de la presse régionale : le sous entendu d’une campagne publicitaire aussi importante (et donc lucrative pour les journaux) est très clair : “Si vous voulez continuer à bénéficier de cette manne, soyez positif avec Linky dans vos articles”.

Enedis accuse en effet la presse locale et régionale de “faire le jeu des anti-Linky” alors qu’elle ne fait que rendre compte des innombrables déconvenues vécues par les habitants dotés du compteur vert fluo. De toute évidence, Enedis veut remettre les médias dans le “droit chemin”. Stéphane Lhomme, animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr, dit : “Nous appelons les citoyens à ne pas se laisser désinformer par Enedis et, d’ores et déjà, à participer à un grand concours de parodies des publicités du Linky”.

6. Lasalle : projection ce soir

L’association Even et Jomo Production vous invitent à la projection de N’na,la mère de Réo en présence de Jean-Pierre Jacob, anthropologue et chercheur au Laboratoire Citoyennetés de Ouagadougou, enseignant à l’IHEID de Genève. Le mercredi 27 juin à la Filature du Pont de Fer, Lasalle, 20h30, entrée et participation libres.

Salimata Kamouni est une Accoucheuse Villageoise ou AV qui habite au secteur 9 de la ville de Réo, à une centaine de kilomètre de Ouagadougou, au Burkina Faso. Elle a 85 ans. Elle est la fille d’un accoucheur traditionnel. Elle fit sa première expérience à l’age de 12 ans en aidant l’une des femmes de son père en l’absence des adultes partis au champs. Elle acquiert le statut d’accoucheuse villageoise en suivant une formation en santé de la reproduction en 1987. Après douze ans de fonction dans une institution elle retourna à ses pratiques
anciennes. Très sollicitée par la population, elle fait les consultations prénatales et les accouchements à son domicile. En soutien à Salimata Kamouni un chapeau circulera en fin de projection.

7. Sauve : vendredi 29 juin

Vendredi 29 juin 1er jour de l’exposition de dessins et gravures de Dominique Sapel à Alterlivres, Sauve (30). La librairie vous invite donc à partir de 18h00 dans la Cour des Artisans au vernissage en présence de l’artiste, à la présentation de la BD “l’épopée de l’impitoyable” par Dominique Sapel, au concert de “BLUE AND GREEN” : duo guitare-piano qui revisite des standards de jazz.

http://www.alterlivres.com/librairie/blog/

8. Samedi 30 juin à L’Étuve

Samedi 30 juin à L’Étuve c’est la Dernière pour cette année! À partir de 14h, dehors, en bas: Jeux en tout genre (Molky, Pétanque, Fléchettes, Cube et autres joyeusetés (Ramène tes ustensiles!) Bar à cocktail, pieds dans l’eau. Spectacle de Cirque. Puis à partir de 21h dans L’Étuve, repa, Karaoké, DJ’s All Ze Night. Prix Libre, Sans Animals C’est Mieux et si tu te gares bien c’est encore plus mieux.

L’Étuve, lieu collectif et autogéré,
Route de Ganges, Pont d’Hérault (30).

9. Nunatak 3

Le numéro 3 de Nunatak vient de paraître. Il peut être téléchargé ici :
https://revuenunatak.noblogs.org/numeros/

Sommaire : Briser les frontières/Betail, sel et fusils/Arbéost/Richesse des contradictions/Agriculteurs et agricultrices contre les normes/Passeurs/Le barrage et les hommes.