28 juin 2019

      1. Douze véhicules Enedis incendiés
      2. Compteurs Linky : installer d’abord, discuter après …
      3. La destruction de la nature par l’« électrosmog »
      4. Écologie ou catastrophe, il faut choisir …
      5. St-Jean vert et jaune
      6. L’entraide jaune
      7. Deux cantines

1. Douze véhicules Enedis incendiés

Douze véhicules ont été brûlés à Albi dans la nuit de lundi à mardi 11 juin. Ils appartenaient à la société Enedis.

Dans le détail, 9 véhicules d’intervention et un camion nacelle ont été complètement brûlés. 3 autres véhicules dont un fourgon ont été endommagés. Coût total des dégâts : 400 000 euros.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise chargée de l’installation des compteurs Linky est visée par des incendies.

A Foix, une douzaine de véhicules avaient également été incendiés. C’était en décembre 2018.

Quelques jours plus tard, un groupe anarchiste avait revendiqué cet incendie : ACAB (All Cops are bastards), sur deux sites internet.

Le mouvement se dit responsable d’autres évènements similaires à Grenoble, Brest, Limoges, Paris ou encore Besançon.

Sur le site Attendre demain, ACAB justifie un incendie à Paris en ces termes : “Société nucléarisée, déchets radioactifs dans l’air, l’eau et la terre. Société du contrôle, espions intelligents dans les maisons, tout connecté, mesuré, surveillé. Envie de révolte, envie de destruction, envie de liberté”.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn/albi/albi-douze-vehicules-enedis-incendies-nuit-1684062.html

2. Compteurs Linky : installer d’abord, discuter après …

Suite à la rencontre organisée par la mairie de Saint-Jean-du-Gard sur le déploiement du compteur Linky par Enedis, le Midi-Libre publie un compte rendu plutôt partial. Il insiste sur le fait que les « Stop-Linky » – constituant la quasi totalité des environ 60 auditeurs – se seraient échauffés par « des cris, vociférations, interruptions agressives et permanentes pendant deux heures [qui] ont rendu le débat haché, pénible à suivre, et nui certainement à la qualité des échanges ». Mais quel débat, quel échange ?

La mairie a refusé une rencontre au cours de laquelle Enedis et les « Stop-Linky » pouvaient présenter leurs positions respectives (voir Episode cévenol 3). Au lieu de cela, une armada de responsables préfectoraux venus de Nîmes et d’agents d’Enedis venus de Toulouse déboulent dans le petit village de Saint-Jean du Gard avec power-point et phrases ronflantes sur la transition énergétique.

Dans quel but ? Convaincre la population des vertus d’un compteur de plus en plus décrié ? Ou appuyer un maire face à une opposition grandissante ? Si près de 18 millions de compteurs ont déjà été installés à travers le territoire c’est aussi parce que les abonnés n’ont souvent pas été informés du déploiement, ce que reconnaît M. Lalanne, secrétaire général de la préfecture, présent à la présentation. Entre temps l’opposition se forme et Enedis multiplie les rencontres pour tenter de convaincre.

La représentation de ces messieurs dans une salle aux trois quarts vide était d’une tristesse affligeante. Imaginons que les opposants au Linky aient boudé leur spectacle… Mais fort heureusement qu’ils étaient présents et même activement, car sans eux, M. Lalanne n’aurait pas, suite à leurs multiples insistances, concédé comme le rapporte le correspondant de Midi-Libre dans l’unique point informatif de son article : « Si la loi a rendu obligatoire la mise en place des compteurs, Enedis n’a pas de pouvoir de coercition.

Pas d’installation forcée donc. » Merci aux « Stop-Linky » !

Episode Cévenol 5

3. La destruction de la nature par l’« électrosmog »

Il a été prouvé que l’organisme humain possède, sous une forme similaire, les mêmes mécanismes de sensibilité que ceux démontrés chez les abeilles et les oiseaux. Un rayonnement non naturel généralisé, avec une densité de flux (GL) encore jamais égalée, menace d’une nouvelle manière notre santé.

Si l’humanité persiste à oublier les fondements de son existence et si les responsables politiques ne mettent pas un terme au développement amorcé, les problèmes de santé, tout comme l’ébranlement des bases économiques sont programmés, même s’ils ne se manifesteront entièrement qu’à la prochaine génération.

Pourquoi en est-il ainsi, c’est ce que nous voulons expliquer dans les pages suivantes. Nous décrirons d’une part les signaux électriques et magnétiques naturels que l’évolution a mis à la disposition de l’homme et de l’animal et qui leur servent de repères.

Mais cette étude analyse avant tout ce qui se passe lorsque ces repères naturels sont affaiblis, modifiés et faussés comme jamais encore auparavant par des champs artificiels d’origine technologique.

Des abeilles, des oiseaux et des hommes. La destruction de la nature par l’« électrosmog »

4. Écologie ou catastrophe, il faut choisir …

Lundi 1er juillet aura lieu à Saint Jean du Gard la présentation d’un ouvrage retraçant la vie de l’historien et critique anticapitaliste américain Murray Bookchin (1921–2006). Connu pour ses travaux sur l’écologie sociale et son modèle d’organisation politique démocratique, le municipalisme libertaire, sa pensée s’appuie sur la conviction qu’aucun des problèmes écologiques ne sera résolu sans un profond changement social.

Pour Bookchin, l’écologie sociale se base « sur la conviction que la quasi-totalité des problèmes écologiques actuels s’enracinent dans des problèmes sociaux de fond. » Les problèmes écologiques ne peuvent être saisis, et encore moins résolus, sans une compréhension attentive de la société présente et de ses conflits. Il pose alors la question de savoir si les transformations qu’implique la création d’un nouvel équilibre entre le monde naturel et le monde social n’appellent pas une restructuration fondamentale et même révolutionnaire de la société selon des principes écologiques.

Au cœur de sa réflexion apparaît clairement la notion de domination : « L’obligation faite à l’humain de dominer la nature découle directement de la domination de l’humain sur l’humain. » Bookchin élargit considérablement le contexte dans lequel ce problème se pose aux sociétés contemporaines en le replaçant dans une perspective critique globale de celles-ci, car « si le mouvement écologiste n’embrasse pas le problème de la domination sous tous ces aspects il ne contribuera en rien à l’élimination des causes profondes de la crise écologique de notre époque. »

Il estime que les environnementalistes n’ont pas saisi le problème stratégique de l’instauration d’un équilibre durable avec la nature en se contentant de « faire obstacle ici où là à une centrale nucléaire ou à une autoroute. » La notion d’« environnementalisme », qu’il oppose à celle d’« écologie sociale », ne met pas en question cette conception sous-jacente à la société actuelle selon laquelle l’être humain doit dominer la nature. Elle s’efforce, au contraire, de favoriser cette domination en mettant au point des techniques qui limitent les risques que celle-ci entraîne.

Il préconise aux groupes écologistes d’écarter tout appel aux gouvernements ou aux institutions bureaucratiques, qui sont pour lui « des criminels qui contribuent matériellement à la crise écologique actuelle. » Il pense que c’est aux gens eux-mêmes qu’il faut faire appel, à leur capacité d’agir directement et de prendre en main leur propre vie, car c’est seulement ainsi que pourra s’édifier une société sans hiérarchie et sans domination. Il défend la conception du municipalisme libertaire, et propose la mise en place d’une confédération de communes autonomes autogérées réconciliant villes et campagnes, spontanéité et organisation, et désir et besoin.

La pensée de Bookchin est d’emblée subversive car elle dérange l’ordre économique et politique, responsable du saccage de la planète et de la désarticulation des rapports humains. Elle apporte de ce fait des réponses cruciales à des questions fondamentales qui nécessitent plus que jamais d’être posées. Nous sommes face à un choix urgent : rester dans la loi du profit qui détruit l’ensemble du vivant ou reprendre en mains nos vies et nos espaces communs. Entre écologie et catastrophe, il faut choisir, et vite…

La présentation / discussion autour de l’ouvrage « Écologie ou catastrophe, la vie de Murray Bookchin » aura lieu à la Lézarde (66, Grand rue) à 19h le 1er juillet en présence d’Élise Gaignebet (traductrice de l’ouvrage) et de Mathieu Léonard (rédacteur du mensuel CQFD). Elle sera suivie d’un repas partagé.

5. St-Jean vert et jaune

La Grand’Rue de Saint-Jean-du-Gard vient d’être pavoisée pour l’été de jaune et de vert. L’Episode cévenol s’empresse de saluer cet engagement militant de la commune, tant en faveur de l’écologie que du mouvement des Gilets Jaunes. Mais il y a plus.

Nous avions évoqué dans le numéro 4 l’annonce brutale d’un projet de vente de la Borie, lors de la réunion du conseil municipal du 27 mai 2019, où nous apprenions que le maire avait signé avec une particulière une convention d’occupation précaire avec option d’achat.

Dans un entretien exclusif du mardi 18 juin, Michel Ruas nous a révélé qu’aucune délibération sur la vente de la Borie n’avait eu lieu préalablement à la signature de cet acte et qu’il ne pouvait en garantir le caractère légal. Là, nous tirons le signal d’alarme. N’est-ce pas aller trop loin dans le défi aux lois et à l’autorité ? Notre municipalité n’est-elle pas en train de devenir dangereusement anarchiste ?

Face à cette perspective effrayante, rien de tel, pour apaiser nos angoisses, qu’une après-midi au soleil sur les belles plages de la Borie.

EC5

6. L’entraide jaune

“Cette expérience nous a permis de renforcer nos liens localement, que ce soit au niveau des habitant.e.s ou de collectifs, et plus largement sur les échelles régionale et nationale avec les Gilets jaunes.

“Une entraide s’est mise en place tout au long de ce processus, c’était très fort. Le nombre de personnes mobilisées, en particulier les dernières semaines, et les plus de 200 délégations présentes représentent un succès. Nous étions environ 800 Gilets jaunes des quatre coins de la France réuni.e.s !”

Voici le compte-rendu de la 2e Assemblée des assemblées qui s’est déroulée à Saint-Nazaire en avril.

7. Deux cantines

Le samedi 29 juin à 12h30 à la Rétive (42 rue du Faubourg d’Auvergne) à Alès. Cantines sans frontières. Repas algérien à prix libre, suivi d’une discussion sur la situation du hirak (soulèvement populaire) avec des camarades algériens.

Le mardi 2 juillet de 12h à 14h cantine mensuelle en soutien à la Lézarde, 66 Grand’rue, St-Jean du Gard.