12 mars 2020

      1. Le 14 mars : rallumer l’étincelle, reprendre les Champs-Élysées
      2. Pour la Commune, par Raoul Vaneigem
      3. Municipalisme participatif : un pas en avant vers l’émancipation sociale ?
      4. L’arnaque du capitalisme vert
      5. Cartographie de nos bleus
      6. Cantine et concert à l’Étuve
      7. Cantine solidaire à La Lézarde

1. Le 14 mars : rallumer l’étincelle, reprendre les Champs-Élysées

Appel aux Gilets jaunes, travailleurs, lycéens, étudiants, écologistes, féministes, etc.

Un an et demi après l’irruption du mouvement des Gilets jaunes, la grogne reste diffuse et partagée. Chaque déplacement d’un membre du gouvernement s’accompagne d’une perturbation. Macron est pris pour cible au-delà des frontières du territoire hexagonal. Les représentants du pouvoir ne peuvent plus apparaître publiquement sans être hués. Plus personne n’est dupe de l’escroquerie de La République en marche : un parti comme les autres, au service des possédants et des dominants. Aujourd’hui, presque aucun secteur n’est épargné par l’attaque frontale d’un néolibéralisme qui ne se dissimule plus et affiche fièrement son objectif de nous appauvrir au profit des plus riches.

Néanmoins, les colères sont trop souvent localisées et isolées. La force du mouvement des Gilets jaunes a été de poser le gilet jaune comme un signifiant, un cri de ralliement, un objet commun de la révolte qui sommeillait. Après des semaines, si ce n’est des mois, à être mis en échec et à subir l’encadrement policier, il apparaît nécessaire de reposer l’évidence d’un ciblage des lieux de pouvoir afin de donner une orientation tactique à la contestation. Là où les Gilets jaunes ont fait trembler la structure de l’État et des institutions, en contraignant le gouvernement à un recul (provisoire), le mouvement contre la réforme des retraites a vérifié que le nombre n’est pas une donnée suffisante pour soutenir le rapport de force.

Dorénavant, il s’agit de nous poser les questions vitales qui conditionnent notre capacité à sortir de l’apathie, à relever la tête, en regardant droit dans les yeux ce gouvernement et en annonçant la couleur à celui qui suivra. Désirons-nous rester sagement là où le pouvoir nous enferme ou voulons-nous aller au plus près des endroits où se prennent les décisions qui affectent nos vies ?

Le 14 mars 2020 s’annonce comme un acte décisif, non pas qu’il faille le penser comme une finalité, mais dans ce qu’il offre comme possibilité pour rouvrir un horizon où la lutte se pense en-dehors des frontières imposées à la fois par les positions sociales que tout un chacun occupe et par les normes sociales qui cadenassent nos conduites. Reprendre les Champs-Élysées, c’est poser la volonté de se défaire de l’attendu, d’être là où la bourgeoisie ne nous veut pas et réaffirmer que la plus belle avenue du monde appartient à celles et ceux qui font fonctionner la société et assurent sa reproduction. Nous avons conscience de notre force sociale, et des effets que nous pouvons provoquer lorsque nous agissons en commun dans le même but.

Sur nos lieux de travail, dans nos lycées et nos facultés, nos villes et nos quartiers respectifs, il est temps de nous détacher des vieilles formes de la contestation pour reprendre la route de l’invention émancipatrice. Ensemble, nous sommes forts, et cette force ne peut être éteinte par la répression, qui n’a d’autre objectif que de nous effrayer et nous éloigner de nos revendications initiales de justice sociale, économique, fiscale et écologique. Reposer ces questions dans l’espace public est un impératif pour formuler politiquement la question de notre rapport à l’alternative que depuis plus d’un an nous développons d’ores et déjà à différentes échelles : des solidarités partout sur le territoire, sur les ronds-points et ailleurs, cibles permanentes de la police de Macron, des résistances collectives face à la répression, des idées qui se sont expérimentées dans les assemblées et les occupations, bref, la démocratie à la base et un sens tactique de l’intervention politique.

Alors, faisons du 14 mars une date pour relancer la prise d’initiative, par des assemblées locales ou d’autres formes d’organisation. Anticipons les coups de l’ennemi, soyons créateurs, tout en étant attentifs à ses mouvements.

Cette date n’est pas une fin, mais une étape. Le 1er mai 2020 sera la suivante, d’ici là, reprenons les Champs-Élysées, rallumons la flamme et la nécessité d’unifier nos colères pour dessiner un horizon commun.

Publié sur Acta

2. Pour la Commune, par Raoul Vaneigem

“Le combat de la Commune est celui de la générosité humaine contre la dictature du profit. Nous n’allons pas tolérer que le capitalisme mondial et le calcul égoïste pollue notre environnement et notre conscience humaine. L’aide aux plus démunis relève des assemblées populaires non de la froide juridiction étatique et de ses souteneurs xénophobes, racistes, sexistes. L’élan de la solidarité porte à une irrépressible et insolite sensation : la vie va si vite que nous n’avons plus le temps de mourir. L’insurrection est une cure de santé”.

Lire la suite: https://lavoiedujaguar.net/Pour-la-Commune

3. Municipalisme participatif : un pas en avant vers l’émancipation sociale ?

Phénomène encore marginal lors des précédentes élections municipales, la constitution de nombreuses listes dites « participatives » ou « citoyennes » pour le scrutin de 2020 marque une tendance semblant ancrer un regain d’intérêt et une reconsidération de la politique à l’échelon local. Souvent présenté comme une volonté de revaloriser la parole des citoyens et de remettre le pouvoir entre les mains des habitants des villes et des communes, le municipalisme participatif serait ainsi une avancée vers une nouvelle manière de gouverner, plus démocratique mais aussi plus respectueuse de valeurs sociales ou environnementales.

L’essor de cette participation citoyenne puiserait son inspiration d’appels multiples à s’emparer du pouvoir local et à dépasser le cadre habituel du modèle représentatif largement décrié pour ses lacunes en terme d’écoute et de prise en considération démocratique. Sont ainsi souvent citées comme références les mouvements assembléistes refusant une hiérarchisation de leur mode de fonctionnement tels ceux des Indignés en Espagne ou d’Occupy Wall Street aux États-Unis, les mouvements français des Nuits debouts ou des Gilets Jaunes avec la tenue des Assemblées des assemblées ou la proposition de Référendums d’Initiative Citoyenne (RIC).

Pour autant, si la prise de conscience que la possibilité d’agir et de changer les choses ne peut vraisemblablement se faire au niveau étatique – le récent passage de la réforme des retraites au 49.3 n’étant que la dernière illustration d’une longue tradition d’autoritarisme et d’abus de pouvoir gouvernemental face aux revendications sociales et populaires – celle de s’organiser au sein même de l’institution peut présenter de sérieuses limites et incohérences. Et malgré l’aspect qui paraîtrait au premier abord plutôt réjouissant de vouloir amener un peu d’air frais au sein de l’instance réputée la plus proche de la population, il importe de creuser plus amplement la question.

Une partie des listes participatives s’est constituée dans le sillage de mouvements horizontaux de contestation large, de luttes locales prenant comme points de départ le refus de projets d’aménagements jugés nuisibles ou la fermeture de services publics, ou plus simplement en opposition à d’inlassables reconductions de mandats et prises de décisions sans concertation issues des précédents conseils. Là où une contestation était présente localement afin de faire pression sur les élus, il s’agit dorénavant de se faire élire soi-même afin de prendre les rênes en main. Le risque ici, en invitant les gens à se réapproprier leur destin par une participation aux rouages institutionnels, est bien de s’assujettir aux exigences et contraintes de ceux-ci pour au final porter plus d’intérêt au rythme des échéances électorales plutôt que d’agir dans la vie quotidienne. De surcroît, et les exemples ne manquent pas, le potentiel de rupture qui pouvait émerger de mobilisations spontanées et auto-organisées, une fois celles-ci tombées dans la normalisation de l’institution, ont dans leur immense majorité vu leurs exigences politiques et leurs revendications s’étouffer.

D’autre part, la nécessité de représentativité inhérente au modèle électoral fait que bon nombre de programmes peuvent se retrouver dès leur élaboration édulcorés – si ce n’est dépolitisés – ou bien même réduits à une simple déclaration de façade participative incitant les citoyens à donner leur avis pour des projets déjà tout tracés. Une liste participative ne peut pourtant faire l’économie d’une critique fondamentale d’un système qui entretient les inégalités et injustices, ni ne s’engager à les combattre. Et la seule garantie de se présenter avec la volonté de recueillir les avis de chacun dans des commissions ou groupes de travail, quand bien même ils seraient pris en compte, ne suffit pas à s’affranchir de reproduire ces dernières une fois élu. Les exemples de la liste participative catalane Barcelona en Comú poursuivant la chasse aux vendeurs immigrés à la sauvette ou celle grenobloise d’Eric Piolle coupant l’eau et l’électricité à des squats hébergeant une population en grande précarité laissent ainsi songeurs…

Et au delà des limites légales imposées par le pouvoir restreint des communes, notamment happées par les communautés d’agglomération, et la faible latitude laissée face à la main mise centralisatrice de l’État, c’est bien le risque de se heurter à une incapacité toute tracée de ne pouvoir réaliser que de maigres avancées et de se retrouver ainsi découragé à poursuivre un engagement plus profond. Les volontés d’installer quelques producteurs bio ou de limiter la production de déchets au niveau d’un village, même si l’on ne doute pas de la pertinence de tels projets, font ainsi bien pâle figure face au changement climatique causé par la dévastation industrielle capitaliste. L’importance du propos ne réside alors pas dans le fait de questionner la pertinence du petit-geste-qui-peut-sauver-la-planète très prôné par certains, mais bien dans celui de ne pas se laisser intégrer dans le fonctionnement et la logique qui la détruisent.

Ainsi, si agir et s’organiser localement de manière large, directe, et horizontale semble une voie primordiale vers la perspective d’une société émancipée, se restreindre à ne pas dépasser le cadre donné, à ne pas porter son action et sa réflexion en dehors, et face à l’institution, ne restera qu’une tentative vaine de réaliser de réels changements. De nombreuses initiatives éparses et contre-pouvoirs existent et restent à consolider afin de développer une forme politique capable de porter chaque individu au-delà des limites du système actuel. Espérons toutefois que les idéaux du municipalisme participatif ne se borneront pas à de simples annonces électorales mais seront réellement expérimentées dans un esprit de rupture et d’innovation.

Article tiré de l’Épisode Cévenol 11. En ligne ici.

4. L’arnaque du capitalisme vert

En ces temps inquiétants de changement climatique et de crise environnementale, il est pourtant rassurant d’identifier quelques lueurs d’espoir à l’horizon. Il y a les grands mouvements contre l’injustice climatique, comme l’Extinction Rebellion (XR). Il y a Greta Thunberg avec son message de réveil aux pollueurs de notre atmosphère. Et il y a la promesse en 2020 d’un New Deal pour la nature, où la communauté mondiale se réunira enfin en Chine pour résoudre les graves problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.

Malheureusement, il devient de plus en plus évident que ces lueurs d’espoir sont trompeuses et font partie d’un spectacle immense et inouï de « greenwashing », un marketing de technologies « clean » et « renouvelables » qui nous mènera vers une « quatrième révolution industrielle » et donc la destruction continue de la nature au nom du profit. Le but n’est pas de « sauver la planète » mais de relancer l’économie mondiale sur une nouvelle base permettant de sauver le système capitaliste.

L’une des demandes principes de l’Extinction Rebellion, par exemple, est la « neutralité carbone ». Mais, en réalité, celle-ci sert à justifier et à compenser la pollution plutôt qu’à la réduire. Des entreprises peuvent acheter des crédits carbone, c’est-à-dire le droit à polluer.  Comme l’explique Kim Hill: « Sous couvert d’un tel concept, une économie supposément neutre en carbone continue d’extraire et d’utiliser des combustibles fossiles, tout en générant des profits massifs pour des entreprises liées à ce marché du carbone ». (i) Derrière cette mouvance, née en Angleterre, on voit une tentative de récupérer et détourner la contestation écologiste vers un soutien du capitalisme vert. Ce n’est pas anodin que les chefs de « XR » aient lancé, puis très vite retiré, face à une révolte dans leurs rangs, un site web « XR Business », où l’on a vu que ces « rebelles » avaient le soutien de tout un monde d’investisseurs, de gestionnaires de fonds et d’autres « business leaders ».

Comme les militant-e-s XR de base, Greta Thunberg avec son sincère engagement pour le climat a sûrement de bonnes intentions, mais comment a-t-elle été si vite propulsée dans une position lui permettant de donner des leçons au Forum économique mondial et à l’ONU, d’être à la Une de tous les grands médias, d’être accueillie par Barack Obama, Christine Lagarde et Emmanuel Macron ? A noter que dès ses débuts, lors de sa « grève » solitaire sur le trottoir de Stockholm, elle a été médiatisée par un professionnel des relations publiques à New York et filmée pour un documentaire anticipant le grand succès de sa petite campagne artisanale.

Le « New Deal pour la Nature » est un accord international qui réunit les entreprises, les institutions financières et les ONG les plus puissantes du monde et qui doit être finalisé lors de la conférence de la Convention sur la diversité biologique en Chine en octobre 2020. (ii) Parmi les propositions : doubler les « aires protégées » du monde afin qu’elles couvrent 30% des terres et des océans du globe. Mais si la pollution au mode de production du système capitaliste continue en dehors de ces « aires » quel en est le sens? En plus, ce New Deal veut placer sous gestion internationale des zones riches en ressources actuellement habitées par des peuples autochtones. Pour faire quoi?

Le World Wide Fund for Nature (WWF), qui promeut ce New Deal, est l’un des fondateurs du We Mean Business, une coalition dans « l’action climatique » qui représente 477 investisseurs avec 34 billions de dollars d’actifs. Il est à craindre que le véritable objectif des « aires protégées » soit d’expulser les gens de leurs terres pour exploiter les ressources nécessaires à l’alimentation de l’énergie dite durable, de l’intelligence artificielle et des villes « intelligentes ». Stephen Corry de l’ONG Survival International nous prévient: « C’est un nouveau colonialisme, le plus grand accaparement de terres au monde, soi-disant “vert” et censé sauver le monde – un très gros mensonge » . (iii)

Présentation et débat sur l’arnaque du « capitalisme vert » à La Lézarde, 66 Grand’rue, Saint-Jean du Gard, 18h le vendredi 20 mars. Suivi d’un repas partagé.

i. https://bit.ly/39oNPW8
ii. https://bit.ly/3avA2Nv
iii. https://bit.ly/2PQl2Sy

Article tiré de l’Épisode Cévenol 11. En ligne ici.

5. Cartographie de nos bleus

Samedi 14 mars à 18h – présentation et discussion à La Lézarde, St-Jean-du-Gard. Aude Vincent est géologue, féministe, circassienne et auteure. Elle vient présenter son premier roman, Cartographie de nos bleus. Parce qu’il y a trop peu de mots contre les violences conjugales, parce que les statistiques sont effarantes, et que les chiffres ne disent pas les vies malmenées, le deuil des disparues, la force des survivantes. Pour refléter la diversité des femmes qui peuvent être touchées, ce roman met en scène six héroïnes d’origines et de milieux différents.

6. Cantine et concert à l’Étuve

Dimanche 15 mars: Cantine et concert à l’Étuve, lieu collectif et autogéré, Route de Ganges, Pont d’Hérault (30).

En soutien à la caisse de solidarité de l’association “Les 400 coups” pour aider des mômes en galère à partir en colo ! http://www.les400coups-colo.fr/

On mange à partir de midi, à 14h on danse avec
Red Fish (pop-rock blues, Le Vigan) et puis il y aura des crêpes et un petit bar…

Garez vous bien, et laissez chien-chien à la maison.
Entrée sur Adhésion Libre.

7. Cantine solidaire à La Lézarde

Samedi 21 mars à partir de 12h. Cantine solidaire à La Lézarde de St-Jean-du-Gard. Fin de mois difficile, retard de paiement RSA, facture imprévue ou réparation automobile hors de prix, étant donné les difficultés financières rencontrées par un grand nombre de gens, nous souhaitons mettre en place une cantine solidaire à prix libre dont la recette sera reversée aux personnes en galère. Un fonctionnement collectif sera mis en place et chacun pourra bénéficier et organiser ces évènements.

18 février 2020

      1. Essayer la dictature ? Non merci !
      2. Jeudi 20 février : tous et toutes dans la rue !
      3. La Lézarde, St Jean du Gard
      4. Emma Goldman : samedi 22 février
      5. Cantine sans frontières : samedi 29 février

1. Essayer la dictature ? Non merci !

Ça fait maintenant 15 mois que les Gilets Jaunes se révoltent contre la politique néfaste et néolibérale d’Emmanuel Macron. Et ce mouvement, en dépit de son essoufflement hebdomadaire que nous annoncent les médias dits « grands », a déclenché une « giletjaunisation » ahurissante de la société hexagonale.

Au sein de la lutte contre la réforme des retraites, à côte des cheminots et des dockers, on a vu des médecins qui ont jeté leurs blouses blanches, des enseignants leurs manuels scolaires, des avocats leurs robes. Des chanteurs d’opéra et des danseurs de ballet ont fait la grève, tout comme les salariés des palais de Versailles et du Louvre.

Et la réponse de Macron et sa bande de démocrates ? Ils ont écouté ? Ils ont changé de cap ? Mais bien sûr que non. Ils continuent avec les mêmes propagandes médiatiques, les mêmes argumentations lacrymogènes et flash-balliennes qui ont si bien convaincu la racaille jaune. Monsieur le Président le prend très mal quand on l’accuse de diriger une dictature, mais il nous faut quand même constater « de manière séditieuse » que l’on n’en est pas loin.

Le niveau des violences policières contre manifestants, grévistes, lycéens et journalistes indépendants reste, en soi, grave. Par exemple, la manifestation nationale des Gilets Jaunes à Montpellier le 1 février 2020 a été vite nassée par les flics et à partir de ce moment, les tabassages et les arrestations se sont multipliés. Il y a eu plusieurs blessés dont au moins un grave. Si on combine cette réalité physique avec les dénis, les obscurcissements et les auto-justifications douteuses des responsables, on se retrouve en face d’un système qui n’est peut-être pas fasciste au sens classique, mais qui est sans doute de plus en plus fascisant. Même le coup de dénoncer certaines critiques libertaires du régime comme « des discours politiques extraordinairement coupables », comme l’a fait Macron, nous dévoile un état d’esprit profondément autoritaire, qui veut assimiler la dissidence au crime.

Il y a ceux, heureusement, qui résistent à ce tournant liberticide. La défense collective Gilets Jaunes Cévennes-Garrigue est une coordination de groupes anti-répression d’assemblées Gilets Jaunes de différentes villes. Sur leur site [https://defensecollective gj.noblogs.org] ils annoncent : « Nous avons décidé de nous organiser pour ne laisser personne seul face à la justice d’abattage et la brutalité policière. Nous avons organisé une caisse de solidarité, des événements pour la remplir, pris contact avec des avocats, préparé la défense collective d’inculpés, organisé des rassemblements tant lors des gardes à vue, que pendant des procès et devant les prisons… »

Ici à Saint-Jean du Gard on a déjà pu « essayer la dictature », comme nous le conseille M. Macron, avec la fameuse interdiction, l’été dernier, de tout tractage « non-autorisé ». Si l’arrêté municipal a été finalement retiré, il faut espérer que les instincts autocratiques qui l’ont engendré ne s’éternisent pas, comme une moisissure macronienne, sur les murs de notre Mairie.

Article tiré de l’Épisode Cévenol 10

2. Jeudi 20 février : tous et toutes dans la rue !

Tous et toutes en grève et dans la rue le jeudi 20 février !

Nous appelons à faire de celle du 20 Février une journée de grève massive, joyeuse, fière et déterminée !

Nous n’avons pas dit notre dernier mot, on est toujours pas fatigué-es et pas prêt-es de l’être !

Elargissons le mouvement, restons plus déterminé-es que jamais !

* 10h à la sous-préfecture d’Alès
* 14h30 aux Jardins de la Fontaine, Nîmes

3. La Lézarde, St Jean du Gard

MERCREDI 19 FÉVRIER À 20H – CINÉCLUB
avec un repas partagé à 19h. Film à 20h.

Ceddo , de Ousmane Sembène, 1 977, 1 20min, Sénégal
Le film se situe au 17ème siècle au moment où l’islam et le christianisme pénètrent l’Afrique de l’Ouest. Pour les deux religions, tous les moyens sont bons pour remplir la mosquée ou l’église : armes à feu, alcool et pacotille de toute sorte. L’imam, après avoir converti la famille royale et les grands dignitaires, se heurte au refus des “Ceddos”, le peuple. Pour eux, adhérer à une religion étrangère, c’est renoncer au spiritualisme africain.

SAMEDI 22 FÉVRIER À 18H – PRÉSENTATION DU LIVRE “CAUSE ANIMALE, CAUSE DU CAPITAL”

En reprenant le fil de l’industrialisation de l’élevage depuis le XIXè siècle et ses liens historiques avec la «cause animale», Jocelyne Porcher développe l’idée selon laquelle il y aurait une collusion d’intérêts entre les industriels des biotechnologies et les «défenseurs» des animaux pour imposer une agriculture sans élevage.
Pour l’ancienne éleveuse, aujourd’hui chercheuse à l’Inra, il est pourtant possible de sortir les animaux des systèmes industriels qui les massacrent en pratiquant l’élevage, cet art complexe de la relation aux animaux et à la nature.

4. Emma Goldman : samedi 22 février

Le 22 février 2020 à 19h00, à La Rétive, 42, rue du faubourg d’Auvergne, 30100 Alès.

Emma Goldman, une anarchiste au temps des révolutions, présentation par la cotraductrice de cette autobiographie Jackie Reuss, avec lectures et discussion Présentation de l’autobiographie d’Emma Goldman Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions, L’Échappée, novembre 2018, avec Jackie (cotraductrice). Avec lecture de textes et discussion, suivies d’un repas (auberge espagnole)

https://laretive.info/

5. Cantine sans frontières : samedi 29 février

Cantine sans frontières, Samedi 29 février à partir de 12h30 à la Rétive à Alès (42, rue du Fbg d’Auvergne).

Au menu de la cantine ce mois-ci, avec : menu Algérien et Centrafricain : Salade méditerranéenne, Saka-saka (bœuf en sauce), Semoule et Lait fermenté !

Nous rappelons que l’argent récolté lors des Cantines sans frontières est destiné à être reversé à des personnes ne bénéficiant, pour la très grande majorité et du fait de leur situation administrative irrégulière,
ni de la possibilité de travailler légalement, ni de celle de percevoir une quelconque aide sociale. Cela signifie dans le monde capitalisé que nous connaissons toutes et tous rencontrer de très grandes difficultés
pour se loger, se nourrir où acheter n’importe quel bien de consommation de la vie courante. Les Cantines sans frontières sont un moyen de s’en sortir collectivement et sont organisées avec les personnes concernées. Elles sont aussi un moment de rencontre, d’échange et de convivialité.

Toujours et encore, venez nombreux et faîtes passez l’info !

https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/

14 novembre 2019

      1. GJ, il n’y aura pas d’après
      2. Trois appels pour un an de lutte
      3. Rien n’a changé…
      4. Legalteam pour ce week end d’anniversaire
      5. La Lézarde
      6. A propos d’Extinction Rebellion

1. GJ, il n’y aura pas d’après

Novembre 2019 est arrivé, avec dans son sillage l’anniversaire des GJ. Ceux qui parlaient d’essoufflement en janvier, puis au printemps, puis pendant l’été, n’ont toujours pas compris l’essence du mouvement, qui, de part son ADN, ne peut se terminer.

A chaque mouvement social sa temporalité, sa spécificité et sa façon de se terminer. Quelques mois après une grosse grève, des manifestations massives ou des soulèvements populaires, les experts médiatiques et politiques enveloppent la séquence dans du papier journal et la rangent dans les archives de l’Histoire.
On en reparle alors au passé, en en analysant les conséquences.

Avec les Gilets Jaunes, il ne sera pas possible d’en faire autant. Car analyser l’après GJ signifierait que le mouvement GJ est terminé. Hors, nous sommes des milliers, des dizaines de milliers même, à savoir qu’il ne sera jamais terminé.

Pourquoi ? Parce que les Gilets Jaunes ne sont pas un énième mouvement de grève ou de manifestations. Les personnes qui se sont impliquées depuis 11 mois dans cette dynamique ne retourneront jamais à leur vie d’avant.

Les Gilets Jaunes n’ont pas vécu un mouvement social mais ont vécu une rupture dans leur vie. Une rupture du train train quotidien imposé par la société de consommation. Une rupture dans la façon de se voir par rapport aux autres. L’idée que des liens autres que professionnels ou familiaux sont possibles. Que l’atomisation voulue et forcée de cette société ultra libérale n’est pas une fatalité.

Une rupture également face aux pouvoirs : politique, économique et policier. Des milliers de personnes ont été blessées, arrêtées, condamnées, insultées et méprisées. Toutes ces personnes ont vu les mécanismes en place pour sauver les intérêts de quelques uns. Mécanismes de stigmatisation, d’exclusion et de terreur permanente. Pour beaucoup, la police n’est plus cette institution censée protéger les citoyens. La justice n’est plus cette institution censée punir les personnes malhonnêtes.

Les Gilets Jaunes ont compris, parce qu’ils ont du l’expérimenter dans leur corps et dans leur vie, que les institutions sont désormais utilisées par les puissants pour protéger leurs acquis et leurs richesses, pour empêcher tout changement radical de la société.

Cette prise de conscience, ce changement de regard, il ne pourra plus jamais disparaitre. On ne retourne pas dans l’obscurité d’une caverne après en être sorti et avoir vu la lumière du soleil.

Il n’y a pas d’après. Car il n’y a pas de fin. Les Gilets Jaunes sont en perpétuel mouvement. Une dynamique des corps et des esprits. Sur les rond points, dans les cabanes, lors des blocages, dans les manifestations, les GJ se rencontrent et se découvrent. Ils ne sont pas figés sur des principes théorisés par d’autres. Chaque rencontre, chaque discussion, chaque action fait évoluer ces personnes.

Il n’y aura pas d’après. Car les Gilets Jaunes sont dans le présent. Car les Gilets Jaunes font le présent.

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2. Trois appels pour un an de lutte

Après trois jours d’échanges, la IVe Assemblée des assemblées (AdA) des Gilets jaunes, réunie du 1er au 3 novembre à Montpellier, s’est conclue par la validation de trois appels que nous relayons ici. Plus de 600 personnes représentant plus de 200 groupes locaux se sont réunies en plénière, à partir de sujets proposés par les assemblées locales, pour voter, de manière consultative, ces textes.

APPEL N°1
Pour l’anniversaire des 16 et 17 novembre

Les délégués de plus de 200 groupes de Gilets jaunes venus de toute la France, réunis en assemblée des assemblées du 1er au 3 novembre 2019 à Montpellier, appellent l’ensemble de la population à exprimer partout sa colère à l’occasion de la date anniversaire du soulèvement des Gilets jaunes les 16 et 17 novembre 2019.

Un an après l’apparition des Gilets jaunes, ce sont désormais des peuples du monde entier qui se soulèvent contre des gouvernements comparables au nôtre. Montrons-leur, en même temps qu’à nos propres gouvernants, que nous sommes toujours là et que nous nous battons pour les mêmes causes. Actions contre les profiteurs de tous ordres, comme des ouvertures de péages, des blocages de l’économie bancaire, des flux de marchandises ou de la consommation de masse. Actions contre les violences sociales, policières et judiciaires afin de dénoncer publiquement ceux qui en sont directement responsables ou relaient leurs mensonges et d’exiger que cette situation cesse. Actions aux côtés de l’ensemble de la population, sur les ronds-points ou les marchés, dans les lieux publics ou privés, afin de retrouver et de reconstruire la solidarité populaire, et peut-être bien plus que ça.

L’AdA appelle également à entraver le périphérique parisien afin que les personnes souhaitant monter à Paris puissent avoir un point de rassemblement, et cela sans exclure d’autres actions. Tout cela se prépare déjà dans les villes régionales, dans la capitale, ou dans les zones plus reculées. C’est pourquoi nous prenons le pari que si nous multiplions, ces mêmes jours, les interventions dans tout le pays, nous pourrons faire enfin entendre à nos oppresseurs que le peuple s’est réveillé, et que leur règne touche à sa fin.

Les 16 et 17 novembre, certains s’apprêtent déjà à répondre à cet appel depuis leur village, d’autres choisiront de monter à la capitale ou dans des grandes villes. Cette diversité est déjà ce qui fait notre force. Mais c’est bien l’ensemble de la population que nous appelons aujourd’hui à se mobiliser sur ces dates pour faire enfin triompher les exigences universelles de justice sociale et écologique et de véritable démocratie.

APPEL N°2
Pour la grève du 5 décembre

L’AdA réunie à Montpellier ce jour estime, après une année de mobilisation acharnée, que la situation est à un tournant. L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas. Il faut un rassemblement du peuple français dans toutes ses composantes : paysans, retraités, jeunes, artistes, personnes en situation de handicap, petits artisans, ouvriers, chômeurs, précaires, travailleurs du public comme du privé…

Nous avons cette occasion à saisir, à partir du 5 décembre, date à laquelle des centaines de milliers de travailleurs seront en grève et en assemblées générales pour la reconduire jusqu’à la satisfaction de nos revendications. L’AdA de Montpellier appelle les Gilets jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles !

La défaite du gouvernement sur sa réforme des retraites ouvrirait la voie à d’autres victoires pour notre camp. Tous dans la rue à partir du 5 décembre, en grève ou sur le rond-point ou en action de blocage !

APPEL N°3
Dédicace des Gilets jaunes à l’international

Nous, Gilets jaunes de toute la France, nous adressons à tous les peuples en révolte ! À l’occasion de l’anniversaire de notre mouvement les 16 et 17 novembre, nous dédions notre fête à tous les soulèvements populaires dans le monde.

Depuis un an, nous, Gilets Jaunes, nous sommes soulevés pour la justice sociale, la justice fiscale, la justice écologique, la démocratie directe, la liberté et la dignité, pour devenir maîtres de notre avenir. Un an après, de nombreux soulèvements ont lieu partout dans le monde : Chili, Irak, Catalogne, Liban, Hong-Kong, Algérie, Équateur, Soudan, Colombie, Haïti, Guinée-Conakry, etc.

Nous nous sentons frères et sœurs et alliés de ces mouvements. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et l’arrêt de la répression étatique. Nous vivons dans un système globalisé et impérialiste. Pour changer les choses, nous devons donc agir tous ensemble. En s’alliant, les peuples en révolte pourront transformer leurs conditions de vie. Nous appelons, dans un premier temps, à agir en commun sur le week-end des 16 et 17 novembre et à créer et renforcer des jonctions entre les peuples en lutte.

Les 16 et 17 novembre, nous fêterons l’anniversaire de notre soulèvement. Nous le dédions à toutes les révoltes en cours dans le monde, à tous nos alliés dans la révolte planétaire en cours. Nous serions heureux de le célébrer en solidarité et le partager avec les peuples en révolte partout dans le monde.

Nous vous invitons à fêter cet anniversaire avec de premières actions communes, notamment par des banderoles conjointes reprenant les hashtags : #RevolutionEverywhere, #QueSeVayanTodos, etc.

Les peuples du monde entier veulent la chute du système !

Des Gilets jaunes de toute la France, réunis dans l’Assemblée des assemblées
à Montpellier le week-end du 1er-3 novembre 2019.

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3. Rien n’a changé…

Rien n’a changé…

1 an après, on est toujours là!

L’essence ? Toujours plus chère !

Les factures ? Toujours plus élevées !

Les salaires ? Toujours aussi minables !

Les prestations sociales ? Certaines ont baissé et puis c’est toujours le parcours du combattant pour les toucher et pour les conserver !

Le 10 c’est déjà la fin du mois.

On arrive pas à se soigner correctement.

Si on a un travail, on gagne juste assez pour pouvoir retourner travailler :

ON VIT PAS, ON SURVIT !

C’est toujours autant la galère et avec les réformes à venir, ça va empirer: ils prévoient de s’attaquer à tout?: les retraites, le chômage, les APL…si on se laisse faire, les attaques à nos conditions de vie vont pleuvoir !

Nous, on veut plus de ce système qui nous broie, pour le bénéfice de ceux qui nous exploitent : ON VEUT VIVRE ET VIVRE BIEN !

On veut reprendre le pouvoir sur nos vies !

ALORS, ON RECOMMENCE !

On bloque ici, et on bloquera la bonne marche du système, partout où on pourra.

On manifestera notre colère, dans la rue, comme depuis des mois.

On se battra, toujours, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur !

Tout le monde en manif, en actions, sur les ronds-points les 16, 17… novembre 2019 !

Parce que plus on sera nombreux, plus on a de chances d’y arriver !

Samedi 16/11 – Alès Rond-point de la route de Bagnols
2h pour un pic-nic et le soir pour une nuit jaune.

Samedi 16/11 – Montpellier à la Comédie
14h Manifestation régionale – 1 An De Lutte 1 An De Combat !

Dimanche 17/11 – Alès Rond-point de la 2×2 à partir de 8h

On se réinstalle !!!

Assemblée Alès – tous les lundis

19h bourse du travail (place Georges Dupuis – Rochebelle)

Page FaceBook : Gilets Jaunes Alès
Groupe FaceBook : Gilets Jaunes Alès Déters & Solidaires
Mail : gj_ales@riseup.net

4. Legalteam pour ce week end d’anniversaire

Pour les « un an » du mouvement de nombreuses actions sont prévues. Une legalteam sera ouverte pour tout le week end, principalement pour les Gardois, Cévenols et les GJ des zones proches du Gard. Si vous êtes témoins d’une arrestation ou si un de vos proches est en garde à vue, n’hésitez par à contacter le 06.27.67.86.09.

Sur les rond-points, en action ou à la manifestation de Montpellier, la défense collective conseille de préparer ses garanties de représentation, de prendre l’avocat de permanence (de préférence Karim Derbal sur Alès), de voir le médecin (attention à ne rien lui dire de compromettant, ce n’est pas un gilet jaune !). Des rassemblements seront organisés devant les commissariats en cas d’arrestation et devant les tribunaux en cas de comparutions immédiates. Nous nous mettrons aussi en contact avec les avocats de permanence pour transmettre les garanties de représentation et vous fournir un avocat efficace.

Lien

5. La Lézarde

Programme de La Lézarde, 66 Grand’rue, St-Jean-du-Gard.

DIMANCHE 17 NOVEMBRE À PARTIR DE 16H30 FÊTE UN AN D’EXISTENCE, ÇA SE FÊTE !

On vous accueille autour d’un gouter et d’un diner arrosés de chansons, contes et poèmes pour faire un petit bilan des réussites et des échecs, débattre, s’engueuler, papoter, rigoler… jusqu’à épuisement !
Repas concocté par une équipe de choc. Amenez vos meilleurs boissons.

MERCREDI 20 NOVEMBRE À 20H CINECLUB

CINÉCLUB avec un repas partagé à 1 9h. Film à 20h. LA BATAILLE D’ALGER, de Gillo Pontecorvo, 1 966, 121 min. En 1957, en Algérie, le peuple, soutenu par le FLN, se révolte contre l’occupant français. Des deux côtés, des méthodes extrêmes sont utilisées : la torture par l’armée française et le terrorisme par les algériens en révolte contre le pouvoir en place. La guerre n’épargnera personne. Dans le quartier de la Casbah d’Alger, un ancien délinquant, Ali La Pointe, refuse de stopper le combat, même quand la situation semble désespérée. De son côté, le colonel Mathieu essaye tant bien que mal de mener sa mission, quitte à utiliser des moyens drastiques…

SAMEDI 23 NOVEMBRE À 18H DISCUSSION

Les ÉDITIONS DU COUAC vous invitent à une discussion à partir de leur livre « NI OR NI MAÎTRE, MONTAGNE D’OR ET CONSORTS » publié en septembre 2019. Partant du projet minier de la Montagne d’or en Guyane et des luttes qui s’y opposent, le livre « Ni or ni maître » analyse les dessous de ce dossier et le connecte aux dynamiques sociales et aux logiques industrielles. Traversant les frontières et les océans, cet ouvrage permet d’aborder certaines des conséquences et des mécanismes inhérents à l’extraction minière, ainsi que des résistances en cours. Nous souhaitons discuter et réfléchir ensemble aux possibilités que nous avons de vomir les poisons que les industries et l’État nous font gober. Ici, dans les Cévennes, force est de constater que les nuisances des mines n’ont rien d’exotique puisque nous les absorbons quotidiennement, plus où moins paisiblement, dans un silence de plomb. À défaut de pépites d’or, nous vous offrirons l’arsenic, le cadmium et le plomb de notre délicieuse eau courante. Concernant les victuailles, n’hésitez pas à emmener de quoi faire un repas partagé après la discussion.

BIBLIOTHÈQUE LES MARDIS ET SAMEDIS DE 11 H À 13H
Permanences de la bibliothèque, pour emprunter livres, dvds, discuter autour d’un café…

6. A propos d’Extinction Rebellion

Le secteur des grandes entreprises, avec son réseau de think-tanks, de groupes de pression (lobbies), d’associations commerciales, de fondations « philanthropiques », de forums et sommets mondiaux et d’organisations environnementales corrompues, oriente le « mouvement climat » en direction de ses propres intérêts depuis plus de dix ans.

Le but du « mouvement (pour le) climat » est au bout du compte de promouvoir la perpétuation et l’expansion du système industriel, la domination du monde de l’entreprise, ce qui s’oppose directement aux objectifs de tout mouvement écologiste digne de ce nom : démanteler le système économique, protéger et régénérer la nature sauvage. Les Rebelles sont des lobbyistes d’entreprises — mais bénévoles. Les industriels ont réussi — réussissent — à détourner une partie des inquiétudes et des colères populaires qui s’expriment à leur encontre, et à les rediriger de manière à ce qu’elles soutiennent tout de même le système qui les génère — qu’elles devraient chercher à démanteler.

Au cœur de l’équipe dirigeante d’Extinction Rebellion se trouvent des lobbyistes professionnelles : Gail Bradbrook et Farhana Yamin, notamment.

Que ces personnes soient à la tête du mouvement Extinction Rebellion signifie clairement que le mouvement n’a pas été coopté par des intérêts industriels en cours de route, mais qu’il a été conçu, dès l’origine, comme une campagne de propagande. Il s’agit exactement de ce que désigne l’astroturfing. Les bonnes intentions et les efforts de plusieurs milliers de rebelles valent bien peu dès lors que ce sont ces personnes-là qui mènent la danse.

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30 septembre 2019

      1. Journée d’action pour la libération des GJ enfermés
      2. Gilets Jaunes, gardons l’autonomie de notre lutte !
      3. La Lézarde
      4. Révolte paysanne
      5. Réunion publique, St Hippo

1. Journée d’action pour la libération des GJ enfermés

Dans le cadre de l’appel à une journée d’action pour la libération des prisonniers issu des rencontres de Toulouse, les Gilets Jaunes appelent à un rassemblement devant la prison de Nîmes (131 chemin de Crezan) vendredi 4 octobre à 18h. Pour la libération des Gilets Jaunes enfermés et contre la police, la prison et la justice de classe.

De plus, ils appelent à faire de l’acte 47 de Montpellier une journée de lutte contre la répression et pour la liberté des GJ enfermés.

Une vidéo d’appel a été faite pour la journée d’action et une vidéo locale précise les rendez-vous dans la région.

https://defensecollectivegj.noblogs.org/post/2019/09/28/journee-daction-pour-la-liberation-des-gj-enfermes-4-et-5-octobre/

2. Gilets Jaunes, gardons l’autonomie de notre lutte !

Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement sans chef et sans représentant. Depuis le 17 novembre, nous nous sommes soulevés de manière spontanée et autonome, provoquant une situation quasi insurrectionnelle en novembre et en décembre. Ce sont ces caractéristiques qui ont fait la force de notre combat !

Aujourd’hui, le mouvement est dans une phase de reflux, et avec les élections qui arrivent, les partis politiques tentent de récupérer notre lutte. Les partis de gauche (France Insoumise, PCF, Parti de Gauche), les partis ou groupuscules d’extrême droite
(RN, identitaires, UPR…), tous cherchent à mettre en avant tel ou tel gilet jaune perdu ou qui aspire à se faire mousser. Nous avons toujours refusé ces pseudo leaders et nous continuerons à le faire.

Beaucoup pensent qu’il nous faut de l’unité, qu’il faut nous regrouper, que la convergence des luttes est nécessaire. Mais l’unité dans la lutte n’est pas la même chose que de chercher à regrouper les organisations de gôche, voire tous les partis d’opposition. L’unité des exploités dans la lutte est nécessaire mais se réunir avec des opposants qui font le jeu du pouvoir, des opposants qui ont toujours échoué et qui proclament leur pacifisme béat, cette unité-là n’a jamais mené nulle part.

D’autant que ces organisations défendent leurs petits intérêts, critiquent notre lutte pour sa soi-disant « violence »… On l’a vu lors de la manifestation du 21 septembre à Paris. L’organisation Greenpeace et d’autres ont quitté la manifestation quand nos camarades se sont faits gazer, attaquer par la police… en dénonçant la violence des GJ !

Pour l’autonomie et la spontanéité du mouvement !
Contre toute forme de récupération et d’électoralisme !
Poursuivons et élargissons la lutte sans représentant !

Assemblée des Gilets Jaunes d’Alès (mail : gj_ales@riseup.net, FB : GJ Alès) Défense Collective GJ Cévennes Garrigue (mail : defcolgj@riseup.net)

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https://defensecollectivegj.noblogs.org/post/2019/09/27/gilets-jaunes-gardons-lautonomie-de-notre-lutte/

3. La Lézarde

Les activités de la semaine à la
Lézarde , 66 Grand Rue, Saint Jean du Gard.

LUNDI 30 SEPTEMBRE à 19h30 : Présentation/discussion : la production massive de viande est parmi les exploitation actuelles les plus intensives et causent des impacts environnementaux, en particulier au Brésil. Au travers d’information, de données et de recherches scientifiques récentes, cette présentation permettra de comprendre les liens entre production industrielle de viande et problèmes environnementaux actuels comme le changement climatique, la déforestation, les incendies, la pollution des sols et de l’eau…

MARDI 1 OCTOBRE de 12h à 14h : Cantine mensuelle en soutient à la Lézarde. Au menu, repas sicilien !

MARDI 1 OCTOBRE à 19H : Déploiement des COMPTEURS LINKY à Saint-Jean du Gard. Comment s’organiser ? Rencontre publique avec le collectif Stop Linky de Saint Jean du Gard

VENDREDI 5 OCTOBRE : projection/discussion sur la thématique de la gentrification à la campagne; entre éco-tourisme, squat et capitalisme vert, en lien avec ce qu’il se passe à la Borie.

SAMEDI 6 OCTOBRE : Réunion mensuelle, pour proposer des activités, organiser, faire vivre la Lézarde ! Ces réunions sont ouvertes à toutes personnes intéressées !

4. Révolte paysanne

Conférence “Populares Versus Divites” par Vincent Chalet, professeur de la faculté de Montpellier, spécialiste des révoltes médiévales en Languedoc, le vendredi 4 octobre à 16h au Capitol à Alès. Conférence sur la révolte paysanne de 1379 à Alès.

http://www.abrahammazel.eu/

5. Réunion publique, St Hippo

Quand tout sera privé, nous serons privés de tout. Réunion publique, jeudi 24 octobre, 18h, Salle des Fêtes, Saint Hippolyte du Fort.

Privatisation / autoroutes, vente ADP…, suppression de postes / écoles, forêts, pompiers, démantèlement / SNCF, mise en danger de l’hôpital public, fermeture de maternité, trésorerie etc… La volonté affiché de Macron et de son gouvernement est bien celle d’une société où les services publics seront a minima dans une société ultra concurrentielle : les lois Buzin, Blanquer, Dussopt, les projets de privatisation des aéroports sont le démantèlement des services publics.

Les services publics : notre bien commun. Essentiels à la qualité de vie de chacun, au développement et à l’aménagement du territoire, à la mise en place de la transition écologique, loin d’être un coût, les services publics sont un investissement, une richesse collective pour le présent et l’avenir.

Avec le témoignage d’acteurs du service public: trésor public, pompiers, enseignants, hospitaliers… tous concernés.

Victoire à Saint Jean du Gard !

VICTOIRE !!

Le maire de St jean du Gard, Michel Ruas, vient de publier un arrêté autorisant la distribution de tracts et de flyers à St Jean du Gard.

L’appel pour le mardi 27 Août à 9h est maintenu : Venons tracter en toute sérénité !!

Ruas démissionne!

Marché sous haute tension à Saint Jean du Gard : Rassemblement contre l’arrêté anti-tract mardi 27 août dès 9h

La municipalité de Saint Jean du Gard persiste dans le mépris de la population du village et a encore fait envoyer les forces de l’ordre ce mardi 20 août au marché pour tenter de faire appliquer son arrêté anti-tract.

Pour rappel, un arrêté municipal interdit depuis le 31 juillet 2019 la distribution de tracts et de flyers sans autorisation préalable du maire dans le centre du village pour une durée d’un an. Une mobilisation pour s’y opposer, appelée la semaine passée, avait entraîné la venue de nombreux gendarmes pour l’en empêcher (voir compte rendu ci-dessous).

Ce matin, mardi 20 août, aucun rassemblement n’avait été prévu et seuls les militants Stop-linky tenant une table d’information au marché, comme chaque semaine depuis des mois, étaient présents. La venue des gendarmes a très vite fait monter la pression quand un gradé a prétendu avoir vu l’une des militantes distribuer un tract, et a voulu procéder au
contrôle de son identité afin de la verbaliser.

Les nombreuses personnes présentes à ses côtés furent consternées par cette flagrante provocation : la militante ne distribuait aucun tract mais montrait simplement à une passante intéressée l’arrêté municipal en question qu’elle tenait entre ses mains ! Celle-ci s’est opposée à l’injonction injustifiée et abusive, mais les gendarmes n’en sont pas restés là. Ils l’ont harcelée afin d’obtenir son identité et poursuivie quand elle a voulu passer son chemin. Ils ont également contenu par la force les personnes prenant sa défense (plaquage contre un mur de plusieurs d’entre elles), et invectivé les passants qui protestaient vivement devant cette tentative d’arrestation aberrante (une personne âgée en béquille s’est même vue taxée de porter une arme par destination).

Ces mesures sont inacceptables et révoltantes.

UN RASSEMBLEMENT EST DONC APPELÉ MARDI 27 AOÛT DÈS 9H AU MARCHÉ DE SAINT
JEAN DU GARD POUR :

– dénoncer la réaction scandaleuse de la municipalité qui tente d’intimider sa propre population à travers l’envoi répété des forces de l’ordre,
– dénoncer l’aval donné par le préfet du Gard pour déployer une telle présence policière et consentir à cet acharnement répressif,
– exiger le retrait immédiat de cet arrêté liberticide foulant au pied la liberté d’expression de chacun au bon vouloir d’un seul.

RETRAIT IMMÉDIAT DE L’ARRÊTÉ ANTI-TRACT !!

NI LOI LIBERTICIDE, NI RÉPRESSION POLICIÈRE !

—————————————

Compte rendu faisant suite au rassemblement du mardi 13 août :

Saint Jean du Gard : présence en nombre des opposants à l’arrêté anti-tract et réponse policière

Un rassemblement était appelé ce mardi 13 août dès 9h sur le marché de Saint du Gard pour dénoncer l’arrêté municipal interdisant la distribution de tracts et de flyers sans autorisation préalable dans le village pour une durée d’un an.

Une forte mobilisation de la part de collectifs, associations et individus choqués par la mesure liberticide étaient présents pour s’y opposer. Ils ont notamment distribué malgré cette récente interdiction de nombreux tracts (voir pièces jointes) aux passants, locaux et vacanciers, pour la plupart stupéfaits par une telle interdiction.

Vers 11h, une escouade de la Gendarmerie et du PSIG (peloton d’intervention spécial), arrivée sirènes hurlantes depuis Alès, est venue faire monter d’un cran le ridicule d’une situation pourtant déjà ubuesque. Près d’une trentaine d’agents ont tenté de dissuader les manifestants de poursuivre leur rassemblement et de procéder à quelques contrôles d’identités et prises de photos. Une scène pour le moins surréaliste où les chants des opposants, faisant face aux forces de l’ordre, étaient largement écoutés par la foule de vacanciers passant autour d’eux médusée…

Ce n’est que lorsque que le groupe de réfractaires, décidant de mettre fin au rassemblement car midi était passé, que les pandores se sont mis en tête de les poursuivre à travers les étales du marché, avec visiblement en tête l’idée de ne pas rentrer bredouilles devant leur chefs. Et c’est à l’abri des regards, cachés derrière les fourgons des forains, qu’ils ont fini par courser certains d’entre eux – ceux-ci trouvant finalement refuge chez des particuliers.

Le maire quant à lui, soi-disant en réunion toute la matinée – selon les dires de l’équipe de France 3 présente sur place et s’étant vu refuser pour ce motif tout entretien, n’aura apporté comme unique message à la population qu’une réponse d’ordre policier.

A Saint Jean du Gard ce matin, la population a assisté à une triste démonstration des atteintes aux libertés sans cesse mal menées par des pouvoirs autoritaires maintenant le peu de légitimité qu’il leur reste par la force. Au moins trois personnes ont dû décliner leur identité, mais les déterminations à ne pas se laisser intimider et à poursuivre cette lutte ne s’en trouvent que renforcées.

Tracter à St-Jean du Gard mardi 13 août à partir de 9h !

Le Maire de Saint Jean du Gard vient de franchir un nouveau pas dans la restriction des libertés de chacun. Un arrêté municipal interdisant toute distribution de tracts ou de flyers dans le centre ville pour une durée d’un an vient d’être adopté (voir arrêté ici).

Cette décision liberticide a été signifiée en premier lieu par des agents municipaux et des gendarmes au collectif Stop Linky présent mardi 6 août lors du marché, mais elle concerne tous les collectifs et associations souhaitant délivrer un message sans avoir à en référer à une quelconque autorité.

Venez tracter lors d’un rassemblement pour dénoncer cette mesure visant à écarter toute présence jugée gênante dans l’espace public :

MARDI 13 AOÛT dès 9h place du marché près des halles.
Venez nombreux ! Et amenez vos tracts !!

28 juin 2019

      1. Douze véhicules Enedis incendiés
      2. Compteurs Linky : installer d’abord, discuter après …
      3. La destruction de la nature par l’« électrosmog »
      4. Écologie ou catastrophe, il faut choisir …
      5. St-Jean vert et jaune
      6. L’entraide jaune
      7. Deux cantines

1. Douze véhicules Enedis incendiés

Douze véhicules ont été brûlés à Albi dans la nuit de lundi à mardi 11 juin. Ils appartenaient à la société Enedis.

Dans le détail, 9 véhicules d’intervention et un camion nacelle ont été complètement brûlés. 3 autres véhicules dont un fourgon ont été endommagés. Coût total des dégâts : 400 000 euros.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise chargée de l’installation des compteurs Linky est visée par des incendies.

A Foix, une douzaine de véhicules avaient également été incendiés. C’était en décembre 2018.

Quelques jours plus tard, un groupe anarchiste avait revendiqué cet incendie : ACAB (All Cops are bastards), sur deux sites internet.

Le mouvement se dit responsable d’autres évènements similaires à Grenoble, Brest, Limoges, Paris ou encore Besançon.

Sur le site Attendre demain, ACAB justifie un incendie à Paris en ces termes : “Société nucléarisée, déchets radioactifs dans l’air, l’eau et la terre. Société du contrôle, espions intelligents dans les maisons, tout connecté, mesuré, surveillé. Envie de révolte, envie de destruction, envie de liberté”.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn/albi/albi-douze-vehicules-enedis-incendies-nuit-1684062.html

2. Compteurs Linky : installer d’abord, discuter après …

Suite à la rencontre organisée par la mairie de Saint-Jean-du-Gard sur le déploiement du compteur Linky par Enedis, le Midi-Libre publie un compte rendu plutôt partial. Il insiste sur le fait que les « Stop-Linky » – constituant la quasi totalité des environ 60 auditeurs – se seraient échauffés par « des cris, vociférations, interruptions agressives et permanentes pendant deux heures [qui] ont rendu le débat haché, pénible à suivre, et nui certainement à la qualité des échanges ». Mais quel débat, quel échange ?

La mairie a refusé une rencontre au cours de laquelle Enedis et les « Stop-Linky » pouvaient présenter leurs positions respectives (voir Episode cévenol 3). Au lieu de cela, une armada de responsables préfectoraux venus de Nîmes et d’agents d’Enedis venus de Toulouse déboulent dans le petit village de Saint-Jean du Gard avec power-point et phrases ronflantes sur la transition énergétique.

Dans quel but ? Convaincre la population des vertus d’un compteur de plus en plus décrié ? Ou appuyer un maire face à une opposition grandissante ? Si près de 18 millions de compteurs ont déjà été installés à travers le territoire c’est aussi parce que les abonnés n’ont souvent pas été informés du déploiement, ce que reconnaît M. Lalanne, secrétaire général de la préfecture, présent à la présentation. Entre temps l’opposition se forme et Enedis multiplie les rencontres pour tenter de convaincre.

La représentation de ces messieurs dans une salle aux trois quarts vide était d’une tristesse affligeante. Imaginons que les opposants au Linky aient boudé leur spectacle… Mais fort heureusement qu’ils étaient présents et même activement, car sans eux, M. Lalanne n’aurait pas, suite à leurs multiples insistances, concédé comme le rapporte le correspondant de Midi-Libre dans l’unique point informatif de son article : « Si la loi a rendu obligatoire la mise en place des compteurs, Enedis n’a pas de pouvoir de coercition.

Pas d’installation forcée donc. » Merci aux « Stop-Linky » !

Episode Cévenol 5

3. La destruction de la nature par l’« électrosmog »

Il a été prouvé que l’organisme humain possède, sous une forme similaire, les mêmes mécanismes de sensibilité que ceux démontrés chez les abeilles et les oiseaux. Un rayonnement non naturel généralisé, avec une densité de flux (GL) encore jamais égalée, menace d’une nouvelle manière notre santé.

Si l’humanité persiste à oublier les fondements de son existence et si les responsables politiques ne mettent pas un terme au développement amorcé, les problèmes de santé, tout comme l’ébranlement des bases économiques sont programmés, même s’ils ne se manifesteront entièrement qu’à la prochaine génération.

Pourquoi en est-il ainsi, c’est ce que nous voulons expliquer dans les pages suivantes. Nous décrirons d’une part les signaux électriques et magnétiques naturels que l’évolution a mis à la disposition de l’homme et de l’animal et qui leur servent de repères.

Mais cette étude analyse avant tout ce qui se passe lorsque ces repères naturels sont affaiblis, modifiés et faussés comme jamais encore auparavant par des champs artificiels d’origine technologique.

Des abeilles, des oiseaux et des hommes. La destruction de la nature par l’« électrosmog »

4. Écologie ou catastrophe, il faut choisir …

Lundi 1er juillet aura lieu à Saint Jean du Gard la présentation d’un ouvrage retraçant la vie de l’historien et critique anticapitaliste américain Murray Bookchin (1921–2006). Connu pour ses travaux sur l’écologie sociale et son modèle d’organisation politique démocratique, le municipalisme libertaire, sa pensée s’appuie sur la conviction qu’aucun des problèmes écologiques ne sera résolu sans un profond changement social.

Pour Bookchin, l’écologie sociale se base « sur la conviction que la quasi-totalité des problèmes écologiques actuels s’enracinent dans des problèmes sociaux de fond. » Les problèmes écologiques ne peuvent être saisis, et encore moins résolus, sans une compréhension attentive de la société présente et de ses conflits. Il pose alors la question de savoir si les transformations qu’implique la création d’un nouvel équilibre entre le monde naturel et le monde social n’appellent pas une restructuration fondamentale et même révolutionnaire de la société selon des principes écologiques.

Au cœur de sa réflexion apparaît clairement la notion de domination : « L’obligation faite à l’humain de dominer la nature découle directement de la domination de l’humain sur l’humain. » Bookchin élargit considérablement le contexte dans lequel ce problème se pose aux sociétés contemporaines en le replaçant dans une perspective critique globale de celles-ci, car « si le mouvement écologiste n’embrasse pas le problème de la domination sous tous ces aspects il ne contribuera en rien à l’élimination des causes profondes de la crise écologique de notre époque. »

Il estime que les environnementalistes n’ont pas saisi le problème stratégique de l’instauration d’un équilibre durable avec la nature en se contentant de « faire obstacle ici où là à une centrale nucléaire ou à une autoroute. » La notion d’« environnementalisme », qu’il oppose à celle d’« écologie sociale », ne met pas en question cette conception sous-jacente à la société actuelle selon laquelle l’être humain doit dominer la nature. Elle s’efforce, au contraire, de favoriser cette domination en mettant au point des techniques qui limitent les risques que celle-ci entraîne.

Il préconise aux groupes écologistes d’écarter tout appel aux gouvernements ou aux institutions bureaucratiques, qui sont pour lui « des criminels qui contribuent matériellement à la crise écologique actuelle. » Il pense que c’est aux gens eux-mêmes qu’il faut faire appel, à leur capacité d’agir directement et de prendre en main leur propre vie, car c’est seulement ainsi que pourra s’édifier une société sans hiérarchie et sans domination. Il défend la conception du municipalisme libertaire, et propose la mise en place d’une confédération de communes autonomes autogérées réconciliant villes et campagnes, spontanéité et organisation, et désir et besoin.

La pensée de Bookchin est d’emblée subversive car elle dérange l’ordre économique et politique, responsable du saccage de la planète et de la désarticulation des rapports humains. Elle apporte de ce fait des réponses cruciales à des questions fondamentales qui nécessitent plus que jamais d’être posées. Nous sommes face à un choix urgent : rester dans la loi du profit qui détruit l’ensemble du vivant ou reprendre en mains nos vies et nos espaces communs. Entre écologie et catastrophe, il faut choisir, et vite…

La présentation / discussion autour de l’ouvrage « Écologie ou catastrophe, la vie de Murray Bookchin » aura lieu à la Lézarde (66, Grand rue) à 19h le 1er juillet en présence d’Élise Gaignebet (traductrice de l’ouvrage) et de Mathieu Léonard (rédacteur du mensuel CQFD). Elle sera suivie d’un repas partagé.

5. St-Jean vert et jaune

La Grand’Rue de Saint-Jean-du-Gard vient d’être pavoisée pour l’été de jaune et de vert. L’Episode cévenol s’empresse de saluer cet engagement militant de la commune, tant en faveur de l’écologie que du mouvement des Gilets Jaunes. Mais il y a plus.

Nous avions évoqué dans le numéro 4 l’annonce brutale d’un projet de vente de la Borie, lors de la réunion du conseil municipal du 27 mai 2019, où nous apprenions que le maire avait signé avec une particulière une convention d’occupation précaire avec option d’achat.

Dans un entretien exclusif du mardi 18 juin, Michel Ruas nous a révélé qu’aucune délibération sur la vente de la Borie n’avait eu lieu préalablement à la signature de cet acte et qu’il ne pouvait en garantir le caractère légal. Là, nous tirons le signal d’alarme. N’est-ce pas aller trop loin dans le défi aux lois et à l’autorité ? Notre municipalité n’est-elle pas en train de devenir dangereusement anarchiste ?

Face à cette perspective effrayante, rien de tel, pour apaiser nos angoisses, qu’une après-midi au soleil sur les belles plages de la Borie.

EC5

6. L’entraide jaune

“Cette expérience nous a permis de renforcer nos liens localement, que ce soit au niveau des habitant.e.s ou de collectifs, et plus largement sur les échelles régionale et nationale avec les Gilets jaunes.

“Une entraide s’est mise en place tout au long de ce processus, c’était très fort. Le nombre de personnes mobilisées, en particulier les dernières semaines, et les plus de 200 délégations présentes représentent un succès. Nous étions environ 800 Gilets jaunes des quatre coins de la France réuni.e.s !”

Voici le compte-rendu de la 2e Assemblée des assemblées qui s’est déroulée à Saint-Nazaire en avril.

7. Deux cantines

Le samedi 29 juin à 12h30 à la Rétive (42 rue du Faubourg d’Auvergne) à Alès. Cantines sans frontières. Repas algérien à prix libre, suivi d’une discussion sur la situation du hirak (soulèvement populaire) avec des camarades algériens.

Le mardi 2 juillet de 12h à 14h cantine mensuelle en soutien à la Lézarde, 66 Grand’rue, St-Jean du Gard.

13 juin 2019

      1. Répression contre les Gilets Jaunes
      2. Patrimoine communal saint-jeannais : on brade !
      3. Noir comme une présence
      4. La mobilisation contre le groupe Elior
      5. Cantine de la Rétive
      6. Sans autorisation
      7. Ce qui cloche avec Greta Thunberg

1. Répression contre les Gilets Jaunes

La répression contre le mouvement social se poursuit :

Jeudi 20 juin, à 14 heures, des Gilets Jaunes sont convoqués au tribunal correctionnel de Nîmes.

L’un d’eux est poursuivi pour participation à une manifestation interdite, et pour entrave à la circulation.

…avec comme autre joyeuseté : “tentative d’ homicide volontaire”

(la police et la justice n’ont pas peur de se ridiculiser !).

Un préavis de grève interprofessionnel sera déposé pour permettre à tous d’être présents à l’audience.

Un rassemblement devant le Palais de Justice est également organisé pour protester.

https://gard.demosphere.net/rv/5277

2. Patrimoine communal saint-jeannais : on brade !

Le lundi 27 mai au matin, sur la D 983 près de Saint-Jean du Gard, on pouvait voir un peloton. De cyclistes ? Non, de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG).

Les PSIG ont pour mission, d’après wikipédia, “l’intervention sur les points sensibles civils et militaires” et “l’intervention d’urgence dans le cadre d’un attentat terroriste”.

Mais là, ces robocops, arrivés dans six véhicules avec d’autres forces de police et de gendarmerie, venaient assurer la sécurité de l’agent de France Domaine chargé de l’évaluation d’une propriété communale que la municipalité saint-jeannaise se propose de vendre.

Il s’agissait de La Borie, site historique de la résistance contre un projet de barrage, qui depuis plusieurs décennies reste un lieu collectif, animé par un esprit libertaire et égalitaire.

Le soir même, le sujet est évoqué, ou plutôt survolé, dans une réunion du conseil municipal. Le point, d’abord mis à l’ordre du jour, est relégué en fin de séance, à titre de simple information.

On apprend alors que le maire a signé il y a peu avec une particulière, Mme Austin, une convention d’occupation précaire avec option d’achat. Nous n’en saurons pas plus car, en raison des réactions houleuses des protestataires présents dans la salle, M. Ruas lève la séance, visiblement soulagé de ne pas avoir à développer.

Une vente de la Borie ? Première nouvelle ! Si quelqu’un en a entendu parler, qu’il nous fasse signe et qu’il nous dise dans quelle réunion du conseil municipal il en a été question. Dans tous les cas, le samedi 25 mai, la potentielle propriétaire était déjà sur les lieux et avait engagé des travaux d’aménagement.

Elle a même écrit une petite lettre aux membres du collectif pour les rassurer sur ses motivations, affirmant qu’elle était contre la violence et pour le respect de l’environnement. (Elle s’est effectivement opposée à la présence des PSIG et autres forces d’intervention à La Borie, et l’agent de France Domaine a finalement fait son estimation – un peu à l’arrache, apparemment- avec la seule protection de la police municipale).

Mme Austin envisagerait sur le site un projet social et “vert”, avec des bivouacs, de l’aromathérapie et une “forêt comestible”. On peut quand même se demander si cet endroit magnifique ne pourrait pas rester un lieu public, participatif, non commercial, dans le respect de son histoire et des gens qui y vivent.

Pour plus d’informations : https://laborie.noblogs.org

Article d’Episode Cévenol 4, à lire ici.

3. Noir comme une présence

Vendredi 14 juin, la compagnie Emeranox viendra présenter son spectacle « Noir comme une présence » à la Maison Mazel de Falguière. A travers chants et représentation théâtrale, l’histoire nous replonge dans la vie des mines, là d’où remonte le charbon, les machines, les hommes et les souvenirs…

Un moment pour se rappeler ces milliers de travailleurs venus de toutes régions du pays, mais aussi de Belgique, d’Italie, d’Espagne ou d’Algérie, pour alimenter le besoin de main d’œuvre que nécessitait l’expansion minière du bassin alésien. Ce sont la dureté du travail, les risques d’accidents et les conditions difficiles qui seront racontés bien sûr, mais aussi la fierté du métier, la solidarité, les luttes et les fêtes où tous se retrouvent.

Cette soirée permettra également de nous interroger sur cette immigration passée, arrivée dans la région pour trouver du travail ou pour fuir une répression politique, mais aussi de faire le lien avec l’exil d’aujourd’hui. Car si l’industrie minière n’est plus le principal secteur d’embauche, l’exploitation et l’utilisation de main d’œuvre immigrée pour de nombreux travaux difficiles et sous payés restent de mise.

Un repas de soutien clôturera cette soirée, il sera préparé par les familles réfugiées accueillies au village et l’argent récolté leur sera reversé. Une occasion de faire revivre le passé par le présent, et de croiser les regards…

Noir comme une présence par la compagnie Emeranox. Spectacle suivi d’un repas de soutien préparé par les familles réfugiées accueillies au village. Prix libre. Vendredi 14 juin à 18h. Maison Mazel à Falguière, St-Jean du Gard.

4. La mobilisation contre le groupe Elior

La mobilisation des travailleur.es précaires et sans papiers s’étend de Paris à Marseille contre le groupe Elior, connu, comme bien d’autres, pour l’exploitation et la précarisation de ses salariés.

A Paris, près de 400 sans papiers investissent le siège d’Elior à la Défense pour exiger la régularisation des travailleurs embauchés par le
groupe : https://www.atlantico.fr/node/3574215

Voir aussi pour plus d’infos et pour les communiqués :
https://www.facebook.com/CollectifLaChapelleDebout

A Marseille, les femmes de chambres de l’Hôtel de luxe NH, embauchées par Elior, sont en grève depuis plus de 60 jours pour exiger de meilleurs conditions d’embauche :
http://cqfd-journal.org/Femmes-de-chambres-une-greve

Et la police comme d’habitude protège les intérêts des exploiteurs :
http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/76824-elior-grevistes-et-syndicalistes-en-garde-a-vue

Patrons voyous, on vous retrouvera partout !

5. Cantine de la Rétive

Le 16 juin 2019 à 12h30. Cantine de la Rétive. 42, rue du faubourg d’Auvergne, 30100 Alès.

Un dimanche par mois nos cordons rouge et noir vous invitent à partager un repas à prix libre. La cantine est destinée à soutenir les finances de la Rétive.

N’ ayant ni mécène, ni subvention, tant qu’ il y aura de l’ argent… il en faudra pour la Rétive !

(Pas d’alcool prévu. Chacun ramène sa boisson à partager).

https://laretive.info/

6. Sans autorisation

L’association La Belle Cause, à Anduze, avait placé une “boite à livres” aux jardins partagés rue Notre Dame.

C’était un projet partagé et citoyen qui marchait bien depuis des mois. Les gens prenaient et posaient des livres quotidiennement.

La mairie d’Anduze l’a faite enlever au motif qu’elle avait été placée sans autorisation préalable.

7. Ce qui cloche avec Greta Thunberg

Vidéo avec Tatiana Ventôse.