28 août 2020

        1. Un mensonge sanitaire
        2. Un seul devoir : défendre nos droits
        3. Nouveauté nationale : des contraventions sans verbalisateur !
        4. Un « virus » complotiste ?
        5. L’opposition croissante à la 5G
        6. Révolte au Mali : la chute de l’empire français ?


      1. Un mensonge sanitaire

      La vague est passée ; il s’agit maintenant d’un tout autre impératif : économique et sociétal. Il lui faut donc clore la mission du conseil scientifique et retrouver la capacité d’organiser une société dont les facteurs de déstabilisation sont massifs. Si cela n’est pas fait, les Français pourraient imaginer que l’on souhaite continuer à faire d’un mensonge sanitaire une méthode de contrôle des foules et de gouvernement.

      Mais nous agissons encore dans la peur, avec une fuite en avant reposant sur une dérive des indicateurs – ils changent presque chaque jour, passant des poids lourds en mars (entrées en réanimation, décès) aux poids plumes en août (PCR positives, consultations pour « suspicion de », …) – aboutissant à des mesures absurdes, non fondées scientifiquement, qui ne tiennent plus compte de la réalité, mais la détourne.

      Jean-François Toussaint, Professeur de physiologie à l’université de Paris, Directeur de l’IRMES.

      http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes-societe-sante/covid-19-redonner-aux-francais-le-gout-et-les-capacites-de-vivre

      Voir aussi : https://www.youtube.com/watch?v=0ulA8u05Z-Q&feature=emb_logo

      Et Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection : ici

      2. Un seul devoir : défendre nos droits

      Vous ne nous diviserez pas !

      #12septembre

      Le seul racisme systémique qui existe en France, c’est celui du bloc élitaire, du bloc bourgeois, vis-à-vis du reste de la population, de « ceux qui ne sont rien ».

      Ne tombons pas dans le piège qui nous est tendu par la macronie de nous diviser, nous, citoyens de toutes origines, de diverses couleurs de peaux et de différentes spiritualités, pour oublier toutes les réformes économiques et sociales qui se préparent pour nous faire payer la note d’un système bancaire et financier d’ores et déjà en faillite, qui sous prétexte d’une crise sanitaire, va inexorablement continuer de détruire l’ensemble de nos services publics, de notre système de santé et de sécurité sociale.Certaines personnes vivant de la haine prospèrent sur nos divisions.

      Nous ne sommes pas dupes !Nous continuerons à combattre ce système dans son ensemble !

      La macronie, dont la survie ne tient plus qu’à un fil avec sa gestion calamiteuse de la crise du coronavirus, avec ses mensonges permanents, cherche à maintenir son étreinte malveillante sur le peuple avec ses lois d’exception.

      Une partie de la police, qu’elle instrumentalise pour s’exonérer de ses propres responsabilités, a pu se déchaîner sur le peuple, humiliant les habitants des quartiers populaires, distribuant de lourdes amendes, avec zèle, à des personnes faisant leurs courses, ou pire, à des familles qui enterraient leurs morts.

      Une partie de la police, dont elle dépend pour sa conservation, a pu aussi se déchaîner en toute impunité sur un peuple assoiffé de liberté et de démocratie, affamé de justice sociale et fiscale, en réprimant, tabassant, mutilant de nombreux manifestants, qu’ils soient gilets jaunes, syndiqués, ou simples citoyens en colère.

      Aujourd’hui, chaque citoyen a des droits et des devoirs. Est-ce que le fait de porter un uniforme de police exonère le fonctionnaire de toute responsabilité face à ses actes ? Peut-il blesser, mutiler, tuer impunément ?

      Il devient urgent que justice soit rendue à l’ensemble des victimes et leurs familles endeuillées par des violences policières illégitimes.

      Pour cela, il faut mettre fin à l’IGPN (Police) et l’IGGN (gendarmerie), en mettant en place un organisme d’enquête neutre et indépendant, pour faire toute la lumière sur les exactions policères, afin que l’ensemble des preuves soient apportées à la justice pour que celle-ci soit rendue en toute sérénité.

      Aujourd’hui, il appartient aux pouvoirs publics de faire le ménage dans les rangs des forces de l’ordre, en excluant ceux qui portent préjudice à leur métier, qui a pour but, on le rappelle, de protéger l’ensemble des citoyens vivant en France.Nous devons lutter contre les stratégies visant à nous diviser.Nous, citoyens, dans notre diversité, devons unir nos luttes et nos colères contre la privatisation de l’État, qui met à mal nos acquis sociaux, et l’ensemble des services à la population.

      Nos revendications n’ont pas changé : accession au mieux vivre, à plus de démocratie directe et participative, à plus de justice sociale et fiscale.Et surtout, le respect et la reconnaissance de chaque citoyen qui est avant tout un être humain.

      https://www.facebook.com/events/s/12septembre-un-seul-devoir-def/735818483661268/

      3. Nouveauté nationale : des contraventions sans verbalisateur !

      Les mouvements sociaux ont toujours fait peur aux gouvernements successifs. Peur de perdre leur pouvoir, peur de perdre leurs privilèges, peur d’un soulèvement massif qui ébranlerait leur monde basé sur l’exploitation d’une classe par une autre.

      Pour faire face à cette peur, leurs outils répressifs sont bien rodés. Outils policiers, judiciaires et financiers. Le mouvement des gilets jaunes en fut un bel exemple. Combien de manifestants gazés, mutilés, tabassés ? Combien d’emprisonnés ? Combien d’amendes, d’ordonnance pénales à l’encontre de personnes déjà acculées financièrement ? Parce qu’elles ont eu le courage de se lever, de dire stop à un système qui profite toujours aux mêmes !

      Non content d’avoir réprimé à tout-va les luttes sociales de ces dernières années, le gouvernement utilise le droit comme bon lui semble. Durant la crise de la Covid-19, les quasipleins pouvoirs ont été donnés aux forces de l’ordre pour faire régner la loi d’état d’urgence sanitaire. Au mépris des libertés, du droit de manifester, ils ont utilisé toutes sortes de méthodes pour amender ceux qu’ils jugeaient perturbateurs du bon fonctionnement de leur état d’urgence. Et cela s’est poursuivi après le déconfinement. Les contraventions ont continué à être dressées. Mais, fait nouveau, dans plusieurs villes de France comme Brest, Yonne, Foix, Millau et Alès, ces contraventions ont été effectuées sans aucun contrôle d’identité et envoyées directement aux personnes verbalisées. En effet, plusieurs habitants du bassin alésien ont reçu des contraventions de 135 € pour «rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale où l’état d’urgence est déclaré », sans n’avoir jamais subi de contrôle d’identité ni le jour dit, ni au lieu-dit, en l’occurrence devant l’hôpital d’Alès le 04/06/2020.

      Nous nous interrogeons donc sur ce nouveau pouvoir qu’auraient les forces de l’ordre de verbaliser des personnes sans même avoir vérifié leur identité. Et comment procèdent-ils ? L’utilisation des caméras de vidéo-surveillance est-elle détournée à des fins répressives ? Les gens sont-ils fichés ?

      Et tout cela dans une totale illégalité puisque les articles cités dans ces contraventions étaient abrogés avant la date de ladite infraction.

      Nous attirons donc votre attention sur ces méthodes totalement arbitraires qui se généralisent. Lorsqu’un pouvoir utilise tous les moyens pour contraindre les libertés, on peut se demander si cette dérive n’est pas fascisante ; NOUS ACCULER POUR NOUS FAIRE TAIRE ! Mais il ne fait que renforcer l’idée que les luttes pour la justice sociale et la liberté sont plus que jamais nécessaires !!!

      Pour un monde meilleur !

      La défense collective GJ Cévennes-Garrigue

      Communiqué de Presse – Août 2020

      4. Un « virus » complotiste ?

      Parler de « virus » complotiste suppose toutefois une conception de l’humain assez particulière : on évitera de faire mémoire ici de toutes les occurrences des métaphores biologiques appliquées, dans des circonstances parfois bien plus tragique, à des catégories de population vues comme « parasites » ou dangereusement contagieuses.

      Les fameux « experts » font abstraction des personnes, vues comme de simples porteurs d’idées malsaines, et dont on ne cesse de répéter que ce sont en majorité des catégories sociales défavorisées et des jeunes : or justement ce déni, entendu comme un mépris de la part des détenteurs du savoir, a pour effet de conforter les amateurs d’ « infox » dans leur posture. La rhétorique anti-« populiste », convoquée à l’encontre des Gilets Jaunes, confirme en cela les personnes visées dans leur sentiment d’être méprisés par les élites.

      https://lundi.am/La-monnaie-de-singe-conspirationniste-Julien-Cueille

      5. L’opposition croissante à la 5G

      Le Monde : Comment expliquez vous l’opposition croissante à la 5G et que des partis de gouvernement se joignent à ce combat qui était encore marginal il y a quelques mois ?

      Pièces et main d’œuvre : La 5G est la dernière vague de l’emballement technologique qui, depuis 50 ans, accélère l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Comme à chaque étape, une minorité refuse l’injonction à « vivre avec son temps », ainsi que la déshumanisation et la dépossession par l’automatisation.

    1. Cette minorité – méprisée par la technocratie et ses porte-paroles médiatiques – s’est fait entendre plus que d’ordinaire à l’occasion du déploiement à marche forcée des compteurs-capteurs Linky.Nous avons animé des dizaines de réunions publiques à travers la France, réunissant des publics de plus de 100 personnes (avec des pointes à 300), même dans des villages, où s’exprimait ce refus du premier objet connecté imposé. Si la presse nationale a longtemps ignoré ce mouvement démarré en 2016, puis l’a tourné en dérision (en gros, un mouvement de « ploucs » ignorants), une revue de la presse locale entre 2016 et 2019 donne un aperçu de l’ampleur et de l’intensité de ces débats avec des « gens normaux », non militants – d’abord surtout des retraités, puis de plus en plus de jeunes.Après des années d’enquête sur la smart city, la ville-machine et la société de contrainte , nous, Pièces et main d’œuvre, avons été les premiers surpris par ce mouvement de fond. Lequel ne s’est pas arrêté avec le déploiement de Linky, mais a élargi sa réflexion au gaspillage énergétique de la société électrique, à la société-machine et à la 5G, indispensable à l’interconnexion des milliards d’objets connectés censés fonctionner à notre place.

      Cette opposition s’enracine dans des décennies de contestation de la société industrielle – au moins depuis les luttes anti-nucléaires des années 1970, lorsque des dizaines de milliers de manifestants scandaient : « société nucléaire, société policière » (cf. Malville, 31/07/1977). Défense de la nature et de la liberté : les deux sont indissociables et se conjuguent également dans le refus du monde-machine et de la 5G. C’est qu’en cinquante ans, bien des esprits ont pu mesurer les dégâts du progrès technologique sur la nature et la liberté.

      http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1344

      6. Révolte au Mali : la chute de l’empire français ?

      Selon journaliste Thomas Dietrich, le lent pourrissement de la situation sécuritaire au Sahel signe la fin de l’Empire français. En effet, quand on regarde la carte des zones d’insécurité au Sahel confectionnée par le Quai d’Orsay, on se rend compte que la moitié des pays de la zone franc sont, en tout ou partie, en zone rouge.

      Cette catastrophe sécuritaire est une humiliation géostratégique pour la France. Thomas Dietrich est justement au Mali, pays qui se trouve de nouveau au coeur de l’agenda international ces derniers jours. Et pour cause : des militaires ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

      Ce que Thomas Dietrich explique, c’est que ce coup de force s’inscrit dans le cadre d’une longue insurrection civique contre un pouvoir, certes allié de la France et de la “communauté internationale”, mais complètement discrédité en interne. Entretien avec Théophile Kouamouo.

      https://www.lemediatv.fr/emissions/2020/revolte-au-mali-la-chute-de-lempire-francais-OcGg-6qSRdWM2plCH-wXQQ

       

2 juin 2020

      1. Disparue la carotte, ne reste plus que le bâton
      2. L’illégitimité de la violence, la violence de la légitimité
      3. Les feux de la résistance
      4. Le fétiche Santé justifie tout
      5. 5G : Orange, Free, SFR et Bouygues assignés en justice par 500 militants écologistes
      6. Professionnels médicaux et scientifiques pour la santé, la liberté et la démocratie
      7. St Jean du Gard : deux dates

1. Disparue la carotte, ne reste plus que le bâton

Que sortira-t-il de 2020 ? La difficulté pour les exploiteurs réside notamment dans l’absence totale de récits mobilisateurs à refourguer aux masses. Là où le nazisme (la conquête de l’espace vital, la supériorité de l’Aryen, le Reich de 1000 ans…), le bolchevisme (la construction du paradis socialiste, l’homme nouveau ou, plus prosaïquement, l’accès à la propriété des terres pour la petite paysannerie…) ou les juntes latino-américaines (l’entrée dans la société de consommation, l’ascension sociale vers la « classe moyenne ») assortissaient la mise en coupe réglée de la société de promesses susceptibles d’entrer en résonance avec la psychologie des masses, la domination de classe échoue aujourd’hui à s’appuyer sur un quelconque « grand projet » capable de mystifier durablement les populations et de faciliter la paix sociale. Disparue la carotte, ne reste plus que le bâton.

https://garap.org/pdf/communiques/comm77-dubonusagedesepidemies.pdf

2. L’illégitimité de la violence, la violence de la légitimité

En tant qu’anarchistes, nous considérons que nos désirs et notre bien-être, ainsi que ceux de nos semblables, sont la seule base d’action valable. Plutôt que de classer les actions comme violentes ou non-violentes, nous nous concentrons sur la question de savoir si elles étendent ou restreignent la liberté.

Plutôt que d’insister sur le fait que nous sommes non-violent·e·s, nous soulignons la nécessité d’interrompre la violence du haut vers le bas, violence inhérente à la règle hiérarchique.

Cela peut être gênant pour celles et ceux qui sont habitué·e·s à chercher le dialogue avec les puissant·e·s, mais c’est inévitable pour tou·te·s celles et ceux qui souhaitent vraiment abolir leur pouvoir.

https://fr.crimethinc.com/2020/06/01/lillegitimite-de-la-violence-la-violence-de-la-legitimite

3. Les feux de la résistance

“Le réel objectif ici est le contrôle total, la domination absolue sur les êtres humains, faisant d’eux des cobayes et des esclaves… Nous, ensemble avec les citoyens, allons multiplier les feux de la résistance pour qu’il vous soit impossible de nous réprimer tous”

Intervention de la députée Sara Cunial devant le Parlement italien

4. Le fétiche Santé justifie tout

Il est certain que cela rejoint la tendance profonde du capitalisme technologique : achever de détruire la commune humanité pour la remplacer par des relations virtuelles entre porteurs de données.

D’où le télétravail, la « continuité pédagogique » sans manuels mais avec des « outils » numériques comme s’il en pleuvait, les livraisons de repas à domicile (pas de trêve pour les larbins ubérisés), le divertissement en téléchargement, etc. Et dans les comités scientifiques et les commissions d’éthique proches du pouvoir, le travail sur les applications de traçage des porteurs de virus, les drones, etc.

La guerre au virus dont parle E. Macron, c’est une répétition de la « guerre totale » aux vivants, mise en œuvre à l’échelle d’un pays. Une expérience de laboratoire grandeur nature. Cela tombe bien, les cobayes sont d’accord. Cela fut frappant dans ce moment de crise : le degré de servitude volontaire où la plupart en sont réduits. Le fétiche Santé (qui est bien autre chose que le souci de soi et l’art de vivre) justifie tout, et ratifie la peur de la liberté comme une conduite normale.

Parlons des « libertés individuelles ». Certes, nous ne vivons pas encore en Chine, mais petit à petit il semble que nous apprenions. Les révélations d’un Snowden ont-elles provoqué la levée de boucliers qu’on aurait été en droit d’attendre ? Est-ce que cela fait encore quelque chose aux gens d’être surveillés, lorsqu’ils alimentent tous les jours de plein gré les banques de données ?

En outre, le fait d’être surveillé n’est à mes yeux qu’une entrée, importante certes, mais insuffisante, pour évoquer le pouvoir du numérique et de l’algorithmique sur nos existences d’êtres de chair et d’os. Le point majeur, c’est la manière dont ces derniers développements en date du système industriel sapent l’autonomie des êtres humains, en contrepartie des prétendues « libertés » démocratiques.

Le repos, l’aisance, l’industrie (trois caractéristiques de la liberté des Modernes selon Benjamin Constant, au début du XIXe siècle), c’est toute la délivrance à laquelle aspire une humanité servile. Tant que cette délivrance est fournie, on se sent « libre », et l’on peut s’accommoder de toutes les restrictions qui semblent odieuses aux défenseurs des droits de l’homme en démocratie.

http://acontretemps.org/spip.php?article784

5. 5G : Orange, Free, SFR et Bouygues assignés en justice par 500 militants écologistes

Pas encore déployée, déjà controversée. Alors qu’Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom préparent le « réseau de demain », 500 militants écologistes les assignent en justice et demandent une expertise sur l’impact de la 5G « pour la santé humaine et l’environnement ».

L’assignation, déposée le 26 mai dernier, est défendue par Me Jean-Marc Descoubes et menée par Côme Girschig, fondateur de Jeunes ambassadeurs pour le climat. Quelques personnalités publiques ont rejoint le mouvement notamment des artistes comme Alma Higelin (chanteuse), Hermine de Clermont-Tonnerre (écrivaine) ou encore Liza Azuelos (réalisatrice). Ils demandent une première audience le 30 juin.

Les militants réclament une expertise sur « la mise en place par les opérateurs mobiles de mesures efficaces sur la prévention du risque pour la santé humaine et l’environnement ». Pour mener à bien l’opération, les experts devront se déplacer sur les lieux d’expérimentation de la 5G et « émettre un avis sur le risque d’empiètement sur les libertés individuelles, et les moyens techniques à mettre en place pour prévenir, remédier et empêcher la survenance de ces risques ».

Pour justifier leur demande, les militants mettent en avant le principe de précaution qui « s’impose lorsque les risques pour la santé ou l’environnement ne sont pas certains, mais simplement probables, ou en tout cas non exclus ».

Ils expliquent : « Par leurs expérimentations et leurs candidatures, les opérateurs exposent la population à un risque à venir, qui n’est actuellement pas certain, mais ne peut être exclu. Si ce risque se réalise, alors la responsabilité civile des opérateurs pourra être engagée. Leur faute aura consisté à avoir méconnu le principe de précaution. »

Lien

6. Professionnels médicaux et scientifiques pour la santé, la liberté et la démocratie

Chers collègues d’autres pays partageant notre état d’esprit, nous aimerions vous faire part de la manière dont notre initiative allemande, sous la direction du Prof. Sucharit Bhakdi, a vu le jour.

Nous avons réuni un groupe de personnes partageant les mêmes idées et appartenant aux groupes professionnels mentionnés ci-dessus, notamment des personnes qui ont déjà attiré l’attention de la société, des médias, d’Internet, par exemple sur YouTube, avec leurs commentaires critiques sur le thème des “mesures de confinement excessives face au COVID-19”. Les personnes concernées ont beaucoup apprécié le fait d’unir leurs forces en tant que groupe.

Les médecins et les professionnels de la santé, ainsi que les scientifiques, sont les plus fiables lorsqu’il s’agit de questions de santé. La liberté et la démocratie sont intimement liées à la santé, car ces aspects jouent un rôle crucial pour le bien-être de l’individu, et donc aussi pour sa santé.

Lorsque des personnes engagées de ces groupes professionnels unissent leurs forces et, par exemple, fondent une association, elles peuvent travailler ensemble pour informer et éduquer les gens et ainsi contribuer également à la formation d’opinions par les décideurs politiques.

Un collègue médecin expérimenté dans la création d’associations nous a fait remarquer qu’il serait utile qu’une association nouvellement créée, du moins au début, soit limitée à un nombre de personnes pas trop important. Cela permettrait à l’association de rester flexible et gérable en ce qui concerne la charge de travail organisationnelle (nous avons tous encore notre travail de jour, habituellement assez chargé).

Ces initiatives peuvent ensuite informer le public via leur site web et un canal YouTube (par exemple, publier une prise de position sur COVID-19) et peuvent attirer des sympathisants de même sensibilité via le site web, et les tenir au courant des actions futures par des bulletins d’information électroniques.

En particulier en ce qui concerne les mesures, à notre avis, totalement excessives pour contenir la “pandémie COVID-19”, qui, selon les conclusions du célèbre professeur John Ioannidis, de l’université de Stanford, est comparable dans sa dangerosité, reflétée dans le “taux de mortalité”, à une grippe virale causée par des virus de la grippe, notre demande de parole est plus que nécessaire pour rassurer et éduquer les gens dans nos pays respectifs.

Il y aura suffisamment d’autres sujets, tels que la vaccination obligatoire imminente, etc., qui nécessiteront de nouvelles déclarations publiques et un engagement de notre part.

C’est donc aussi un projet d’avenir, l’avenir d’un monde meilleur, plus juste, plus sain, dans la liberté et la paix des pays et des peuples de cette terre.

Si nous nous engageons résolument en faveur de la santé et du bien-être de l’humanité, nous devons également protéger l’environnement, les animaux, les plantes et tous les autres êtres vivants, le sol, l’eau et l’air de cette terre et œuvrer en faveur d’une activité économique durable et juste, sans exploitation des ressources et du travail humain, et pour la paix entre les hommes et entre les peuples de cette terre.

Faisons cela ensemble ! En tant que groupes nationaux, tels que le MWGFD en Allemagne, et des groupes similaires dans autant de pays que possible, et plus tard ensemble sous une “association mondiale” comme “Professionnels médicaux et scientifiques pour la santé, la liberté et la démocratie” MSHFD www.mshfd.org, coopérons et échangeons nos expériences !

7. St Jean du Gard : deux dates

VENDREDI 5 JUIN À 18H – PARC DE L’AQUARIUM – PRÉSENTATION ET DISCUSSION
Capitalisme vert : est-ce que le Big Business va “sauver la planète”? Présentation et discussion sur l’avenir dit renouvelable du New Deal vert, de Greta Thunberg, de l’Extinction Rebellion et du WWF. Le but de ce mouvement est-il, en fait, de promouvoir la perpétuation et l’expansion du système industriel, la domination du monde de l’entreprise?

DIMANCHE 7 JUIN DE 10H À 12H – SOUS LE PONT-VIEUX, RIVE DROITE – BALADE BOTANIQUE
Botanique et savoirs populaires. Groupe de partage sur la thématique des végétaux dans le cadre de sorties balade à Saint Jean du Gard et alentours. Toutes les approches sont envisageables, ouvert à tou.te.s!

12 mai 2020

      1. C’est l’heure de régler les comptes !
      2. Une Cocotte-Minute sociale
      3. Ludd, Hypermodernité et néototalitarisme en temps de Covid-19
      4. La lutte contre la surveillance est un anticapitalisme
      5. Non à l’application Stop-Covid !

1. C’est l’heure de régler les comptes !

Une fois de plus, cette pandémie nous aura démontré que le monde politique ne communique que par le mensonge, le mépris et le cynisme.

Elle aura envoyé en première ligne, pas ou sous protégés, les mêmes qui se faisaient matraquer quand ils manifestaient pour plus de moyens et de meilleures conditions de travail.

Cette fois encore, les politiques nous auront prouvé qu’ils ne servent que les intérêts de la classe capitaliste et du dieu pognon. Profitant même de cette crise sanitaire pour dégrader davantage nos conditions de travail. Tout en continuant à subventionner banques et grandes entreprises, principales responsables de la destruction de la planète et de nos vies.

Le gouvernement en aura aussi profité pour renforcer son arsenal répressif et contrôler un peu plus nos libertés. Et la police pour tabasser et humilier impunément les populations les plus pauvres et discriminées, loin des regards, sous couvert de l’état d’urgence.

Alors, les sous-payés, les sans-emplois, tous ceux qui formons la classe qui fait réellement tourner le monde, il est temps pour nous de faire changer les choses. Parce que ce sont eux qui ont besoin de nous et que nous n’avons vraiment pas besoin d’eux. Ils ne sont bons qu’à tirer profit de notre sueur, de notre sueur, nous jeter dans la misère et nous taper dessus quand nous nous révoltons.

Pour que le monde d’après ne ressemble plus en rien à celui d’avant !

Samedi 16 mai – Tous dans la rue !!

14h, Place de la Comédie
Montpellier 34000

2. Une Cocotte-Minute sociale

Après deux mois de confinement, une rancœur encore plus forte accumulée contre le gouvernement, selon Le Monde.

« Gilets jaunes », réforme des retraites… la défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Mais selon des élus locaux et des hauts fonctionnaires, elle est à un niveau jamais atteint.

Les semaines de confinement ont passé et les craintes de se retrouver avec une Cocotte-Minute sociale n’ont cessé de grandir. Elus locaux, syndicalistes, hauts fonctionnaires sont inquiets. Dans quel état d’esprit les Français, confrontés à la pire pandémie du siècle et à une crise économique sans précédent, vont-ils se trouver au moment où le gouvernement incite à la reprise du travail ? Les derniers sondages d’opinion marquent un enracinement patent d’une colère à l’égard de l’exécutif et de sa gestion de la crise sanitaire : selon une enquête du Cevipof, menée entre le 2 et le 7 avril, ce sentiment serait partagé par 53 % des personnes interrogées.

Cette défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Le mouvement des « gilets jaunes » avait déjà révélé un mécontentement social des classes populaires sans équivalent. La mobilisation importante contre la réforme des retraites de l’hiver avait démontré que ce rejet de la politique du gouvernement était très partagé chez les salariés. Délicat de faire des pronostics sur une nouvelle explosion sociale mais la vigilance est de mise au gouvernement. Un haut fonctionnaire, rattaché au ministère de l’intérieur, en convient : « Il est difficile de lire dans la boule de cristal. Cependant, on voit bien que la fracturation de la société se creuse encore, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat s’accroît. La période “gilet jaune” n’est pas cicatrisée. »

3. Ludd, Hypermodernité et néototalitarisme en temps de Covid-19

Il y a un peu plus de deux siècles, en 1811 et pendant les cinq années qui ont suivi, l’Angleterre a été le théâtre d’une puissante révolte sociale connue sous le nom de « révolte des luddites » – en référence à son protagoniste éponyme, Ned Ludd – qui a détruit une partie des nouvelles machines textiles dont l’installation supprimait de nombreux postes de travail et condamnait une partie de la population à la misère. Il fallut des milliers de soldats pour écraser l’insurrection qui, loin d’obéir à des motivations technophobes, se situait dans le cadre du travail et prétendait s’opposer aux conséquences les plus néfastes des « progrès » de l’exploitation capitaliste.

Il est aujourd’hui essentiel de « réinventer » ce type de révolte, en la faisant passer de la sphère des revendications purement économiques à la sphère plus directement politique des luttes pour la liberté et contre le totalitarisme de type nouveau qui s’installe depuis quelque temps déjà et qui trouve dans la crise actuelle du Covid-19 un carburant abondant pour accélérer son développement.

L’éloigner de la sphère économique n’implique pas de mésestimer le capitalisme comme principal ennemi, car le nouveau type de totalitarisme auquel je fais référence constitue une pièce absolument fondamentale de la nouvelle ère capitaliste marquée par cette énorme innovation technologique que fut, et que continue d’être, la révolution numérique.
Comme pour la révolte des luddites, cette révolte ne repose pas non plus sur des motivations technophobes, mais a pour principal stimulant la revendication de liberté et d’autonomie, avec la conscience claire que, si nous ne parvenons pas à arrêter les avancées du nouveau totalitarisme, les possibilités de lutte et de résistance contre la domination et l’exploitation seront soit impossibles, soit réduites à l’insignifiance.

Tomás Ibañez

Lire la suite : https://florealanar.wordpress.com/2020/05/02/ludd-hypermodernite-et-neototalitarisme-en-temps-de-covid-19/

4. La lutte contre la surveillance est un anticapitalisme

Le capitalisme de surveillance ne vient pas de nulle part. Cette forme de libéralisme se fonde sur la transformation de l’information en un bien capitalisable. Le consumérisme, la surfinanciarisation reposent sur nos données comme bien, c’est systémique. Ne pas inscrire cette critique dans l’anticapitalisme, c’est oublier que cette surveillance se nourrit des inégalités sociales pour opérer un tri de la population.

Chistophe Masutti

Lire la suite : https://www.politis.fr/articles/2020/04/la-lutte-contre-la-surveillance-est-un-anticapitalisme-41802/

5.Non à l’application Stop-Covid !

Refusons l’application Stop Covid car elle est le prélude à la mise en place d’outils de pistage.

Refusons cette société du contrôle numérique et préférons l’entraide et la solidarité.

La pétition : Refusons le contrôle généralisé !

La faillite du gouvernement dans la gestion de l’épidémie de Covid 19 l’amène à se décharger de toutes ses responsabilités : si le pays manque de masques, de tests, c’est, d’après lui, “parce que les scientifiques auraient changé d’avis”. De la même façon, il cherche à transférer aux individus la responsabilité de se prémunir face au virus par le biais d’une application numérique : Stop Covid. Cette dernière, une fois installée sur le téléphone d’une personne, permettrait de retracer l’historique de ses relations sociales stocké sur un serveur central recensant aussi l’état des personnes atteintes par le virus.

Le gouvernement prétend garantir le respect de la vie privée dans le cadre du RGPD (Règlement Général de la Protection des Données, texte européen). Or il revendique une conservation des données « générale et indifférenciée » (sans limite de temps et de type de données) dérogatoire aux règles habituelles, plus protectrices. Par ailleurs, la promesse d’anonymisation de nos données est mensongère, particulièrement dans le domaine de la santé où quelques données médicales suffisent à retrouver n’importe quel patient.

L’application ne serait efficace que si elle est installée par les trois quarts de la population. Or, les Singapouriens, très équipés et plus légitimistes, n’ont été qu’environ 20% à installer une application similaire. En France, 23% de la population ne possède pas de smartphone, et même 56% des plus de 70 ans, les plus vulnérables face à cette pandémie. Et l’emploi d’un smartphone activé en permanence serait insupportable pour les personnes qui souffrent d’électrohypersensibilité. Par ailleurs, certains industriels proposent de généraliser des bracelets électroniques pour les personnes n’ayant pas de smartphone.

Le gouvernement affirme que cette application serait facultative, il est cependant à craindre qu’elle soit rendue obligatoire pour accéder à certains lieux publics, scolaires ou professionnels. Le risque est aussi la stigmatisation de ceux qui seraient identifiés comme porteurs du virus. De plus, le faux sentiment de sécurité induit par son activation pourrait inciter à ne plus être vigilant.

Ce projet intervient dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire décrété le 23 mars 2020 et, pour le moment, prolongé jusqu’au 23 juillet. Comme le souligne Malik Salemkour, président de la LDH, « le contexte difficile de la pandémie est mis à profit par l’exécutif et sa majorité pour mettre entre parenthèses notre démocratie et, avec elle, nos institutions ». En effet, Parlement, Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, CNIL en sont tous réduits, dans la période, au rôle de spectateurs. Amnesty International et d’autres organisations internationales dénoncent : “Les initiatives des Etats visant à contenir le virus ne doivent pas servir de prétexte à entrer dans une nouvelle ère de systèmes généralisés de surveillance numérique invasive.”

Arrêtez de nous pister ! Dépistez-nous

Le fait de se savoir tracé en permanence peut conduire à des comportements de soumission. Cela augmente le degré d’acceptabilité pour d’autres technologies comme la reconnaissance faciale ou la vidéo surveillance automatisée qui étaient, jusque là, déclarées illégales. C’est aussi la croyance aveugle dans la technologie et la surveillance comme principales réponses aux crises sanitaires, alors que seul un juste financement de la recherche scientifique et des services publics de santé permettrait de garantir des soins efficaces.

On le sait bien, ces mesures prises “dans des circonstances exceptionnelles” pourront être intégrées dans la législation ordinaire comme cela s’est passé avec l’état d’urgence contre le terrorisme. C’est la “stratégie du choc” décrite par Naomi Klein : un état utilise une crise, renforcée par une mise en scène guerrière, pour imposer à la population des mesures prévues de longue date.

Mais, comme le déclare Edward Snowden, ancien employé de la NSA devenu lanceur d’alerte, “nous vivons un moment qui restera gravé dans nos vies comme celui où le système aura été tellement mis à l’épreuve, tellement écartelé, avec des gouvernements tellement dépassés que nous nous retrouvons en mesure de changer les choses.” À nous, maintenant, de nous mobiliser pour que surgisse une alternative faite d’entraide et de solidarité collective, loin du diktat du tout numérique vanté par la technocratie au pouvoir.

https://nonstopcovid.wesign.it/fr

15 avril 2020

      1. A partir du 11 mai : « Retrouvons les jours heureux »
      2. Confinement : pourquoi le « jour d’après » inquiète les services de renseignement
      3. Pandémie, autorité et liberté
      4. Giorgio Agamben sur la distanciation sociale
      5. Prenez soin de vous
      6. Verbalisations abusives
      7. Bruxelles : 100 arrestations pour le week-end anti-keufs
      8. Résistance à Berlin

1. A partir du 11 mai : « Retrouvons les jours heureux »

– Macron fait référence à la Résistance. Prenons le au mot –

L’annonce à retenir du discours présidentiel, c’est la fin du déconfinement prévue le 11 mai. Dans 4 semaines, juste après les jours fériés du début du mois de mai. A cette date, une réouverture des écoles, collèges et lycées, et une « reprise de l’économie » progressive est programmée. Fin de l’assignation à résidence.

Cette prestation très théâtrale a été saupoudrée de d’annonces sociales et sanitaires, comme une aide « pour les familles modestes », et la distribution de masques et de tests à la fin du confinement. Il était temps ! Mais ces annonces sont à prendre avec des pincettes tant l’incurie et les contrevérités du gouvernement se sont multipliées ces derniers temps

« Retrouvons les jours heureux » : c’est le nom du programme du Conseil National de la Résistance. Macron a prononcé l’expression en fin de discours, comme un clin d’œil à l’après guerre. « Les jours heureux » étaient un programme social antifasciste ambitieux : une presse émancipée des puissance financières, la sécurité sociale pour tous, l’accès à la culture … Tout cela avait été imposé dans une France ruinée et dévastée, face à un patronat qui avait massivement collaboré avec l’occupant nazi.

Problème : Macron n’est pas Jean Moulin. Bien au contraire il s’en prend, ici et maintenant aux conquêtes sociales de la Résistance, en appliquant un programme néo-libéral et autoritaire très violent. Privatisations, casse des droits des travailleurs, militarisation de la police, mutilations de lycéens, expulsions …

Macron comme ses prédécesseurs sont des incarnations diamétralement inverses de l’héritage de la résistance. Pour retrouver les « jours heureux », il faut en finir avec le capitalisme et ses représentants … A partir du 11 mai ?

https://www.nantes-revoltee.com/a-partir-du-11-mai-retrouvons-les-jours-heureux

2. Confinement : pourquoi le « jour d’après » inquiète les services de renseignement

Trois journalistes du Parisien disent que selon des notes confidentielles qu’ils ont pu consulter, le service central du renseignement territorial redoute une radicalisation de la contestation sociale à l’issue du confinement.

« Notre colère ne sera pas confinée. Retrouvons-nous dans la rue dès la fin du confinement! scandent-ils sur les réseaux sociaux. Mettons le pouvoir en quarantaine! »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/coronavirus-les-services-de-renseignements-craignent-l-embrasement-apres-le-confinement-11-04-2020-8298150.php

3. Pandémie, autorité et liberté

Dans l’aliénation généralisée de tout ce sur quoi on avait jusque là la capacité, même illusoire, de décider de ce qu’il advient de nous-mêmes (mais prendre le métro pour aller travailler, est-ce vraiment une décision que l’on prend pour soi-même ?), ce sont désormais des fonctions qui nous apparaissent comme l’exercice évident d’une liberté individuelle fondamentale qui se retrouvent empêchées, contrôlées, délictualisées (sortir de chez soi, acheter le pain, aller voir ses proches, se rencontrer, s’embrasser, s’aimer, etc.) et les « gestes barrières » réglementent jusqu’au comportement quotidien et intime des confinés.

http://www.non-fides.fr/?Pandemie-autorite-et-liberte

4. Giorgio Agamben sur la distanciation sociale

Bien que, comme il arrive à chaque fois, il y ait quelques sots pour suggérer qu’une telle situation puisse être sans aucun doute considérée comme positive et que les nouvelles technologies digitales permettent depuis longtemps de communiquer avec bonheur à distance, je ne crois pas, quant à moi, qu’une communauté fondée sur la « distanciation sociale » soit humainement et politiquement vivable. En tout cas, quelle que soit la perspective, il me semble que c’est sur ce thème que nous devrions réfléchir.

https://lundi.am/Distanciation-sociale

5. Prenez soin de vous

« Prenez soin de vous », cette phrase répétée à tout bout de champ ces derniers temps, rappelle les méthodes de management dans les supermarchés, quand les caissières exténuées en fin de service étaient sommées de répéter « bonne journée » à chaque client.

« Prenez soin de vous », c’est l’injonction à se replier sur soi et sur ses proches. « Prenez soin de vous » aujourd’hui face à l’épidémie, mais pas hier face à la pollution, aux conditions de travail, encore moins pour les personnes qui crèvent de faim, qui dorment dehors.

« Prenez soin de vous » comme si c’était plus important aujourd’hui, comme si la situation qu’on nous soumet en renforçait l’exigence. « Prenez soin de vous », c’est la nouvelle logique du Capital, sa réaction face au virus.

« Prenez soin de vous », et oubliez que c’est le monde dans lequel on vit qui nous tue à petit feu. Que tout le monde mange ses vitamines, fasse du sport, mange bio, pense à soi et ses proches, mais par pitié épargnez-nous l’hypocrisie, les bons sentiments, qui vont éteindre à jamais les braises de la révolte.

Article tiré de l’Episode Cévenol 12

6. Verbalisations abusives

Depuis le début du confinement ordonné le 17 mars dernier, les contrôles de Gendarmerie ont été très fréquents à Saint-Jean du Gard, comme vraisemblablement partout en France.

Mais de nombreuses personnes furent verbalisées alors même qu’elles étaient en possession de leur attestation de sortie, et qu’elles remplissaient les conditions autorisées.

Ce fut le cas pour des personnes allant faire leurs courses, sortant leur chien, ou se promenant au bord du Gardon. Ces verbalisations abusives, outre le fait qu’elles ont probablement été dressées par excès de zèle et dans la volonté de faire appliquer au plus vite les règles du confinement, plongent ces personnes dans des situations difficiles.

Comment sortir sereinement pour effectuer des besoins de première nécessité sachant que l’arbitraire peut retomber au moindre contrôle et que cette fois-ci l’amende passera à 1500 € ?

De plus, pour contester l’infraction, alors même que leur motif n’a pas toujours été donné, il faut pouvoir envoyer une lettre de réclamation au Tribunal de Police avec accusé de réception.

Pratique quand la Poste est fermée et que l’on ne peut se déplacer… Nous vous invitons à faire part de vos témoignages si vous aussi vous avez été verbalisé abusivement : episodecevenol@laposte.net

7. Bruxelles : 100 arrestations pour le week-end anti-keufs

A la suite des émeutes qui ont éclaté dans diverses zones de Bruxelles entre la soirée de vendredi 10 et à l’aube du dimanche 12 avril, il y a eu un total de 100 arrestations, selon les autorités. Ces attaques et incendies qui ont brisé la normalité du confinement sont partis d’un énième contrôle mortelle des flics, vendredi dans la soirée.

On apprend également q’il y a eu une tentative de rassemblement dimanche en début d’après-midi, suite à un appel diffusé sur les réseaux sociaux (comme pour la veille).

https://sansattendre.noblogs.org/archives/12578

8. Résistance à Berlin

A Berlin, des gens descendent dans la rue pour résister au confinement totalitaire. « Le peuple, c’est nous ! » chantent-ils.

Et alors, les français ?

12 mars 2020

      1. Le 14 mars : rallumer l’étincelle, reprendre les Champs-Élysées
      2. Pour la Commune, par Raoul Vaneigem
      3. Municipalisme participatif : un pas en avant vers l’émancipation sociale ?
      4. L’arnaque du capitalisme vert
      5. Cartographie de nos bleus
      6. Cantine et concert à l’Étuve
      7. Cantine solidaire à La Lézarde

1. Le 14 mars : rallumer l’étincelle, reprendre les Champs-Élysées

Appel aux Gilets jaunes, travailleurs, lycéens, étudiants, écologistes, féministes, etc.

Un an et demi après l’irruption du mouvement des Gilets jaunes, la grogne reste diffuse et partagée. Chaque déplacement d’un membre du gouvernement s’accompagne d’une perturbation. Macron est pris pour cible au-delà des frontières du territoire hexagonal. Les représentants du pouvoir ne peuvent plus apparaître publiquement sans être hués. Plus personne n’est dupe de l’escroquerie de La République en marche : un parti comme les autres, au service des possédants et des dominants. Aujourd’hui, presque aucun secteur n’est épargné par l’attaque frontale d’un néolibéralisme qui ne se dissimule plus et affiche fièrement son objectif de nous appauvrir au profit des plus riches.

Néanmoins, les colères sont trop souvent localisées et isolées. La force du mouvement des Gilets jaunes a été de poser le gilet jaune comme un signifiant, un cri de ralliement, un objet commun de la révolte qui sommeillait. Après des semaines, si ce n’est des mois, à être mis en échec et à subir l’encadrement policier, il apparaît nécessaire de reposer l’évidence d’un ciblage des lieux de pouvoir afin de donner une orientation tactique à la contestation. Là où les Gilets jaunes ont fait trembler la structure de l’État et des institutions, en contraignant le gouvernement à un recul (provisoire), le mouvement contre la réforme des retraites a vérifié que le nombre n’est pas une donnée suffisante pour soutenir le rapport de force.

Dorénavant, il s’agit de nous poser les questions vitales qui conditionnent notre capacité à sortir de l’apathie, à relever la tête, en regardant droit dans les yeux ce gouvernement et en annonçant la couleur à celui qui suivra. Désirons-nous rester sagement là où le pouvoir nous enferme ou voulons-nous aller au plus près des endroits où se prennent les décisions qui affectent nos vies ?

Le 14 mars 2020 s’annonce comme un acte décisif, non pas qu’il faille le penser comme une finalité, mais dans ce qu’il offre comme possibilité pour rouvrir un horizon où la lutte se pense en-dehors des frontières imposées à la fois par les positions sociales que tout un chacun occupe et par les normes sociales qui cadenassent nos conduites. Reprendre les Champs-Élysées, c’est poser la volonté de se défaire de l’attendu, d’être là où la bourgeoisie ne nous veut pas et réaffirmer que la plus belle avenue du monde appartient à celles et ceux qui font fonctionner la société et assurent sa reproduction. Nous avons conscience de notre force sociale, et des effets que nous pouvons provoquer lorsque nous agissons en commun dans le même but.

Sur nos lieux de travail, dans nos lycées et nos facultés, nos villes et nos quartiers respectifs, il est temps de nous détacher des vieilles formes de la contestation pour reprendre la route de l’invention émancipatrice. Ensemble, nous sommes forts, et cette force ne peut être éteinte par la répression, qui n’a d’autre objectif que de nous effrayer et nous éloigner de nos revendications initiales de justice sociale, économique, fiscale et écologique. Reposer ces questions dans l’espace public est un impératif pour formuler politiquement la question de notre rapport à l’alternative que depuis plus d’un an nous développons d’ores et déjà à différentes échelles : des solidarités partout sur le territoire, sur les ronds-points et ailleurs, cibles permanentes de la police de Macron, des résistances collectives face à la répression, des idées qui se sont expérimentées dans les assemblées et les occupations, bref, la démocratie à la base et un sens tactique de l’intervention politique.

Alors, faisons du 14 mars une date pour relancer la prise d’initiative, par des assemblées locales ou d’autres formes d’organisation. Anticipons les coups de l’ennemi, soyons créateurs, tout en étant attentifs à ses mouvements.

Cette date n’est pas une fin, mais une étape. Le 1er mai 2020 sera la suivante, d’ici là, reprenons les Champs-Élysées, rallumons la flamme et la nécessité d’unifier nos colères pour dessiner un horizon commun.

Publié sur Acta

2. Pour la Commune, par Raoul Vaneigem

“Le combat de la Commune est celui de la générosité humaine contre la dictature du profit. Nous n’allons pas tolérer que le capitalisme mondial et le calcul égoïste pollue notre environnement et notre conscience humaine. L’aide aux plus démunis relève des assemblées populaires non de la froide juridiction étatique et de ses souteneurs xénophobes, racistes, sexistes. L’élan de la solidarité porte à une irrépressible et insolite sensation : la vie va si vite que nous n’avons plus le temps de mourir. L’insurrection est une cure de santé”.

Lire la suite: https://lavoiedujaguar.net/Pour-la-Commune

3. Municipalisme participatif : un pas en avant vers l’émancipation sociale ?

Phénomène encore marginal lors des précédentes élections municipales, la constitution de nombreuses listes dites « participatives » ou « citoyennes » pour le scrutin de 2020 marque une tendance semblant ancrer un regain d’intérêt et une reconsidération de la politique à l’échelon local. Souvent présenté comme une volonté de revaloriser la parole des citoyens et de remettre le pouvoir entre les mains des habitants des villes et des communes, le municipalisme participatif serait ainsi une avancée vers une nouvelle manière de gouverner, plus démocratique mais aussi plus respectueuse de valeurs sociales ou environnementales.

L’essor de cette participation citoyenne puiserait son inspiration d’appels multiples à s’emparer du pouvoir local et à dépasser le cadre habituel du modèle représentatif largement décrié pour ses lacunes en terme d’écoute et de prise en considération démocratique. Sont ainsi souvent citées comme références les mouvements assembléistes refusant une hiérarchisation de leur mode de fonctionnement tels ceux des Indignés en Espagne ou d’Occupy Wall Street aux États-Unis, les mouvements français des Nuits debouts ou des Gilets Jaunes avec la tenue des Assemblées des assemblées ou la proposition de Référendums d’Initiative Citoyenne (RIC).

Pour autant, si la prise de conscience que la possibilité d’agir et de changer les choses ne peut vraisemblablement se faire au niveau étatique – le récent passage de la réforme des retraites au 49.3 n’étant que la dernière illustration d’une longue tradition d’autoritarisme et d’abus de pouvoir gouvernemental face aux revendications sociales et populaires – celle de s’organiser au sein même de l’institution peut présenter de sérieuses limites et incohérences. Et malgré l’aspect qui paraîtrait au premier abord plutôt réjouissant de vouloir amener un peu d’air frais au sein de l’instance réputée la plus proche de la population, il importe de creuser plus amplement la question.

Une partie des listes participatives s’est constituée dans le sillage de mouvements horizontaux de contestation large, de luttes locales prenant comme points de départ le refus de projets d’aménagements jugés nuisibles ou la fermeture de services publics, ou plus simplement en opposition à d’inlassables reconductions de mandats et prises de décisions sans concertation issues des précédents conseils. Là où une contestation était présente localement afin de faire pression sur les élus, il s’agit dorénavant de se faire élire soi-même afin de prendre les rênes en main. Le risque ici, en invitant les gens à se réapproprier leur destin par une participation aux rouages institutionnels, est bien de s’assujettir aux exigences et contraintes de ceux-ci pour au final porter plus d’intérêt au rythme des échéances électorales plutôt que d’agir dans la vie quotidienne. De surcroît, et les exemples ne manquent pas, le potentiel de rupture qui pouvait émerger de mobilisations spontanées et auto-organisées, une fois celles-ci tombées dans la normalisation de l’institution, ont dans leur immense majorité vu leurs exigences politiques et leurs revendications s’étouffer.

D’autre part, la nécessité de représentativité inhérente au modèle électoral fait que bon nombre de programmes peuvent se retrouver dès leur élaboration édulcorés – si ce n’est dépolitisés – ou bien même réduits à une simple déclaration de façade participative incitant les citoyens à donner leur avis pour des projets déjà tout tracés. Une liste participative ne peut pourtant faire l’économie d’une critique fondamentale d’un système qui entretient les inégalités et injustices, ni ne s’engager à les combattre. Et la seule garantie de se présenter avec la volonté de recueillir les avis de chacun dans des commissions ou groupes de travail, quand bien même ils seraient pris en compte, ne suffit pas à s’affranchir de reproduire ces dernières une fois élu. Les exemples de la liste participative catalane Barcelona en Comú poursuivant la chasse aux vendeurs immigrés à la sauvette ou celle grenobloise d’Eric Piolle coupant l’eau et l’électricité à des squats hébergeant une population en grande précarité laissent ainsi songeurs…

Et au delà des limites légales imposées par le pouvoir restreint des communes, notamment happées par les communautés d’agglomération, et la faible latitude laissée face à la main mise centralisatrice de l’État, c’est bien le risque de se heurter à une incapacité toute tracée de ne pouvoir réaliser que de maigres avancées et de se retrouver ainsi découragé à poursuivre un engagement plus profond. Les volontés d’installer quelques producteurs bio ou de limiter la production de déchets au niveau d’un village, même si l’on ne doute pas de la pertinence de tels projets, font ainsi bien pâle figure face au changement climatique causé par la dévastation industrielle capitaliste. L’importance du propos ne réside alors pas dans le fait de questionner la pertinence du petit-geste-qui-peut-sauver-la-planète très prôné par certains, mais bien dans celui de ne pas se laisser intégrer dans le fonctionnement et la logique qui la détruisent.

Ainsi, si agir et s’organiser localement de manière large, directe, et horizontale semble une voie primordiale vers la perspective d’une société émancipée, se restreindre à ne pas dépasser le cadre donné, à ne pas porter son action et sa réflexion en dehors, et face à l’institution, ne restera qu’une tentative vaine de réaliser de réels changements. De nombreuses initiatives éparses et contre-pouvoirs existent et restent à consolider afin de développer une forme politique capable de porter chaque individu au-delà des limites du système actuel. Espérons toutefois que les idéaux du municipalisme participatif ne se borneront pas à de simples annonces électorales mais seront réellement expérimentées dans un esprit de rupture et d’innovation.

Article tiré de l’Épisode Cévenol 11. En ligne ici.

4. L’arnaque du capitalisme vert

En ces temps inquiétants de changement climatique et de crise environnementale, il est pourtant rassurant d’identifier quelques lueurs d’espoir à l’horizon. Il y a les grands mouvements contre l’injustice climatique, comme l’Extinction Rebellion (XR). Il y a Greta Thunberg avec son message de réveil aux pollueurs de notre atmosphère. Et il y a la promesse en 2020 d’un New Deal pour la nature, où la communauté mondiale se réunira enfin en Chine pour résoudre les graves problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.

Malheureusement, il devient de plus en plus évident que ces lueurs d’espoir sont trompeuses et font partie d’un spectacle immense et inouï de « greenwashing », un marketing de technologies « clean » et « renouvelables » qui nous mènera vers une « quatrième révolution industrielle » et donc la destruction continue de la nature au nom du profit. Le but n’est pas de « sauver la planète » mais de relancer l’économie mondiale sur une nouvelle base permettant de sauver le système capitaliste.

L’une des demandes principes de l’Extinction Rebellion, par exemple, est la « neutralité carbone ». Mais, en réalité, celle-ci sert à justifier et à compenser la pollution plutôt qu’à la réduire. Des entreprises peuvent acheter des crédits carbone, c’est-à-dire le droit à polluer.  Comme l’explique Kim Hill: « Sous couvert d’un tel concept, une économie supposément neutre en carbone continue d’extraire et d’utiliser des combustibles fossiles, tout en générant des profits massifs pour des entreprises liées à ce marché du carbone ». (i) Derrière cette mouvance, née en Angleterre, on voit une tentative de récupérer et détourner la contestation écologiste vers un soutien du capitalisme vert. Ce n’est pas anodin que les chefs de « XR » aient lancé, puis très vite retiré, face à une révolte dans leurs rangs, un site web « XR Business », où l’on a vu que ces « rebelles » avaient le soutien de tout un monde d’investisseurs, de gestionnaires de fonds et d’autres « business leaders ».

Comme les militant-e-s XR de base, Greta Thunberg avec son sincère engagement pour le climat a sûrement de bonnes intentions, mais comment a-t-elle été si vite propulsée dans une position lui permettant de donner des leçons au Forum économique mondial et à l’ONU, d’être à la Une de tous les grands médias, d’être accueillie par Barack Obama, Christine Lagarde et Emmanuel Macron ? A noter que dès ses débuts, lors de sa « grève » solitaire sur le trottoir de Stockholm, elle a été médiatisée par un professionnel des relations publiques à New York et filmée pour un documentaire anticipant le grand succès de sa petite campagne artisanale.

Le « New Deal pour la Nature » est un accord international qui réunit les entreprises, les institutions financières et les ONG les plus puissantes du monde et qui doit être finalisé lors de la conférence de la Convention sur la diversité biologique en Chine en octobre 2020. (ii) Parmi les propositions : doubler les « aires protégées » du monde afin qu’elles couvrent 30% des terres et des océans du globe. Mais si la pollution au mode de production du système capitaliste continue en dehors de ces « aires » quel en est le sens? En plus, ce New Deal veut placer sous gestion internationale des zones riches en ressources actuellement habitées par des peuples autochtones. Pour faire quoi?

Le World Wide Fund for Nature (WWF), qui promeut ce New Deal, est l’un des fondateurs du We Mean Business, une coalition dans « l’action climatique » qui représente 477 investisseurs avec 34 billions de dollars d’actifs. Il est à craindre que le véritable objectif des « aires protégées » soit d’expulser les gens de leurs terres pour exploiter les ressources nécessaires à l’alimentation de l’énergie dite durable, de l’intelligence artificielle et des villes « intelligentes ». Stephen Corry de l’ONG Survival International nous prévient: « C’est un nouveau colonialisme, le plus grand accaparement de terres au monde, soi-disant “vert” et censé sauver le monde – un très gros mensonge » . (iii)

Présentation et débat sur l’arnaque du « capitalisme vert » à La Lézarde, 66 Grand’rue, Saint-Jean du Gard, 18h le vendredi 20 mars. Suivi d’un repas partagé.

i. https://bit.ly/39oNPW8
ii. https://bit.ly/3avA2Nv
iii. https://bit.ly/2PQl2Sy

Article tiré de l’Épisode Cévenol 11. En ligne ici.

5. Cartographie de nos bleus

Samedi 14 mars à 18h – présentation et discussion à La Lézarde, St-Jean-du-Gard. Aude Vincent est géologue, féministe, circassienne et auteure. Elle vient présenter son premier roman, Cartographie de nos bleus. Parce qu’il y a trop peu de mots contre les violences conjugales, parce que les statistiques sont effarantes, et que les chiffres ne disent pas les vies malmenées, le deuil des disparues, la force des survivantes. Pour refléter la diversité des femmes qui peuvent être touchées, ce roman met en scène six héroïnes d’origines et de milieux différents.

6. Cantine et concert à l’Étuve

Dimanche 15 mars: Cantine et concert à l’Étuve, lieu collectif et autogéré, Route de Ganges, Pont d’Hérault (30).

En soutien à la caisse de solidarité de l’association “Les 400 coups” pour aider des mômes en galère à partir en colo ! http://www.les400coups-colo.fr/

On mange à partir de midi, à 14h on danse avec
Red Fish (pop-rock blues, Le Vigan) et puis il y aura des crêpes et un petit bar…

Garez vous bien, et laissez chien-chien à la maison.
Entrée sur Adhésion Libre.

7. Cantine solidaire à La Lézarde

Samedi 21 mars à partir de 12h. Cantine solidaire à La Lézarde de St-Jean-du-Gard. Fin de mois difficile, retard de paiement RSA, facture imprévue ou réparation automobile hors de prix, étant donné les difficultés financières rencontrées par un grand nombre de gens, nous souhaitons mettre en place une cantine solidaire à prix libre dont la recette sera reversée aux personnes en galère. Un fonctionnement collectif sera mis en place et chacun pourra bénéficier et organiser ces évènements.

18 février 2020

      1. Essayer la dictature ? Non merci !
      2. Jeudi 20 février : tous et toutes dans la rue !
      3. La Lézarde, St Jean du Gard
      4. Emma Goldman : samedi 22 février
      5. Cantine sans frontières : samedi 29 février

1. Essayer la dictature ? Non merci !

Ça fait maintenant 15 mois que les Gilets Jaunes se révoltent contre la politique néfaste et néolibérale d’Emmanuel Macron. Et ce mouvement, en dépit de son essoufflement hebdomadaire que nous annoncent les médias dits « grands », a déclenché une « giletjaunisation » ahurissante de la société hexagonale.

Au sein de la lutte contre la réforme des retraites, à côte des cheminots et des dockers, on a vu des médecins qui ont jeté leurs blouses blanches, des enseignants leurs manuels scolaires, des avocats leurs robes. Des chanteurs d’opéra et des danseurs de ballet ont fait la grève, tout comme les salariés des palais de Versailles et du Louvre.

Et la réponse de Macron et sa bande de démocrates ? Ils ont écouté ? Ils ont changé de cap ? Mais bien sûr que non. Ils continuent avec les mêmes propagandes médiatiques, les mêmes argumentations lacrymogènes et flash-balliennes qui ont si bien convaincu la racaille jaune. Monsieur le Président le prend très mal quand on l’accuse de diriger une dictature, mais il nous faut quand même constater « de manière séditieuse » que l’on n’en est pas loin.

Le niveau des violences policières contre manifestants, grévistes, lycéens et journalistes indépendants reste, en soi, grave. Par exemple, la manifestation nationale des Gilets Jaunes à Montpellier le 1 février 2020 a été vite nassée par les flics et à partir de ce moment, les tabassages et les arrestations se sont multipliés. Il y a eu plusieurs blessés dont au moins un grave. Si on combine cette réalité physique avec les dénis, les obscurcissements et les auto-justifications douteuses des responsables, on se retrouve en face d’un système qui n’est peut-être pas fasciste au sens classique, mais qui est sans doute de plus en plus fascisant. Même le coup de dénoncer certaines critiques libertaires du régime comme « des discours politiques extraordinairement coupables », comme l’a fait Macron, nous dévoile un état d’esprit profondément autoritaire, qui veut assimiler la dissidence au crime.

Il y a ceux, heureusement, qui résistent à ce tournant liberticide. La défense collective Gilets Jaunes Cévennes-Garrigue est une coordination de groupes anti-répression d’assemblées Gilets Jaunes de différentes villes. Sur leur site [https://defensecollective gj.noblogs.org] ils annoncent : « Nous avons décidé de nous organiser pour ne laisser personne seul face à la justice d’abattage et la brutalité policière. Nous avons organisé une caisse de solidarité, des événements pour la remplir, pris contact avec des avocats, préparé la défense collective d’inculpés, organisé des rassemblements tant lors des gardes à vue, que pendant des procès et devant les prisons… »

Ici à Saint-Jean du Gard on a déjà pu « essayer la dictature », comme nous le conseille M. Macron, avec la fameuse interdiction, l’été dernier, de tout tractage « non-autorisé ». Si l’arrêté municipal a été finalement retiré, il faut espérer que les instincts autocratiques qui l’ont engendré ne s’éternisent pas, comme une moisissure macronienne, sur les murs de notre Mairie.

Article tiré de l’Épisode Cévenol 10

2. Jeudi 20 février : tous et toutes dans la rue !

Tous et toutes en grève et dans la rue le jeudi 20 février !

Nous appelons à faire de celle du 20 Février une journée de grève massive, joyeuse, fière et déterminée !

Nous n’avons pas dit notre dernier mot, on est toujours pas fatigué-es et pas prêt-es de l’être !

Elargissons le mouvement, restons plus déterminé-es que jamais !

* 10h à la sous-préfecture d’Alès
* 14h30 aux Jardins de la Fontaine, Nîmes

3. La Lézarde, St Jean du Gard

MERCREDI 19 FÉVRIER À 20H – CINÉCLUB
avec un repas partagé à 19h. Film à 20h.

Ceddo , de Ousmane Sembène, 1 977, 1 20min, Sénégal
Le film se situe au 17ème siècle au moment où l’islam et le christianisme pénètrent l’Afrique de l’Ouest. Pour les deux religions, tous les moyens sont bons pour remplir la mosquée ou l’église : armes à feu, alcool et pacotille de toute sorte. L’imam, après avoir converti la famille royale et les grands dignitaires, se heurte au refus des “Ceddos”, le peuple. Pour eux, adhérer à une religion étrangère, c’est renoncer au spiritualisme africain.

SAMEDI 22 FÉVRIER À 18H – PRÉSENTATION DU LIVRE “CAUSE ANIMALE, CAUSE DU CAPITAL”

En reprenant le fil de l’industrialisation de l’élevage depuis le XIXè siècle et ses liens historiques avec la «cause animale», Jocelyne Porcher développe l’idée selon laquelle il y aurait une collusion d’intérêts entre les industriels des biotechnologies et les «défenseurs» des animaux pour imposer une agriculture sans élevage.
Pour l’ancienne éleveuse, aujourd’hui chercheuse à l’Inra, il est pourtant possible de sortir les animaux des systèmes industriels qui les massacrent en pratiquant l’élevage, cet art complexe de la relation aux animaux et à la nature.

4. Emma Goldman : samedi 22 février

Le 22 février 2020 à 19h00, à La Rétive, 42, rue du faubourg d’Auvergne, 30100 Alès.

Emma Goldman, une anarchiste au temps des révolutions, présentation par la cotraductrice de cette autobiographie Jackie Reuss, avec lectures et discussion Présentation de l’autobiographie d’Emma Goldman Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions, L’Échappée, novembre 2018, avec Jackie (cotraductrice). Avec lecture de textes et discussion, suivies d’un repas (auberge espagnole)

https://laretive.info/

5. Cantine sans frontières : samedi 29 février

Cantine sans frontières, Samedi 29 février à partir de 12h30 à la Rétive à Alès (42, rue du Fbg d’Auvergne).

Au menu de la cantine ce mois-ci, avec : menu Algérien et Centrafricain : Salade méditerranéenne, Saka-saka (bœuf en sauce), Semoule et Lait fermenté !

Nous rappelons que l’argent récolté lors des Cantines sans frontières est destiné à être reversé à des personnes ne bénéficiant, pour la très grande majorité et du fait de leur situation administrative irrégulière,
ni de la possibilité de travailler légalement, ni de celle de percevoir une quelconque aide sociale. Cela signifie dans le monde capitalisé que nous connaissons toutes et tous rencontrer de très grandes difficultés
pour se loger, se nourrir où acheter n’importe quel bien de consommation de la vie courante. Les Cantines sans frontières sont un moyen de s’en sortir collectivement et sont organisées avec les personnes concernées. Elles sont aussi un moment de rencontre, d’échange et de convivialité.

Toujours et encore, venez nombreux et faîtes passez l’info !

https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/

14 novembre 2019

      1. GJ, il n’y aura pas d’après
      2. Trois appels pour un an de lutte
      3. Rien n’a changé…
      4. Legalteam pour ce week end d’anniversaire
      5. La Lézarde
      6. A propos d’Extinction Rebellion

1. GJ, il n’y aura pas d’après

Novembre 2019 est arrivé, avec dans son sillage l’anniversaire des GJ. Ceux qui parlaient d’essoufflement en janvier, puis au printemps, puis pendant l’été, n’ont toujours pas compris l’essence du mouvement, qui, de part son ADN, ne peut se terminer.

A chaque mouvement social sa temporalité, sa spécificité et sa façon de se terminer. Quelques mois après une grosse grève, des manifestations massives ou des soulèvements populaires, les experts médiatiques et politiques enveloppent la séquence dans du papier journal et la rangent dans les archives de l’Histoire.
On en reparle alors au passé, en en analysant les conséquences.

Avec les Gilets Jaunes, il ne sera pas possible d’en faire autant. Car analyser l’après GJ signifierait que le mouvement GJ est terminé. Hors, nous sommes des milliers, des dizaines de milliers même, à savoir qu’il ne sera jamais terminé.

Pourquoi ? Parce que les Gilets Jaunes ne sont pas un énième mouvement de grève ou de manifestations. Les personnes qui se sont impliquées depuis 11 mois dans cette dynamique ne retourneront jamais à leur vie d’avant.

Les Gilets Jaunes n’ont pas vécu un mouvement social mais ont vécu une rupture dans leur vie. Une rupture du train train quotidien imposé par la société de consommation. Une rupture dans la façon de se voir par rapport aux autres. L’idée que des liens autres que professionnels ou familiaux sont possibles. Que l’atomisation voulue et forcée de cette société ultra libérale n’est pas une fatalité.

Une rupture également face aux pouvoirs : politique, économique et policier. Des milliers de personnes ont été blessées, arrêtées, condamnées, insultées et méprisées. Toutes ces personnes ont vu les mécanismes en place pour sauver les intérêts de quelques uns. Mécanismes de stigmatisation, d’exclusion et de terreur permanente. Pour beaucoup, la police n’est plus cette institution censée protéger les citoyens. La justice n’est plus cette institution censée punir les personnes malhonnêtes.

Les Gilets Jaunes ont compris, parce qu’ils ont du l’expérimenter dans leur corps et dans leur vie, que les institutions sont désormais utilisées par les puissants pour protéger leurs acquis et leurs richesses, pour empêcher tout changement radical de la société.

Cette prise de conscience, ce changement de regard, il ne pourra plus jamais disparaitre. On ne retourne pas dans l’obscurité d’une caverne après en être sorti et avoir vu la lumière du soleil.

Il n’y a pas d’après. Car il n’y a pas de fin. Les Gilets Jaunes sont en perpétuel mouvement. Une dynamique des corps et des esprits. Sur les rond points, dans les cabanes, lors des blocages, dans les manifestations, les GJ se rencontrent et se découvrent. Ils ne sont pas figés sur des principes théorisés par d’autres. Chaque rencontre, chaque discussion, chaque action fait évoluer ces personnes.

Il n’y aura pas d’après. Car les Gilets Jaunes sont dans le présent. Car les Gilets Jaunes font le présent.

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2. Trois appels pour un an de lutte

Après trois jours d’échanges, la IVe Assemblée des assemblées (AdA) des Gilets jaunes, réunie du 1er au 3 novembre à Montpellier, s’est conclue par la validation de trois appels que nous relayons ici. Plus de 600 personnes représentant plus de 200 groupes locaux se sont réunies en plénière, à partir de sujets proposés par les assemblées locales, pour voter, de manière consultative, ces textes.

APPEL N°1
Pour l’anniversaire des 16 et 17 novembre

Les délégués de plus de 200 groupes de Gilets jaunes venus de toute la France, réunis en assemblée des assemblées du 1er au 3 novembre 2019 à Montpellier, appellent l’ensemble de la population à exprimer partout sa colère à l’occasion de la date anniversaire du soulèvement des Gilets jaunes les 16 et 17 novembre 2019.

Un an après l’apparition des Gilets jaunes, ce sont désormais des peuples du monde entier qui se soulèvent contre des gouvernements comparables au nôtre. Montrons-leur, en même temps qu’à nos propres gouvernants, que nous sommes toujours là et que nous nous battons pour les mêmes causes. Actions contre les profiteurs de tous ordres, comme des ouvertures de péages, des blocages de l’économie bancaire, des flux de marchandises ou de la consommation de masse. Actions contre les violences sociales, policières et judiciaires afin de dénoncer publiquement ceux qui en sont directement responsables ou relaient leurs mensonges et d’exiger que cette situation cesse. Actions aux côtés de l’ensemble de la population, sur les ronds-points ou les marchés, dans les lieux publics ou privés, afin de retrouver et de reconstruire la solidarité populaire, et peut-être bien plus que ça.

L’AdA appelle également à entraver le périphérique parisien afin que les personnes souhaitant monter à Paris puissent avoir un point de rassemblement, et cela sans exclure d’autres actions. Tout cela se prépare déjà dans les villes régionales, dans la capitale, ou dans les zones plus reculées. C’est pourquoi nous prenons le pari que si nous multiplions, ces mêmes jours, les interventions dans tout le pays, nous pourrons faire enfin entendre à nos oppresseurs que le peuple s’est réveillé, et que leur règne touche à sa fin.

Les 16 et 17 novembre, certains s’apprêtent déjà à répondre à cet appel depuis leur village, d’autres choisiront de monter à la capitale ou dans des grandes villes. Cette diversité est déjà ce qui fait notre force. Mais c’est bien l’ensemble de la population que nous appelons aujourd’hui à se mobiliser sur ces dates pour faire enfin triompher les exigences universelles de justice sociale et écologique et de véritable démocratie.

APPEL N°2
Pour la grève du 5 décembre

L’AdA réunie à Montpellier ce jour estime, après une année de mobilisation acharnée, que la situation est à un tournant. L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas. Il faut un rassemblement du peuple français dans toutes ses composantes : paysans, retraités, jeunes, artistes, personnes en situation de handicap, petits artisans, ouvriers, chômeurs, précaires, travailleurs du public comme du privé…

Nous avons cette occasion à saisir, à partir du 5 décembre, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs seront en grève et en assemblées générales pour la reconduire jusqu’à la satisfaction de nos revendications. L’AdA de Montpellier appelle les Gilets jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles !

La défaite du gouvernement sur sa réforme des retraites ouvrirait la voie à d’autres victoires pour notre camp. Tous dans la rue à partir du 5 décembre, en grève ou sur le rond-point ou en action de blocage !

APPEL N°3
Dédicace des Gilets jaunes à l’international

Nous, Gilets jaunes de toute la France, nous adressons à tous les peuples en révolte ! À l’occasion de l’anniversaire de notre mouvement les 16 et 17 novembre, nous dédions notre fête à tous les soulèvements populaires dans le monde.

Depuis un an, nous, Gilets Jaunes, nous sommes soulevés pour la justice sociale, la justice fiscale, la justice écologique, la démocratie directe, la liberté et la dignité, pour devenir maîtres de notre avenir. Un an après, de nombreux soulèvements ont lieu partout dans le monde : Chili, Irak, Catalogne, Liban, Hong-Kong, Algérie, Équateur, Soudan, Colombie, Haïti, Guinée-Conakry, etc.

Nous nous sentons frères et sœurs et alliés de ces mouvements. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et l’arrêt de la répression étatique. Nous vivons dans un système globalisé et impérialiste. Pour changer les choses, nous devons donc agir tous ensemble. En s’alliant, les peuples en révolte pourront transformer leurs conditions de vie. Nous appelons, dans un premier temps, à agir en commun sur le week-end des 16 et 17 novembre et à créer et renforcer des jonctions entre les peuples en lutte.

Les 16 et 17 novembre, nous fêterons l’anniversaire de notre soulèvement. Nous le dédions à toutes les révoltes en cours dans le monde, à tous nos alliés dans la révolte planétaire en cours. Nous serions heureux de le célébrer en solidarité et le partager avec les peuples en révolte partout dans le monde.

Nous vous invitons à fêter cet anniversaire avec de premières actions communes, notamment par des banderoles conjointes reprenant les hashtags : #RevolutionEverywhere, #QueSeVayanTodos, etc.

Les peuples du monde entier veulent la chute du système !

Des Gilets jaunes de toute la France, réunis dans l’Assemblée des assemblées
à Montpellier le week-end du 1er-3 novembre 2019.

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3. Rien n’a changé…

Rien n’a changé…

1 an après, on est toujours là!

L’essence ? Toujours plus chère !

Les factures ? Toujours plus élevées !

Les salaires ? Toujours aussi minables !

Les prestations sociales ? Certaines ont baissé et puis c’est toujours le parcours du combattant pour les toucher et pour les conserver !

Le 10 c’est déjà la fin du mois.

On arrive pas à se soigner correctement.

Si on a un travail, on gagne juste assez pour pouvoir retourner travailler :

ON VIT PAS, ON SURVIT !

C’est toujours autant la galère et avec les réformes à venir, ça va empirer: ils prévoient de s’attaquer à tout?: les retraites, le chômage, les APL…si on se laisse faire, les attaques à nos conditions de vie vont pleuvoir !

Nous, on veut plus de ce système qui nous broie, pour le bénéfice de ceux qui nous exploitent : ON VEUT VIVRE ET VIVRE BIEN !

On veut reprendre le pouvoir sur nos vies !

ALORS, ON RECOMMENCE !

On bloque ici, et on bloquera la bonne marche du système, partout où on pourra.

On manifestera notre colère, dans la rue, comme depuis des mois.

On se battra, toujours, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !

Tout le monde en manif, en actions, sur les ronds-points les 16, 17… novembre 2019 !

Parce que plus on sera nombreux, plus on a de chances d’y arriver !

Samedi 16/11 – Alès Rond-point de la route de Bagnols
2h pour un pic-nic et le soir pour une nuit jaune.

Samedi 16/11 – Montpellier à la Comédie
14h Manifestation régionale – 1 An De Lutte 1 An De Combat !

Dimanche 17/11 – Alès Rond-point de la 2×2 à partir de 8h

On se réinstalle !!!

Assemblée Alès – tous les lundis

19h bourse du travail (place Georges Dupuis – Rochebelle)

Page FaceBook : Gilets Jaunes Alès
Groupe FaceBook : Gilets Jaunes Alès Déters & Solidaires
Mail : gj_ales@riseup.net

4. Legalteam pour ce week end d’anniversaire

Pour les « un an » du mouvement de nombreuses actions sont prévues. Une legalteam sera ouverte pour tout le week end, principalement pour les Gardois, Cévenols et les GJ des zones proches du Gard. Si vous êtes témoins d’une arrestation ou si un de vos proches est en garde à vue, n’hésitez par à contacter le 06.27.67.86.09.

Sur les rond-points, en action ou à la manifestation de Montpellier, la défense collective conseille de préparer ses garanties de représentation, de prendre l’avocat de permanence (de préférence Karim Derbal sur Alès), de voir le médecin (attention à ne rien lui dire de compromettant, ce n’est pas un gilet jaune !). Des rassemblements seront organisés devant les commissariats en cas d’arrestation et devant les tribunaux en cas de comparutions immédiates. Nous nous mettrons aussi en contact avec les avocats de permanence pour transmettre les garanties de représentation et vous fournir un avocat efficace.

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5. La Lézarde

Programme de La Lézarde, 66 Grand’rue, St-Jean-du-Gard.

DIMANCHE 17 NOVEMBRE À PARTIR DE 16H30 FÊTE UN AN D’EXISTENCE, ÇA SE FÊTE !

On vous accueille autour d’un gouter et d’un diner arrosés de chansons, contes et poèmes pour faire un petit bilan des réussites et des échecs, débattre, s’engueuler, papoter, rigoler… jusqu’à épuisement !
Repas concocté par une équipe de choc. Amenez vos meilleurs boissons.

MERCREDI 20 NOVEMBRE À 20H CINECLUB

CINÉCLUB avec un repas partagé à 1 9h. Film à 20h. LA BATAILLE D’ALGER, de Gillo Pontecorvo, 1 966, 121 min. En 1957, en Algérie, le peuple, soutenu par le FLN, se révolte contre l’occupant français. Des deux côtés, des méthodes extrêmes sont utilisées : la torture par l’armée française et le terrorisme par les algériens en révolte contre le pouvoir en place. La guerre n’épargnera personne. Dans le quartier de la Casbah d’Alger, un ancien délinquant, Ali La Pointe, refuse de stopper le combat, même quand la situation semble désespérée. De son côté, le colonel Mathieu essaye tant bien que mal de mener sa mission, quitte à utiliser des moyens drastiques…

SAMEDI 23 NOVEMBRE À 18H DISCUSSION

Les ÉDITIONS DU COUAC vous invitent à une discussion à partir de leur livre « NI OR NI MAÎTRE, MONTAGNE D’OR ET CONSORTS » publié en septembre 2019. Partant du projet minier de la Montagne d’or en Guyane et des luttes qui s’y opposent, le livre « Ni or ni maître » analyse les dessous de ce dossier et le connecte aux dynamiques sociales et aux logiques industrielles. Traversant les frontières et les océans, cet ouvrage permet d’aborder certaines des conséquences et des mécanismes inhérents à l’extraction minière, ainsi que des résistances en cours. Nous souhaitons discuter et réfléchir ensemble aux possibilités que nous avons de vomir les poisons que les industries et l’État nous font gober. Ici, dans les Cévennes, force est de constater que les nuisances des mines n’ont rien d’exotique puisque nous les absorbons quotidiennement, plus où moins paisiblement, dans un silence de plomb. À défaut de pépites d’or, nous vous offrirons l’arsenic, le cadmium et le plomb de notre délicieuse eau courante. Concernant les victuailles, n’hésitez pas à emmener de quoi faire un repas partagé après la discussion.

BIBLIOTHÈQUE LES MARDIS ET SAMEDIS DE 11 H À 13H
Permanences de la bibliothèque, pour emprunter livres, dvds, discuter autour d’un café…

6. A propos d’Extinction Rebellion

Le secteur des grandes entreprises, avec son réseau de think-tanks, de groupes de pression (lobbies), d’associations commerciales, de fondations « philanthropiques », de forums et sommets mondiaux et d’organisations environnementales corrompues, oriente le « mouvement climat » en direction de ses propres intérêts depuis plus de dix ans.

Le but du « mouvement (pour le) climat » est au bout du compte de promouvoir la perpétuation et l’expansion du système industriel, la domination du monde de l’entreprise, ce qui s’oppose directement aux objectifs de tout mouvement écologiste digne de ce nom : démanteler le système économique, protéger et régénérer la nature sauvage. Les Rebelles sont des lobbyistes d’entreprises — mais bénévoles. Les industriels ont réussi — réussissent — à détourner une partie des inquiétudes et des colères populaires qui s’expriment à leur encontre, et à les rediriger de manière à ce qu’elles soutiennent tout de même le système qui les génère — qu’elles devraient chercher à démanteler.

Au cœur de l’équipe dirigeante d’Extinction Rebellion se trouvent des lobbyistes professionnelles : Gail Bradbrook et Farhana Yamin, notamment.

Que ces personnes soient à la tête du mouvement Extinction Rebellion signifie clairement que le mouvement n’a pas été coopté par des intérêts industriels en cours de route, mais qu’il a été conçu, dès l’origine, comme une campagne de propagande. Il s’agit exactement de ce que désigne l’astroturfing. Les bonnes intentions et les efforts de plusieurs milliers de rebelles valent bien peu dès lors que ce sont ces personnes-là qui mènent la danse.

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30 septembre 2019

      1. Journée d’action pour la libération des GJ enfermés
      2. Gilets Jaunes, gardons l’autonomie de notre lutte !
      3. La Lézarde
      4. Révolte paysanne
      5. Réunion publique, St Hippo

1. Journée d’action pour la libération des GJ enfermés

Dans le cadre de l’appel à une journée d’action pour la libération des prisonniers issu des rencontres de Toulouse, les Gilets Jaunes appelent à un rassemblement devant la prison de Nîmes (131 chemin de Crezan) vendredi 4 octobre à 18h. Pour la libération des Gilets Jaunes enfermés et contre la police, la prison et la justice de classe.

De plus, ils appelent à faire de l’acte 47 de Montpellier une journée de lutte contre la répression et pour la liberté des GJ enfermés.

Une vidéo d’appel a été faite pour la journée d’action et une vidéo locale précise les rendez-vous dans la région.

https://defensecollectivegj.noblogs.org/post/2019/09/28/journee-daction-pour-la-liberation-des-gj-enfermes-4-et-5-octobre/

2. Gilets Jaunes, gardons l’autonomie de notre lutte !

Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement sans chef et sans représentant. Depuis le 17 novembre, nous nous sommes soulevés de manière spontanée et autonome, provoquant une situation quasi insurrectionnelle en novembre et en décembre. Ce sont ces caractéristiques qui ont fait la force de notre combat !

Aujourd’hui, le mouvement est dans une phase de reflux, et avec les élections qui arrivent, les partis politiques tentent de récupérer notre lutte. Les partis de gauche (France Insoumise, PCF, Parti de Gauche), les partis ou groupuscules d’extrême droite
(RN, identitaires, UPR…), tous cherchent à mettre en avant tel ou tel gilet jaune perdu ou qui aspire à se faire mousser. Nous avons toujours refusé ces pseudo leaders et nous continuerons à le faire.

Beaucoup pensent qu’il nous faut de l’unité, qu’il faut nous regrouper, que la convergence des luttes est nécessaire. Mais l’unité dans la lutte n’est pas la même chose que de chercher à regrouper les organisations de gôche, voire tous les partis d’opposition. L’unité des exploités dans la lutte est nécessaire mais se réunir avec des opposants qui font le jeu du pouvoir, des opposants qui ont toujours échoué et qui proclament leur pacifisme béat, cette unité-là n’a jamais mené nulle part.

D’autant que ces organisations défendent leurs petits intérêts, critiquent notre lutte pour sa soi-disant « violence »… On l’a vu lors de la manifestation du 21 septembre à Paris. L’organisation Greenpeace et d’autres ont quitté la manifestation quand nos camarades se sont faits gazer, attaquer par la police… en dénonçant la violence des GJ !

Pour l’autonomie et la spontanéité du mouvement !
Contre toute forme de récupération et d’électoralisme !
Poursuivons et élargissons la lutte sans représentant !

Assemblée des Gilets Jaunes d’Alès (mail : gj_ales@riseup.net, FB : GJ Alès) Défense Collective GJ Cévennes Garrigue (mail : defcolgj@riseup.net)

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https://defensecollectivegj.noblogs.org/post/2019/09/27/gilets-jaunes-gardons-lautonomie-de-notre-lutte/

3. La Lézarde

Les activités de la semaine à la
Lézarde , 66 Grand Rue, Saint Jean du Gard.

LUNDI 30 SEPTEMBRE à 19h30 : Présentation/discussion : la production massive de viande est parmi les exploitation actuelles les plus intensives et causent des impacts environnementaux, en particulier au Brésil. Au travers d’information, de données et de recherches scientifiques récentes, cette présentation permettra de comprendre les liens entre production industrielle de viande et problèmes environnementaux actuels comme le changement climatique, la déforestation, les incendies, la pollution des sols et de l’eau…

MARDI 1 OCTOBRE de 12h à 14h : Cantine mensuelle en soutient à la Lézarde. Au menu, repas sicilien !

MARDI 1 OCTOBRE à 19H : Déploiement des COMPTEURS LINKY à Saint-Jean du Gard. Comment s’organiser ? Rencontre publique avec le collectif Stop Linky de Saint Jean du Gard

VENDREDI 5 OCTOBRE : projection/discussion sur la thématique de la gentrification à la campagne; entre éco-tourisme, squat et capitalisme vert, en lien avec ce qu’il se passe à la Borie.

SAMEDI 6 OCTOBRE : Réunion mensuelle, pour proposer des activités, organiser, faire vivre la Lézarde ! Ces réunions sont ouvertes à toutes personnes intéressées !

4. Révolte paysanne

Conférence “Populares Versus Divites” par Vincent Chalet, professeur de la faculté de Montpellier, spécialiste des révoltes médiévales en Languedoc, le vendredi 4 octobre à 16h au Capitol à Alès. Conférence sur la révolte paysanne de 1379 à Alès.

http://www.abrahammazel.eu/

5. Réunion publique, St Hippo

Quand tout sera privé, nous serons privés de tout. Réunion publique, jeudi 24 octobre, 18h, Salle des Fêtes, Saint Hippolyte du Fort.

Privatisation / autoroutes, vente ADP…, suppression de postes / écoles, forêts, pompiers, démantèlement / SNCF, mise en danger de l’hôpital public, fermeture de maternité, trésorerie etc… La volonté affiché de Macron et de son gouvernement est bien celle d’une société où les services publics seront a minima dans une société ultra concurrentielle : les lois Buzin, Blanquer, Dussopt, les projets de privatisation des aéroports sont le démantèlement des services publics.

Les services publics : notre bien commun. Essentiels à la qualité de vie de chacun, au développement et à l’aménagement du territoire, à la mise en place de la transition écologique, loin d’être un coût, les services publics sont un investissement, une richesse collective pour le présent et l’avenir.

Avec le témoignage d’acteurs du service public: trésor public, pompiers, enseignants, hospitaliers… tous concernés.

Victoire à Saint Jean du Gard !

VICTOIRE !!

Le maire de St jean du Gard, Michel Ruas, vient de publier un arrêté autorisant la distribution de tracts et de flyers à St Jean du Gard.

L’appel pour le mardi 27 Août à 9h est maintenu : Venons tracter en toute sérénité !!

Ruas démissionne!